Nephelia a écrit :ATTENTION : pavé inside! Les filles, ayé depuis hier matin, je suis maman!
Bon je vous avais parlé de mon "faux travail" de vendredi soir! Eh bien ce faux travail a duré une semaine. Je m'explique : dimanche retour aux urgences mater car mêmes symptômes que vendredi et malgré le fait que je ne voulais pas y retourner de peur de connaître d'avance leur réponse j'y vais par la pression d'amis inquièts avec qui je passais la soirée et qui ont insisté pour m'y déposer. Après examen, col toujours long et fermé, ils me demandent de sortir marcher une heure pour voir si le col bouge, re-examen, même résultat encore un faux travail, on me renvoit à la maison avec deux spasfons.
Moral en vrac, je continue les bains la nuit et les insomnies mais n'ose plus la marche de peur d'avoir encore plus mal, les contractions devenant plus douloureuses les unes que les autres et continuant à longueur de journée même sans faire d'effort particuliers.
Mardi rdv sage femme, sur le coup elle comprend rien car était persuadée que j'accoucherais dans le week-end. Elle me fait le monito, chose nouvelle, les contractions deviennent imperceptibles car au lieu de contracter mon ventre elles irradiaient dans le dos et le bassin, devenant de plus en plus désagréables. Pendant le monito, un problème : une contraction plus longue que d'habitude puis le coeur du bébé qui fait n'importe quoi. Elle s'inquiète et me demande d'aller sur le champs aux urgences maternité faire un second monito.
J'y vais en me disant, bon le monito va être nickel, ils vont encore me renvoyer comme d'hab. Et en effet, le monito ne montre rien. Examen du col : waouhh il s'était un poil rétrécit et s'était assoupli mais toujours fermé. Ils me disent : on attend l'échographe pour faire une écho de contrôle et là y'a un soucis : niveau de liquide amniotique un poil bas mais surtout bébé qui nous fait une blague : il ne bouge pas, malgré les stimulations mais son coeur bat.
Du coup ils me font rester en observation le temps d'un second monito. Là il se remet à bouger mais même bug qu'avec la sage femme : un contraction longueet coeur qui défaille. Ils décident de me garder pour la nuit, le temps de faire d'autres monito et me disent que le lendemain les docteurs se réuniront pour décider de ce qu'ils allaient faire.
Sentant que ma nuit sera aussi agitée que les autres jours, je prends mon courage à deux mains et demande un spasfon, je me fais gentillement envoyer ballader car ils me disent que cela retarderait les contractions de travail et que ce n'était pas le but. Ils me disent d'aller marcher une demi-heure avant d'aller me coucher histoire de faire bouger le col. J'y vais et fini la marche en pleurant tellement les contractions me faisaient douiller. Une infirmière me récupère sur le chemin qui me menait à la chambre et me fait faire les derniers mètres en chaise roulante. Vers 2h du mat' je me fais copieusement engueuler par l'infirmière de garde qui découvre que je n'avais pas alerté l'équipe médicale alors que je douillais à mort. Du coup elle me met pour calmer les contractions le même dérivé de morphine que j'avais eu vendredi.
Le lendemain, encore un monito, ils décident que l'ensemble de petits "incidents" n'étaient pas assez significatif pour faire un déclenchement et me demandent d'aller marcher une demi-heure pour faire bouger le col. J'y vais sans grande conviction, finis le parcours en pleurant à cause du stress, de la fatigue et de la douleur.
Examen du col au retour et là je ne comprends pas : col ouvert à 3! Halleluia! Ils me préparent direct pour la salle d'accouchement et me parlent de poser la péridurale. L'impression d'avoir gagné au loto!
J'y entre vers 15h30, monito, encore une blague : les contractions en plus d'être indécelables s'espacent au lieu de se rapprocher. Au bout de deux heures, la sage femme me dit qu'à se rythme là s'ils posent la péri ça risque de prendre trop de temps et me demande de ressortir marcher pour accélérer les choses, alors que la larme à l'oeil je m'apprêtais à me faire débrancher, contraction, elle capte qu'en fait je douille sévère et décide (peut-être par pitié) de me poser la péri.
Et là commence l'attente, les contractions viennent mais le col ne bouge pas, elle décide de m'administrer de quoi provoquer des contractions plus fortes et rapprochées. Par un enième examen du col elle se rend compte que j'ai perdu les eaux à ma plus grande surprise et comme j'étais incapable déterminer quand cela s'était produit, elle m'administre de la pénicilline.
Et au bout de quelques heures, j'arrive péniblement à 4. Changement de sage femme pour la nuit qui me fait essayer plusieurs positions, car il me dit après examen que j'ai bébé trop latéralisé, un utérus dévié et qu'en plus j'ai un col spasmé, c'est à dire récalcitrant à force d'être sollicité.
Et vers 22h, j'arrive à 5, youhouu! Minuit, il commence à me dire que cela prend trop de temps et qu'il allait voir pour une césarienne car l'attente risquait de mettre en danger notre santé. Il me dit revenir dans 20 min mais finallement rush à la maternité, 4 femmes enceintes dont une warrior sans péri qui nécessitent un soin immédiat.
Entre temps j'attends, sollicite une autre personne pour remettre une dose de péridurale car elle s'était presque estompée et je recommencait à me tordre de douleur, inquiète de la suite car sans réponse pour la césarienne.
Au final, peu après 2h du mat', le sage femme revient, s'excuse pour son absence, m'examine le col et là : surprise! Mon col était entièrement effacé à 10 O_o J'allais pouvoir pousser! On s'y met illico et en deux poussées ils était presque entièrement sorti. Troisième poussée nickel chrome, encore une pour expulser le placenta, s'était torché en même pas 5min! Je n'ai jamais été aussi heureuse!
Au final, un semaine après mes premières contractions, après avoir passé presque une demi-journée en salle d'accouchement, le petit Cyrius est arrivé à 2h24 du mat'.
Désolée pour le pavé et merci aux courageuses qui auront pris le temps de me lire!
Il me semble que la warrior dans l'histoire... c'est TOI !!
*admiration*