Enfin ya eu d'autre truc: genre les trucs des équipes, tjr la dernière choisi, sauf que j'étais pas al plus nulle lol
Un gars de ma classe (genre con avec une touffe) et la prof dis, si ça continu quelqu'un va passer par la fenetre et lui sort" pas charlotte, la fenetre est trop petite" ce jour là je me suis juré que plus jamais je me laisserais faire et que j'aurais du sortir mille réponse ...
Et aussi les mecs très courageux à dix, qui quand tu passes t'insulte pour être sur de pas se faire défoncer par une grosse lol, je dis ça mais sérieux c'est vraiment des couilles molles.
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à l'étranger, en europe, un vieil homme m'a dit" sale française" c'est la pensée qui me choque!!! plus que les mots...

pour revenir à tout ce que j'ai lu au-dessus:
1- quelle misère !!!!!!!!!!!y-a-t'il autant de gens pris dans le carcan de la société, formatés, qui huent tous ceux qui débordent un peu des strictes dictactes?????? ben oui....

2- porter plainte quand il y a au moins un témoin!!! le "laisser faire" est dangereux car si vous êtes blindé, la prochaine victime sera peut-être détruite pour des années!
pour la petite histoire:un ami (je l'ai accompagné en tant que témoin à la gendarmerie) s'est fait insulté, il a porté plainte et demandé 1 EURO DE DOMMAGES ET INTERETS!!!le procureur n'a pas donné suite et ce n'était pas le but. mais l' "insultant" a été convoqué à la gendarmerie plusieurs fois pour cette histoire et s'est fait vertement sermonné par les gendarmes!!! par "ouie-dire", j'ai su qu'il a retenu la leçon: on pense ce que l'on veut mais on surveille son langage!!!
je ne suis pas pour une société "flicée" mais le respect n'est pas inné, c' est une notion qui s'apprend!!!
Je me souviens de la piscine, quand j'étais au collège. C'était tout le temps la galère, il y avait des filles qui se foutait toujours de moi. Je n'avais pas de serviette de bain, de serviette qui fasse le tour de ma taille, j'avais juste des serviettes de toilette ordinaires. Une fille m'avait sorti devant tout le reste de la classe : "t'es tellement grosse qu'il y a même pas de serviette à ta taille, faudrait que tu vienne avec un drap" :roll:

Et ma mère aussi. j'avais perdu une dizaine de kilos grâce à un régime, je voulais m'acheter une jupe un peu sexy (je devais avoir 20 ans), ma mère me sort : "c'est pas la peine : dans 2 mois t'aura tout repris, tu pourra plus la mettre". Oui maman, t'as raison, j'ai tout repris. Il n'y a qu'une chose que je pense avoir définitivement perdu : c'est la confiance en moi :roll:
Je me disais que, tant qu'il y aurait des livres, le bonheur m'était garanti.
Mémoires d'une jeune fille rangée- Simone de Beauvoir
Ah oui, Gourmandise, ton histoire m'en a rappelé une autre : en seconde, un mec qui me détestait (mais vraiment, hein, pendant les trois ans de lycée, même en première et terminale où on n'était pas dans la même classe, il m'insultait dès qu'il me croisait), donc ce gars a fait un sondage auprès des garçons de ma classe (environ 28/34, j'étais en SI) pour savoir si "tu préférerais coucher avec angèle ou te jeter par la fenêtre"..je vous laisse deviner ce que les gens ont répondu.
C'est le même qui a écrit et lu en cours de français un poème insultant en 6 strophes sur moi...
Qui a fait se cotiser la classe pour m'offrir des savons pour mon anniversaire en me disant que je puais...
Je suis désolée de voir que ce post est bien plus long que celui des paroles touchantes.
A croire que l'on a une nette tendance à oublier ce qui est agréable...
Notre petite Anna est prévue pour le 7 août. Ca approche sérieusement !

http://www.vivelesrondes.com/murielhb
Angelinlove a écrit :Ah oui, Gourmandise, ton histoire m'en a rappelé une autre : en seconde, un mec qui me détestait (mais vraiment, hein, pendant les trois ans de lycée, même en première et terminale où on n'était pas dans la même classe, il m'insultait dès qu'il me croisait), donc ce gars a fait un sondage auprès des garçons de ma classe (environ 28/34, j'étais en SI) pour savoir si "tu préférerais coucher avec angèle ou te jeter par la fenêtre"..je vous laisse deviner ce que les gens ont répondu.
C'est le même qui a écrit et lu en cours de français un poème insultant en 6 strophes sur moi...
Qui a fait se cotiser la classe pour m'offrir des savons pour mon anniversaire en me disant que je puais...


Quoi??? Et tes profs n'ont rien dit?

En lisant tous vos messages, je me dit que je suis quand même soit un bisounours (tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, et je n'entends rien de méchant), soit j'ai vraiment été épargné!
Oh, il y a bien eu des remarques, des sous entendus, mais rien de très méchant.

Ha si, un seul truc: j'avais 12-13 ans, j'allait faire du rafting avec d'autres jeunes en vacances, et comme l'eau était froide, il fallait mettre une combinaison. Forcément, il n'y avait pas ma taille, et donc ma mère a dû me faire rentrer au chausse-pied dans la combi. Ce qui m'a le plus blessé, c'est mon père qui est parti parce que je lui faisais honte...

Mais bon, maintenant, il est tout fier de moi parce que je suis épanouie, j'ai fais de belles études (super important pour lui), j'ai un bon boulot, le plus gentil des hommes à la maison, des projets et de l'ambition. Bref, il a vu que mon poids n'était pas la chose principale qu'il fallait retenir de moi. ;)
Quoi??? Et tes profs n'ont rien dit?

Non, rien du tout... C'est peut être ce qui me choque le plus maintenant quand j'y repense...
Angelinlove a écrit :
Quoi??? Et tes profs n'ont rien dit?

Non, rien du tout... C'est peut être ce qui me choque le plus maintenant quand j'y repense...


c'est enorme ca, et ya eu personne pour lui faire " bouffer" ces savons ? c'est impensable qu'autant de méchanceté soit resté impunis :shock:
AnneOnedin a écrit :Je me souviens de la piscine, quand j'étais au collège. C'était tout le temps la galère, il y avait des filles qui se foutait toujours de moi. Je n'avais pas de serviette de bain, de serviette qui fasse le tour de ma taille, j'avais juste des serviettes de toilette ordinaires. Une fille m'avait sorti devant tout le reste de la classe : "t'es tellement grosse qu'il y a même pas de serviette à ta taille, faudrait que tu vienne avec un drap" :roll:

Et ma mère aussi. j'avais perdu une dizaine de kilos grâce à un régime, je voulais m'acheter une jupe un peu sexy (je devais avoir 20 ans), ma mère me sort : "c'est pas la peine : dans 2 mois t'aura tout repris, tu pourra plus la mettre". Oui maman, t'as raison, j'ai tout repris. Il n'y a qu'une chose que je pense avoir définitivement perdu : c'est la confiance en moi :roll:


ça me rend triste ton histoire du collège ! comme c'est mechant les personnes entre elles ! J'avais une amie qui se faisait traitée d'elephant en plongeant du plongeoir par les garçons (en 6ème) et moi on me disait squelettor mais je me suis pas genée de les remettre a leur place et la prof les a fait sortir, mais j'etais tellement triste pour mon amie !
c'est enorme ca, et ya eu personne pour lui faire " bouffer" ces savons ? c'est impensable qu'autant de méchanceté soit resté impunis


Ben oui, à l'époque, je me défendais moins que maintenant..et j'étais surtout obsédée par l'idée que ma mère ne l'apprenne pas pour que ça ne lui fasse pas de peine..d'ailleurs je n'ai commencé à parler de ça que 2 ans après sa mort..

N'empêche, je voudrais bien le revoir ce con**rd et les lui faire bouffer, ses savons, Co_lette.

Mais je vois -malheureusement, je préférerais bien sûr que ce ne soit pas le cas- qu'on a été nombreux à subir humilations, brimades et méchancetés..

MurielHB, je crois, disait qu'on était plus prompts à se souvenir des choses blessantes que des choses désagréables...mais moi, j'ai l'impression d'avoir été plus détruite que construite, dans le sens où les choses malheureuses ont longtemps pris le pas sur leurs contraires..et que ça commence à peine à s'équilibrer.. (attention je ne dis pas que je n'ai jamais été heureuse, je l'ai été, et même beaucoup, tout du moins j'ai ressenti longtemps cette douce illusion du bonheur, mais ce que je veux dire c'est que l'intérieur était sapé petit à petit, et au premier gros coup de grisou, il ne restait plus grand chose... heu je sais pas trop si je suis claire..)
Je ne me rappelle pas particulièrement de mots ou de phrases blessantes. Il y en a sûrement eu, mais là ça ne me revient pas.

Par contre une de mes amie a eu un jour droit à une remarque que je qualifie de plus que blessante. En entrant dans un bureau de tabac un gar lui a lancé "si j'avais un cul pareil j'aurai honte de chier". Désolée pour la vulgarité... Heureusement pour cet imbécile, je n'étais pas avec elle ce jour là...
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Angelinlove a écrit :
MurielHB, je crois, disait qu'on était plus prompts à se souvenir des choses blessantes que des choses désagréables...mais moi, j'ai l'impression d'avoir été plus détruite que construite, dans le sens où les choses malheureuses ont longtemps pris le pas sur leurs contraires..et que ça commence à peine à s'équilibrer.. (attention je ne dis pas que je n'ai jamais été heureuse, je l'ai été, et même beaucoup, tout du moins j'ai ressenti longtemps cette douce illusion du bonheur, mais ce que je veux dire c'est que l'intérieur était sapé petit à petit, et au premier gros coup de grisou, il ne restait plus grand chose... heu je sais pas trop si je suis claire..)


Si c'est très clair, et tu a parfaitement exprimé mon ressenti à moi aussi :kiss:
Je me disais que, tant qu'il y aurait des livres, le bonheur m'était garanti.
Mémoires d'une jeune fille rangée- Simone de Beauvoir
ossiane59 a écrit :Je ne me rappelle pas particulièrement de mots ou de phrases blessantes. Il y en a sûrement eu, mais là ça ne me revient pas.

Par contre une de mes amie a eu un jour droit à une remarque que je qualifie de plus que blessante. En entrant dans un bureau de tabac un gar lui a lancé "si j'avais un cul pareil j'aurai honte de chier". Désolée pour la vulgarité... Heureusement pour cet imbécile, je n'étais pas avec elle ce jour là...


j'ai une réponse moi pour ca...

"c'est toujours mieux qu'une gueule de cul comme la tienne!"
(copyright mon cousin ;))
l'optimisme est un cruel manque d'information... :))
Je crois que pour ma part la plus blessante a été lorsque j'avais 16 ou 17 ans. J'avais pris mon courage à deux mains pour me faire poser un anneau.

alors ma mère prend RDV à Charles-Nicole à Rouen (pour ceux qui connaissent) avec un medecin.

Et alors là je men suis pris plein la tronche !

- je ne pourrais jamais maigrir car j'étais vraiment trop grosse
- que je ne pourrai jamais avoir d'enfant vu mon poids

et ma mère s'en ai pris plein la figure aussi (ma mère est un peu forte aussi)

- si je suis en surpoid c'est à cause d'elle qui fait trop à manger

Je me rappelle plus exactement tout ce qu'il nous a sorti et je voulais pas trop pousser une gueulante vis-à-vis de ma mère mais on est reparti toute les deux et sur la route du retour on pleurait chacune de notre coté! :cry:
??
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