Je ne me permettrais pas et on est pas à l'école.LovelyLexy a écrit :Par ailleurs, crois tu que les premiers permissionaires sont rentrés dès 1914, alors qu'on réalisait toutes les bévues accumulées, genre le pantalon rouge sur le No Man's Land (aka on fait les cibles) ou l'absence d'obus ( lis la biographie de Renault, il raconte ses visites chez TROIS ministères successifs et le fait qu'ils ont juste réalisé qu'il fallait des obus). Oh, et le fait que la bataille de la Marne était une occasion inespérée, car l'armée allemande était en train de marcher sur Paris, l'armée française n'avait pas le temps de les rattraper, et il a fallu que l'un des deux généraux de l'armée allemande, d'origine noble et qui passait pour un pistonné à côté du héros roturier de la campagne, décide d'aller exterminer l'armée française et de lui voler la vedette, d'où la maneuvre d'urgence d'amener les renforts par taxi... Tu vois, je ne suis pas si ignorante que tu sembles le croire...wildtendercat a écrit :Tout allait bien pour l'arrière, la bonne blague.LovelyLexy a écrit :MissH, je ne vois pas de livre en particulier, le sujet se cantonnant généralement aux suffragettes à la fin du siècle, mais une bonne bio de George Sand serait un bon départ.
Et, petit HS sur les pamphlets anti allemands, Aphasie: il ne s'agit pas de traumatisme, mais de propagande d'Etat. En effet, la boucherie ne s'est déroulée que sur une partie restreinte du territoire, et le gouvernement ( de coalition) faisait tout pour étouffer qu'il n'en menait pas large. Tu trouves une foule d'articles d'époque prétendant que la vie dans les tranchées n'était pas si terrible, avec notamment le mythique "Il n'y a que dix minutes de vrai danger par jour". Pour l'arrière, tout allait bien; les permissionnaire se faisaient clouer le bec et n'osaient pas parler ( pour les mutilés on se disait il a pas eu de chance pendant dix minutes.) Ce n'est qu'après 1917 que les gens ont commencé à se douter de l'arnaque. De plus, lesdits pamphlets étaient antérieurs à 1914: on n'avait pas digéré la débâcle de 1870...
Je te rappelle que dès le début, les morts ont été légion!
Et les permissionnaires et autres blessés ne se sont pas privés de raconter l'horreur à grande échelle.
Entre le discours officiel et la réalité des consciences du peuple, il y a souvent un monde.
Mais bon a tous des parents durement touchés par ce conflit (un de mes arrière grand-père pour moi, gazé et diminué de ce fait jusqu'à la fin) et donc ça touche une corde sensible.
Pour moi, je suis convaincu qu'on a très vite réalisé l'horreur derrière les discours biaisés.
Je suis le chat qui s'en va tout seul et tous les lieux se valent pour moi (R. Kipling).
