On peut s'interroger, remettre en cause, sans pour autant juger.
C'est d'autant plus important en ce qui concerne Victor Hugo car c'était, justement, loin d'être un abruti qui se laissait illusionner par le "bourrage de crâne". C'était un "intellectuel", au sens de la fin du XIXe siècle, qui ambitionnait de s'interroger sur le monde.
La question c'est de savoir pourquoi il a défendu telle cause et pas une autre, quels sont les ressorts de sa pensée, quel était l'univers intellectuel dans lequel il évoluait, quels était les présupposés idéologiques qui gouvernaient ces convictions etc.
Le but n'est pas de dire, "c'est bien", ou "c'est pas bien". C'est d'essayer de comprendre sans parti-pris, pour mesurer l'influence que de telles idées ont eu sur les mentalités des générations suivantes.
Selon moi, l'histoire doit ambitionner de déconstruire les mécanismes des pensées qui orientent le destin des peuples, en pleine conscience, pour mieux comprendre le monde contemporain.
Quand Sarko dit "le peuple africain n'a pas d'histoire", ça ne sort pas de nulle part, c'est le résultat d'une discours colonial auquel Victor Hugo, parmi tant d'autres, a participé. Déconstruire le discours d'Hugo, montrer tout ce qu'il a de circonstanciel, c'est permettre de pousser la réflexion plus loin, d'essayer d'imaginer une autre façon de concevoir le monde.
Autre exemple : les virulents pamphlets anti-allemands pendant la Première guerre mondiale. Certes, il est compréhensible que les contemporains, traumatisés par la grande boucherie de 14-18, aient tenus des propos qui aujourd'hui nous paraissent condamnables sur les "boches" barbares, ennemis de la civilisation, etc. (même si là encore, il y avait des voix discordantes).
Nous ne sommes pas contemporains des événements, nous avons plus de recul. Et nous avons le devoir de nous interroger sur tout cela, non pour juger, mais pour tirer des leçons de l'histoire. Sinon tout ceci n'aurait aucun sens...
C'est d'autant plus important en ce qui concerne Victor Hugo car c'était, justement, loin d'être un abruti qui se laissait illusionner par le "bourrage de crâne". C'était un "intellectuel", au sens de la fin du XIXe siècle, qui ambitionnait de s'interroger sur le monde.
La question c'est de savoir pourquoi il a défendu telle cause et pas une autre, quels sont les ressorts de sa pensée, quel était l'univers intellectuel dans lequel il évoluait, quels était les présupposés idéologiques qui gouvernaient ces convictions etc.
Le but n'est pas de dire, "c'est bien", ou "c'est pas bien". C'est d'essayer de comprendre sans parti-pris, pour mesurer l'influence que de telles idées ont eu sur les mentalités des générations suivantes.
Selon moi, l'histoire doit ambitionner de déconstruire les mécanismes des pensées qui orientent le destin des peuples, en pleine conscience, pour mieux comprendre le monde contemporain.
Quand Sarko dit "le peuple africain n'a pas d'histoire", ça ne sort pas de nulle part, c'est le résultat d'une discours colonial auquel Victor Hugo, parmi tant d'autres, a participé. Déconstruire le discours d'Hugo, montrer tout ce qu'il a de circonstanciel, c'est permettre de pousser la réflexion plus loin, d'essayer d'imaginer une autre façon de concevoir le monde.
Autre exemple : les virulents pamphlets anti-allemands pendant la Première guerre mondiale. Certes, il est compréhensible que les contemporains, traumatisés par la grande boucherie de 14-18, aient tenus des propos qui aujourd'hui nous paraissent condamnables sur les "boches" barbares, ennemis de la civilisation, etc. (même si là encore, il y avait des voix discordantes).
Nous ne sommes pas contemporains des événements, nous avons plus de recul. Et nous avons le devoir de nous interroger sur tout cela, non pour juger, mais pour tirer des leçons de l'histoire. Sinon tout ceci n'aurait aucun sens...
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