85907 a écrit :Mais encore une fois c'est ma vision, j'entends vos arguments mais je ne les comprendrai jamais. Ce qui me dépasse c'est que oui on banalise l'infidélité (on en fait même des stats) mais on continue à sacraliser le couple (les couples modèles longue durée, le schéma traditionnel normatif "boulot" -"famille", la stigmatisation des célibataires passés un certain âge) ça s'atténue et c'est un autre débat mais ça reste un fait.
Mais du coup les vrais questions sont pourquoi est ce qu'on pardonne? Pour ne pas casser son image? Pour les enfants (je ne suis pas sûr que ce soit la meilleur idée), par abnégation totale (je trouverai jamais mieux de toute façon) ou maintenant parce que "ça arrive à tout le monde"?
Ah mais pas du tout, tu imagines le désespoir si on pardonnait pour ça lol. Bon ça doit exister (et c'est très triste).
Mais dans mon cas personnel, si j'arrivais un jour à pardonner, ce ne serait pas du tout par souci de l'image, encore moins pour les enfants (qu'ont-ils à voir là -dedans ? j'ai grandi avec des parents qui auraient mieux fait de divorcer que de nous donner leur misère affective en exemple...), ni par abnégation (quelle horreur!)...
Ce serait juste dans l'hypothèse où j'ai compris ce qui s'est passé, que mon conjoint ait regretté, qu'on ait réglé le souci de fond (je persiste à dire qu 'il y a en général un souci de couple, tous les infidèles ne sont pas purement malveillants, ceux-là on peut les zapper), et dans l'hypothèse encore où je pense pouvoir être heureuse et guérir de ça, et où l'amour est encore là .
Bien sûr que c'est une blessure, mais dans un couple on peut en surmonter, heureusement, de tous types. Des mots durs, des attitudes blessantes, des déceptions. Je sais que j'ai déçu mon copain à un moment critique de sa vie. C'est une blessure, il m'en reparle parfois. Mais il m'a pardonnée et arrive à m'aimer encore, à être heureux avec moi.
Je trouve ça presque bizarre de même pas essayer (après faut pas se forcer évidemment), après tout il est toujours temps de mettre les voiles si on voit que ça redémarre pas, au fond de notre cœur.
A moins de découvrir qu'il se moque de moi, me tourne en ridicule publiquement, ou un truc de fous de ce genre, je crois que j'essayerais de comprendre, s'il le souhaite et s'il reconnaît ses torts. Je suis pas sûre que j'aurais pour autant envie de vieillir avec un autre. Ce n'est pas de l'abnégation, au contraire c'est purement égoïste.
Je pense aussi qu'une liaison suivie, avec mensonges à répétition, j'aurais plus de mal à le digérer qu'une aventure d'un soir avouée le lendemain. Pour la confiance. Je pensais plutôt au 2ème cas en fait, car je ne pense pas mon copain capable de mentir sur le long terme (mais qui le pense?).