Bourrique que je suis
! Je répondais à trisss
Il faut aimer les gens, non pour soi, mais pour eux (Collin d'Harleville)
Maiwenn19 a écrit :Bonjour,
je vais essayé de faire part de ma vieet de ma bipolarisation,
Je ne serai pas trop dire quand tous cela à commencer, je sais en tout cas entre 11 et 13 ans 10 kg on été pris.
La ou tout à commencer est en classe de 3 eme ou j'ai fait ma première Ts et scarifications, semi coma et hospitalisation longue suivie par un psy. Tout ceci est pris pour depression. J'ai en plus des soucis d'insomnies.
Relacher dans la nature seul, avec mes soucis. 1 ans après rebelote, Ts plus scafications, là j'ai un suivis avec un psy et pedopsy en guidance infantil. Là je ressemble à un cobail car on me bourre de médicaments de toute sorte. Je vais pas tous les sortirmais quand j'ai fais la liste j'en ai eu peur (rivotril, tercian, risperdal, tegretol, depamide.....plus pour l'insomnie, imovane, theralene, mepronizime....et j'en passe.
Je commence aujourd'hui avec ma nouvelle psy et après plusieurs hospitalisations, ts et scarifications à comprendre que je suis bipolaire.
Mon traitement aujourd'hui est du zyprexa 2cp par jour(bipolaire), athymil 1 cp par jour (depression) et du stilnox 1 cp par jour (insomnie).
J'ai du mal a assumé meme si ca fait des années que je vie comme ca et c'est dur pour mon entourage et ma vie de couple.
J'ai l'impression de n'etre pas comprise.
Et au jour d'aujourd'hui ca ne va pas car je me sens soutenue par personne car soucis dans le couple et tout le monde comprend mon ami mais moi non, je passe pour la mechante dans l'histoire.
En ce moment, je n'ai pas d'emploi mais j'ai l'aide de la mission locale. Donc je suis à la maison, et droit aux corvés ménagères, dont mon ami ne m'aide pas particulièrement, car dit à la maison = ne fait pas grand chose donc ménage. Le soucis c'est qu'il passe la plupart de son temps sur son ordi à un jeu online. Et quand je demande de l'aide c'est jamais ou 10 min après quand je l'ai fait. Et tout le monde le plaint, me dit qu'il est trop fatigué que je lui en demande trop......... Donc coup de colère à la maison, et ca n'arrange pas notre couple et mon etat car la plupart du temps je me scarifie car je crois que c'est ma faute ou alors je prend les propos des autres contre moi, enfin pleins de choses qui complique la vie.
Entre dépressif et execité comme une puce les gens ont du mal à me suivre ou me comprendre et c'est très fatiguant. Et j'en suis triste.
Désolée pour la longueur et Ps: ne faite pas attention aux faute svp
Anouck a écrit :Salut à toutes.
J'écris aujourd'hui car je suis dans une phase descendante.
J'ai été diagnostiquée en 2003, et j'ai même eu des sysmo en 2006 qui ont été plutôt efficaces. Mais mon histoire date, comme pour beaucoup d'entre nous, bien longtemps avant (pour moi depuis 10 ans).
Donc comme je le disais, aujourd'hui et depuis quelques jours, ce n'est pas folichon.
Je suis sous traitement (lamictal, séroplex et Abilify). Ce traitement est jusqu'ici celui qui me convient le mieux : pas de dépression et seulement quelques phases d'hypomanie.
Mais là , je déprime dur! De plus, je ne supporte plus mon poids qui n'arrête pas d'augmenter (je ne fais rien de bon non plus pour qu'il redescende)... pas facile de s'assumer tous les jours.
Bon, j'arrête de vous embêter avec ma déprime...
Pour ce qui est de l'hérédité, je dirais comme les autres : terrain propice... entre parents atteints de dépression, bipolarité, schizo, etc etc et événements traumatisant que l'on peut vivre.
Il y a aussi un début de chiffre, on dénombre (selon mon médecin) environ 1 cas sur 10 de personne bipolaire ayant un enfant également touché. Mais cela veut aussi dire qu'il y a 90% de chance que son enfant ne soit pas touché. D'ailleurs en sachant cela, on peut être plus vigilent, et donc plus rapidement efficace.
Sellen74 a écrit :Bonjour à toutes,
Bien que cela me coûte énormément, ce post me touche encore plus.
Je ne souffre pas de bipolarité, mais ma mère en souffrait, et elle me manque terriblement car elle a décidé il y a bientôt 2 ans de nous quitter, c'était sa 5é tentative de suicide et malheureusement ou heureusement elle a réussi. Je dis heureusement car sa vie était apparemment devenue un enfer pour elle...
Cependant, elle me manque atrocement. Ma sœur et moi avons essayé de la comprendre, mais nous n'y sommes pas parvenue. Certains diront que nous n'avons pas assez essayé, je dirais que j'ai fait ce que je pouvais mais que chaque jour qui passe je me demande si je n'aurais pas pu faire plus.
Sa maladie fut mal identifiée et mal soignée, des psys intéressés uniquement par le fric et des médecins urgentistes totalement désintéressés.
J'ai très mal vécu ses dernières années, alors qu'avant ma maman était ma meilleure amie, elle me soutenait dans mes essais de maigrir, me conseillait dans ma vie affective désastreuse et je me dis que je suis pour quelque chose dans son plongeon, peut-être que si j'avais arrêté de lui parler de mes problèmes, elle serait peut-être là , mais c'est une idée que je dois chasser sous peine de sombrer à mon tour.
Lors de ses crises hautes, elle me dénigrait, me critiquait, je n'étais jamais assez bien habillée, et j'en passe mais lors de ses crises basses, je ne pouvais pas m'empêcher de parfois la repousser car je ne comprenais pas ces changements brusques, bien que d'entendre qu'elle allait mal me fendait le cœur.
Elle a même oublié de m'inviter à l'anniversaire qu'elle organisait pour ma soeur une année alors qu'elle m'avait appelée pendant 1 heure 2semaines avant pour me parler de ses nouveaux achats.
Dans ses phases hautes, elle dépensait tout son argent et quand elle n'allait pas bien, elle n'avait plus rien pour se soigner.
J'aimerais tellement pouvoir revenir en arrière, changer plein de choses, mais je ne peux pas, je dois vivre avec ce manque, ces douleurs de ne pas l'avoir assez aidée.
Je sais que ma conclusion va paraître simpliste mais même si la vie vous paraît inutile et sans goût, dites-vous qu'il y a des gens qui vous aiment et qui souffriraient de ne plus vous avoir, ils sont prêts à vous aider à passer les moments difficiles, c'est égoïste mais finalement le suicide l'est tout autant et dans le fond la vie n'est toujours aussi nulle.
Bien que je ne sois pas bipolaire, si vous voulez parler avec moi, je serai là pour vous écouter, pour celles qui le désirent car seule on ne peut pas soulever de grandes montagnes.
Sellen74 a écrit :
...je me dis que je suis pour quelque chose dans son plongeon, peut-être que si j'avais arrêté de lui parler de mes problèmes, elle serait peut-être là , mais c'est une idée que je dois chasser sous peine de sombrer à mon tour.
J'aimerais tellement pouvoir revenir en arrière, changer plein de choses, mais je ne peux pas, je dois vivre avec ce manque, ces douleurs de ne pas l'avoir assez aidée.
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SunStAR a écrit :bon je pose pleins de questions..tu y répond si tu veux, si tu en a le courage et puis même si tu ne répond pas ce n'es pas grave, je ne veux pas t'embêter.
je t'envoi tou pleins de courage !
Lora
Anouck a écrit :
j'ai l'impression ainsi de me combler, me remplir de ce vide que je ressens.
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Anouck a écrit :Oui, je suis suivi par un psychiatre très bien.
Et j'ai fait des années de thérapie. J'ai réglé pas mal de choses.
Il faudrait quand même, je pense, reprendre avec un psychologue, mais ce n'est pas évident niveau horaires avec mon petit loup.
Câline a écrit :[En ce qui me concerne, mon vide remontait au berceau : solitude extrême, manque d'amour vrai, de tendresse, d'affection. Interdiction de ressentir des émotions telle que la peur, la tristesse, etc.......
C'était ça mon vide vertigineux et pour aller y faire un tour, mieux vaut être bien accompagné(e) !
Vous y êtes presque ! 👍