Almarita a écrit :après, oui, comme tu en parles Toad, ça ressemble plus à "je me fais gonfler la poitrine pour garder mon mec" au lieu d'aller chercher une personnalité (j'entends par là , bien sûr, faire une bonne tite thérapie) ou un autre mec tout simplement
non ce n'est pas cela non plus...
arghhh je suis désolée je ne trouve pas les mots pour faire comprendre ce que je veux dire...
ce que je veux dire, c'est, de façon très simpliste :
- j'ai besoin d'avoir un contrôle sur mon corps pour compenser celui que je n'ai pas sur ma vie, ou cristalliser le mal être etc
- manger ou ne pas manger m'apporte ce contrôle, donc si je le fais, j'en deviens meilleure, pas seulement physiquement mais surtout moralement, je deviens forte, pure, meilleure, quoi
- si je mange ou pas pour l'autre, je deviens meilleure pour lui et par lui. C'est dur, ça me fait mal, mais c'est une douleur exquise parce que je me fortifie et me sacrifie en même temps.
ce qu'on fait on le fait pour soi, bien souvent. L'autre est un reflet avant d'être un individu à part entière. Quand on se sacrifie à l'autre, on se sacrifie à soi même. La notion d'individu n'est pas vraiment la même, il y a soi et il y a le "pas soi". Il y a comme une espece de mur, qui fait que tu n'as pas le même referentiel que les autres, pas les mêmes règles ni les mêmes réactions. Le feeder exploite pour son plaisir perso mais il ne faut pas rêver, il n'est pas le maître du jeu, il n'en n'est même pas un joueur actif. Dans le feeder/feedee, le dominant, c'est le feedee. Le feeder n'est qu'un miroir.
Je parle moins maintenant. Je terrasse plus mes ennemis par l'éloquence. Plus je vieillis, plus je ferme ma gueule.
"J'tabassse les vieux, ça m'dérange pas" Tony Stark à Captain America.