le_chat_du_cheshire a écrit :
Et au delà du fait que cela apporte de l'eau à ton moulin, tu ne trouves pas particulier odieux qu'une femme ait pu cacher à un homme durant 40 ans sa paternité ?...Va savoir les mensonges qu'elle a pu raconter à cet enfant, à cette personne pour justifier l'absence de cet homme.
Aucune sanction légale ne permet de punir de tels agissements, là où une femme aura tout un arsenal contre un homme abandonnant son enfant.
Elle n'a pas raconté de mensonges à l'enfant. Elle a rencontré son mari actuel, le père de l'enfant donc, qui l'a élevé dès sa naissance, peu après le père de mon mari.
Je peux concevoir que mon beau-père regrette de n'avoir pas été mis au courant. Mais qu'il contacte directement son "fils", sans prévenir la mère de surcroît, en mode "Coucou, c'est moi, je suis ton père, saute moi dans les bras !", je ne le comprends pas. Surtout que c'est soi-disant "pour le bien du fils, qui doit savoir d'où il vient, bla bla bla". Non, c'est juste une démarche égoïste, puisque l'homme en question lui a bien signifié que non seulement ça ne l'intéressait pas, mais qu'en plus ça l'emmerdait plus qu'autre chose.
Entendons-nous bien. Je m'en fous de la morale, je m'en contrebalance de ses droits, ou de ceux de la mère, de leurs ressentis respectifs, etc. Mon exemple tend juste à montrer que la morale dépend de là où on place le curseur. C'est une construction sociale, pas une vérité absolue. Dès qu'on évoque "le bien de l'enfant", on tombe dans la morale. Et en creusant un peu, on se rend compte que sacro-saint "bien de l'enfant", tout aussi culturel, tout le monde s'en fout un peu. En revanche, pour
ce que l'on considère être bien, là , y'a du monde au portillon.
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