Ok. Donc nous ne sommes pas du tout sur la même longueur d'onde. Tu viens de perdre 3000 points de charisme.Le_Chat_Du_Cheshire a écrit :http://sig.ville.gouv.fr/zone/8212091LaPo a écrit : Cette phrase est très vraie. Et le sourire vert quand on se rend compte de l'absurdité de ce que l'on "demande", aussi. Enfin, si on est sur la même longueur d'onde.
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Je trouve que le sexiste et encore tres present surtt dans le sport
Pas grave, ça coûte moins cher que deux bagnoles bousillées et d'autres emmerdes dans ce quartier où les flics n'osent même pas s'arrêter aux feux.LaPo a écrit :Ok. Donc nous ne sommes pas du tout sur la même longueur d'onde. Tu viens de perdre 3000 points de charisme.Le_Chat_Du_Cheshire a écrit :http://sig.ville.gouv.fr/zone/8212091LaPo a écrit : Cette phrase est très vraie. Et le sourire vert quand on se rend compte de l'absurdité de ce que l'on "demande", aussi. Enfin, si on est sur la même longueur d'onde.
Aujourd'hui, alors que je suis en vacances, une associée de mon cab, mère de deux enfants, vient de m'appeler, à propos d'une urgence. Un nouveau dossier, tombé aujourd'hui pour une audience demain, dans mon domaine, qu'elle ne maîtrise pas. Elle ne parvient pas à joindre mon boss, qui dirige l'équipe dans ce domaine, et veut un éclairage.
Elle m'annonce donc qu'elle est désolée de m'appeler. Mais qu'elle ne peut pas appeler ma collègue, parce que "vous comprenez, elle est en vacances avec ses trois enfants".
Moi, mes vacances, on s'en carre: je n'ai pas acoompli ma foncion reproductrice.
Vraiment, à force de me cogner le taff des consoeurs en congès mat, leurs audiences lointaines en province, pcq avec les enfants, elles ne peuvent pas découcher, je suis à deux doigts de n'avoir envie de n'embaucher que des hommes quand j'aurai mon cab. Et c'est pas très féministe, je sais, mais ne pas assumer son taff et le déverser sur les autres, sous prétexte de maternité, c'est pas très loyal.
Elle m'annonce donc qu'elle est désolée de m'appeler. Mais qu'elle ne peut pas appeler ma collègue, parce que "vous comprenez, elle est en vacances avec ses trois enfants".
Moi, mes vacances, on s'en carre: je n'ai pas acoompli ma foncion reproductrice.
Vraiment, à force de me cogner le taff des consoeurs en congès mat, leurs audiences lointaines en province, pcq avec les enfants, elles ne peuvent pas découcher, je suis à deux doigts de n'avoir envie de n'embaucher que des hommes quand j'aurai mon cab. Et c'est pas très féministe, je sais, mais ne pas assumer son taff et le déverser sur les autres, sous prétexte de maternité, c'est pas très loyal.
C'est surtout assez révélateur de se dire que les hommes, eux, n'auront aucun problème à s'éloigner de leurs enfants pour le boulot. Alors qu'ils ont probablement des enfants dans la même proportion. Ca veut dire qu'implicitement, il est acté qu'ils auront quelqu'un sur qui se décharger. La mère. Qui a elle-même certainement un boulot aussi, pourtant.Justdontknow a écrit :Aujourd'hui, alors que je suis en vacances, une associée de mon cab, mère de deux enfants, vient de m'appeler, à propos d'une urgence. Un nouveau dossier, tombé aujourd'hui pour une audience demain, dans mon domaine, qu'elle ne maîtrise pas. Elle ne parvient pas à joindre mon boss, qui dirige l'équipe dans ce domaine, et veut un éclairage.
Elle m'annonce donc qu'elle est désolée de m'appeler. Mais qu'elle ne peut pas appeler ma collègue, parce que "vous comprenez, elle est en vacances avec ses trois enfants".
Moi, mes vacances, on s'en carre: je n'ai pas acoompli ma foncion reproductrice.
Vraiment, à force de me cogner le taff des consoeurs en congès mat, leurs audiences lointaines en province, pcq avec les enfants, elles ne peuvent pas découcher, je suis à deux doigts de n'avoir envie de n'embaucher que des hommes quand j'aurai mon cab. Et c'est pas très féministe, je sais, mais ne pas assumer son taff et le déverser sur les autres, sous prétexte de maternité, c'est pas très loyal.
C'est pas une question d'être loyal ou pas, franchement. Tes enfants, tu peux pas les abandonner, ils ont des nécessités au quotidien. Soit tu as quelqu'un pour les prendre en charge à ta place, et dans ce cas là tu peux t'investir plus en profondeur dans le job, sois tu n'as personne pour le faire (parent célibataire ou parce qu'il est considéré comme normal par la société que tu sois le parent qui se dévoue), et dans ce cas là , tu peux pas.
Sinon, je me suis réfugiée dans un immeuble, hier, pour m'abriter de la chaleur. Première phrase du règlement intérieur affiché à l'entrée : "Chacun des propriétaires jouira des parties communes dont il est en droit de disposer en bon père de famille"
Je suis bien d'accord sur le fait que c'est assez révélateur. Malheureusement, dans mon milieu pro, alors que les femmes sont aussi éduquées que les hommes, c'est une réalité de chaque jour. Le pb est que la majorité des femmes se plie à ce schéma. Ma cobureau, mariée à un avocat, prend en charge seule les rdv médicaux, les activités extrascolaires, etc Elle passe son temps à faire des courses en urgences pour les enfants, appeler les nounous, gérer les vacances, etc Son mec aussi est avocat. Ils ont une nounou à domicile. Elle se casse à 18h- 18h30 le soir, et ne fait plus d'audiences lointaines. Son mec lui bosse plus tard, il est associé de son cab, tandis que son job à elle est un aimable hobby amélioré, pas trop prenant. Une très bonne copine, avec qui j'ai bu un verre cette semaine, s'est fait omettre du barreau, pour être juriste en banque, et avoir plus de temps pour sa fille. Son mec, lui n'a rien changé à son organisation.Remus a écrit :C'est surtout assez révélateur de se dire que les hommes, eux, n'auront aucun problème à s'éloigner de leurs enfants pour le boulot. Alors qu'ils ont probablement des enfants dans la même proportion. Ca veut dire qu'implicitement, il est acté qu'ils auront quelqu'un sur qui se décharger. La mère. Qui a elle-même certainement un boulot aussi, pourtant.Justdontknow a écrit :Aujourd'hui, alors que je suis en vacances, une associée de mon cab, mère de deux enfants, vient de m'appeler, à propos d'une urgence. Un nouveau dossier, tombé aujourd'hui pour une audience demain, dans mon domaine, qu'elle ne maîtrise pas. Elle ne parvient pas à joindre mon boss, qui dirige l'équipe dans ce domaine, et veut un éclairage.
Elle m'annonce donc qu'elle est désolée de m'appeler. Mais qu'elle ne peut pas appeler ma collègue, parce que "vous comprenez, elle est en vacances avec ses trois enfants".
Moi, mes vacances, on s'en carre: je n'ai pas acoompli ma foncion reproductrice.
Vraiment, à force de me cogner le taff des consoeurs en congès mat, leurs audiences lointaines en province, pcq avec les enfants, elles ne peuvent pas découcher, je suis à deux doigts de n'avoir envie de n'embaucher que des hommes quand j'aurai mon cab. Et c'est pas très féministe, je sais, mais ne pas assumer son taff et le déverser sur les autres, sous prétexte de maternité, c'est pas très loyal.
C'est pas une question d'être loyal ou pas, franchement. Tes enfants, tu peux pas les abandonner, ils ont des nécessités au quotidien. Soit tu as quelqu'un pour les prendre en charge à ta place, et dans ce cas là tu peux t'investir plus en profondeur dans le job, sois tu n'as personne pour le faire (parent célibataire ou parce qu'il est considéré comme normal par la société que tu sois le parent qui se dévoue), et dans ce cas là , tu peux pas.
Et ces femmes là , elles sont majoritaires dans le monde pro. Pendant qu'elles choisissent de laisser leur mec ne pas prendre en charge leurs enfants, moi je fais leur taff, et j'ai du mal à ne pas leur en vouloir de trouver cela normal.
C'est d'autant plus vrai que l'on fait un boulot qui demande un investissement. Autant je suis la première à râler contre les associés hommes qui exigent une présence inutile, qui refusent le télé travail, à m'attrister pour les consoeurs qui se tuent au travail en congès mat pour ne pas sembler faible, autant j'ai du mal avec les femmes qui pensent devoir se dispenser de bosser un référé ou assurer une audience pcq elles ont des enfants. Soit elles décident de ne rien demander à leur mec, et elles en assument les csqces en changeant de métier. Soit elles décident de partager l'éducation de leurs enfants, de façon à assumer leurs responsabilités de la même façon que les confrères qui bossent avec elles.
Parce qu'au fond, avec cette attitude, elles valident l'idée selon laquelle la femme est d'abord là pour procréer. Et elles font reposer sur les autres femmes, sans enfant, leur manque de courage.
J'ai toujours détesté les pater familias et je viens d'apprendre que je suis un bon père de famille.Remus a écrit :Première phrase du règlement intérieur affiché à l'entrée : "Chacun des propriétaires jouira des parties communes dont il est en droit de disposer en bon père de famille"
Origine avatar : Blog de poso-7-poso
"So put your grasses on,
nothing will be wrong...."
"So put your grasses on,
nothing will be wrong...."
Tu as l'air de considérer ça comme un choix, de se plier à ce schéma. De ce que j'ai pu observer, c'est loin d'être le cas, hein. J'ai vu plein de mères essayer de mettre en place des systèmes pour combattre ça, et se retrouver quand même dans cette position. Parfois à cause du conjoint (s'il veut privilégier sa carrière, tu peux bien te battre, t'es foutue, la société lui donne raison à lui), parfois simplement ça s'installe petit à petit (tu es toujours le parent qui est contacté lorsque l'enfant est malade, toujours le parent vers qui on se tourne intuitivement, toujours le parent dont on attend qu'il prenne les choses liées aux enfants en charge. Au fil des années, ça a des conséquences.)Justdontknow a écrit :Je suis bien d'accord sur le fait que c'est assez révélateur. Malheureusement, dans mon milieu pro, alors que les femmes sont aussi éduquées que les hommes, c'est une réalité de chaque jour. Le pb est que la majorité des femmes se plie à ce schéma. Ma cobureau, mariée à un avocat, prend en charge seule les rdv médicaux, les activités extrascolaires, etc Elle passe son temps à faire des courses en urgences pour les enfants, appeler les nounous, gérer les vacances, etc Son mec aussi est avocat. Ils ont une nounou à domicile. Elle se casse à 18h- 18h30 le soir, et ne fait plus d'audiences lointaines. Son mec lui bosse plus tard, il est associé de son cab, tandis que son job à elle est un aimable hobby amélioré, pas trop prenant. Une très bonne copine, avec qui j'ai bu un verre cette semaine, s'est fait omettre du barreau, pour être juriste en banque, et avoir plus de temps pour sa fille. Son mec, lui n'a rien changé à son organisation.Remus a écrit :C'est surtout assez révélateur de se dire que les hommes, eux, n'auront aucun problème à s'éloigner de leurs enfants pour le boulot. Alors qu'ils ont probablement des enfants dans la même proportion. Ca veut dire qu'implicitement, il est acté qu'ils auront quelqu'un sur qui se décharger. La mère. Qui a elle-même certainement un boulot aussi, pourtant.Justdontknow a écrit :Aujourd'hui, alors que je suis en vacances, une associée de mon cab, mère de deux enfants, vient de m'appeler, à propos d'une urgence. Un nouveau dossier, tombé aujourd'hui pour une audience demain, dans mon domaine, qu'elle ne maîtrise pas. Elle ne parvient pas à joindre mon boss, qui dirige l'équipe dans ce domaine, et veut un éclairage.
Elle m'annonce donc qu'elle est désolée de m'appeler. Mais qu'elle ne peut pas appeler ma collègue, parce que "vous comprenez, elle est en vacances avec ses trois enfants".
Moi, mes vacances, on s'en carre: je n'ai pas acoompli ma foncion reproductrice.
Vraiment, à force de me cogner le taff des consoeurs en congès mat, leurs audiences lointaines en province, pcq avec les enfants, elles ne peuvent pas découcher, je suis à deux doigts de n'avoir envie de n'embaucher que des hommes quand j'aurai mon cab. Et c'est pas très féministe, je sais, mais ne pas assumer son taff et le déverser sur les autres, sous prétexte de maternité, c'est pas très loyal.
C'est pas une question d'être loyal ou pas, franchement. Tes enfants, tu peux pas les abandonner, ils ont des nécessités au quotidien. Soit tu as quelqu'un pour les prendre en charge à ta place, et dans ce cas là tu peux t'investir plus en profondeur dans le job, sois tu n'as personne pour le faire (parent célibataire ou parce qu'il est considéré comme normal par la société que tu sois le parent qui se dévoue), et dans ce cas là , tu peux pas.
Et ces femmes là , elles sont majoritaires dans le monde pro. Pendant qu'elles choisissent de laisser leur mec ne pas prendre en charge leurs enfants, moi je fais leur taff, et j'ai du mal à ne pas leur en vouloir de trouver cela normal.
C'est d'autant plus vrai que l'on fait un boulot qui demande un investissement. Autant je suis la première à râler contre les associés hommes qui exigent une présence inutile, qui refusent le télé travail, à m'attrister pour les consoeurs qui se tuent au travail en congès mat pour ne pas sembler faible, autant j'ai du mal avec les femmes qui pensent devoir se dispenser de bosser un référé ou assurer une audience pcq elles ont des enfants. Soit elles décident de ne rien demander à leur mec, et elles en assument les csqces en changeant de métier. Soit elles décident de partager l'éducation de leurs enfants, de façon à assumer leurs responsabilités de la même façon que les confrères qui bossent avec elles.
Parce qu'au fond, avec cette attitude, elles valident l'idée selon laquelle la femme est d'abord là pour procréer. Et elles font reposer sur les autres femmes, sans enfant, leur manque de courage.
C'est pas une question de "demander à ton mec", et ça va miraculeusement changer. Mon père se considère comme progressiste. Qu'il fait des efforts, tout ça. Je suis sûre qu'il est persuadé que la distribution des tâches et de la gestion des enfants entre ma mère et lui a été égalitaire. Une période de sa vie, il a décidé de faire des heures sup', allait ensuite au cinéma plusieurs fois dans la semaine après le boulot = décharge énorme de travail sur ma mère. Elle a demandé qu'il arrête. Longtemps. Souvent. Jusqu'à l'épuisement et la lassitude. Il a fait semblant de pas comprendre le problème. Après tout, il allait juste souffler au cinéma après de longues journées de boulot. Et faisait semblant de ne pas voir les implications que cela avait pour l'obligation de passer d'autant plus de temps à s'occuper des enfants pour ma mère. C'est généralement ainsi que ça se met en place. Pas de manière organisée consciemment, non.
Donc non, c'est pas un schéma aussi simple que tu sembles l'envisager.
Et les accuser de manque de courage, je trouve ça franchement grave. Et l'utiliser pour justifier la discrimination à l'embauche, d'autant plus.
Bon, alors, j'ai pas mis de smileys sur la discrimination à l'embauche, mais je plaisantais.Remus a écrit :Tu as l'air de considérer ça comme un choix, de se plier à ce schéma. De ce que j'ai pu observer, c'est loin d'être le cas, hein. J'ai vu plein de mères essayer de mettre en place des systèmes pour combattre ça, et se retrouver quand même dans cette position. Parfois à cause du conjoint (s'il veut privilégier sa carrière, tu peux bien te battre, t'es foutue, la société lui donne raison à lui), parfois simplement ça s'installe petit à petit (tu es toujours le parent qui est contacté lorsque l'enfant est malade, toujours le parent vers qui on se tourne intuitivement, toujours le parent dont on attend qu'il prenne les choses liées aux enfants en charge. Au fil des années, ça a des conséquences.)Justdontknow a écrit :Je suis bien d'accord sur le fait que c'est assez révélateur. Malheureusement, dans mon milieu pro, alors que les femmes sont aussi éduquées que les hommes, c'est une réalité de chaque jour. Le pb est que la majorité des femmes se plie à ce schéma. Ma cobureau, mariée à un avocat, prend en charge seule les rdv médicaux, les activités extrascolaires, etc Elle passe son temps à faire des courses en urgences pour les enfants, appeler les nounous, gérer les vacances, etc Son mec aussi est avocat. Ils ont une nounou à domicile. Elle se casse à 18h- 18h30 le soir, et ne fait plus d'audiences lointaines. Son mec lui bosse plus tard, il est associé de son cab, tandis que son job à elle est un aimable hobby amélioré, pas trop prenant. Une très bonne copine, avec qui j'ai bu un verre cette semaine, s'est fait omettre du barreau, pour être juriste en banque, et avoir plus de temps pour sa fille. Son mec, lui n'a rien changé à son organisation.Remus a écrit : C'est surtout assez révélateur de se dire que les hommes, eux, n'auront aucun problème à s'éloigner de leurs enfants pour le boulot. Alors qu'ils ont probablement des enfants dans la même proportion. Ca veut dire qu'implicitement, il est acté qu'ils auront quelqu'un sur qui se décharger. La mère. Qui a elle-même certainement un boulot aussi, pourtant.
C'est pas une question d'être loyal ou pas, franchement. Tes enfants, tu peux pas les abandonner, ils ont des nécessités au quotidien. Soit tu as quelqu'un pour les prendre en charge à ta place, et dans ce cas là tu peux t'investir plus en profondeur dans le job, sois tu n'as personne pour le faire (parent célibataire ou parce qu'il est considéré comme normal par la société que tu sois le parent qui se dévoue), et dans ce cas là , tu peux pas.
Et ces femmes là , elles sont majoritaires dans le monde pro. Pendant qu'elles choisissent de laisser leur mec ne pas prendre en charge leurs enfants, moi je fais leur taff, et j'ai du mal à ne pas leur en vouloir de trouver cela normal.
C'est d'autant plus vrai que l'on fait un boulot qui demande un investissement. Autant je suis la première à râler contre les associés hommes qui exigent une présence inutile, qui refusent le télé travail, à m'attrister pour les consoeurs qui se tuent au travail en congès mat pour ne pas sembler faible, autant j'ai du mal avec les femmes qui pensent devoir se dispenser de bosser un référé ou assurer une audience pcq elles ont des enfants. Soit elles décident de ne rien demander à leur mec, et elles en assument les csqces en changeant de métier. Soit elles décident de partager l'éducation de leurs enfants, de façon à assumer leurs responsabilités de la même façon que les confrères qui bossent avec elles.
Parce qu'au fond, avec cette attitude, elles valident l'idée selon laquelle la femme est d'abord là pour procréer. Et elles font reposer sur les autres femmes, sans enfant, leur manque de courage.
C'est pas une question de "demander à ton mec", et ça va miraculeusement changer. Mon père se considère comme progressiste. Qu'il fait des efforts, tout ça. Je suis sûre qu'il est persuadé que la distribution des tâches et de la gestion des enfants entre ma mère et lui a été égalitaire. Une période de sa vie, il a décidé de faire des heures sup', allait ensuite au cinéma plusieurs fois dans la semaine après le boulot = décharge énorme de travail sur ma mère. Elle a demandé qu'il arrête. Longtemps. Souvent. Jusqu'à l'épuisement et la lassitude. Il a fait semblant de pas comprendre le problème. Après tout, il allait juste souffler au cinéma après de longues journées de boulot. Et faisait semblant de ne pas voir les implications que cela avait pour l'obligation de passer d'autant plus de temps à s'occuper des enfants pour ma mère. C'est généralement ainsi que ça se met en place. Pas de manière organisée consciemment, non.
Donc non, c'est pas un schéma aussi simple que tu sembles l'envisager.
Et les accuser de manque de courage, je trouve ça franchement grave. Et l'utiliser pour justifier la discrimination à l'embauche, d'autant plus.
Après, je suis désolée, mais il n'est pas interdit d'avoir conscience de ce que l'on fait. J'ai un couple d'amis qui alterne les périodes d'investissements pros en fonction de leurs objectifs (quand le père prépare l'ENM en plus de son taff, elle s'occupe plus des enfants, tout comme lui l'avait fait au début de sa carrière d'avocat). Perso, je sais que je dois choisir, dans les deux ans qui viennent, entre créer mon cab ou avoir un enfant. C'est conscient. Le fait que des gens éduqués ne remettent pas en cause ou n'interrogent pas le schéma que leur impose la société, oui, ça m'agace. Pour ma copine qui s'est fait omettre, typiquement, elle est terrifiée à l'idée que son mec la quitte si elle ne s'écrase pas, donc elle se tape la nounou le matin, le babycook le soir, la varicelle le week end, pendant que monsieur part en asie une semaine pour son hobby, tout en envisageant le prochain week end avec ses potes. Puis elle se plaint. Ben oui, ça me gave.
J'ai vraiment la sensation d'être prise entre deux feux dans cette société: je dois lutter contre le sexisme ambiant, dans la vie pro quotidienne, cet espèce de paternalisme insupportable vis à vis des femmes, qui plus est jeunes. Lutter contre des stéréotypes confortées par toutes celles qui confortent les schémas classiques. Et, en tant que trentenaire sans enfant, je suis condamnée à soit ne pas exister pour la société, soit me justifier de mon statut de femme "pas vraiment accomplie". Au surplus, je dois me coltiner la condescendance de certaines mères qui travaillent, qui m'expliquent que "tu verras, quand tu connaîtras ça, tu seras pareille".
Dp que je suis dans ce cab, sur une équipe de 7, il y a eu 4 congès mat. Je me suis tapée ma part de surcharge de travail due aux congès mat successifs, des départs non prévus le lundi matin, prévenue le dimanche à 22h, pour les audiences des autres pcq la nounous les plantait, les audiences lointaines à répétition, les appels pdt les vacances pour pas déranger les mères de famille. Je suis solidaire, je veux bien dépanner, mais je trouve qu'on abuse. C'est pas parce que je suis nullipare que je dois systématiquement faire le boulot de celles qui ont choisi d'avoir des enfants. Je trouve hallucinant que tout le monde trouve cela normal.
Avoir conscience et maitriser n'est pas similaire. S'il suffisait d'avoir conscience des obligations sociales, des déterminismes, des structures oppressives pour avoir la possibilité d'y échapper, ce serait si simple.Justdontknow a écrit :Bon, alors, j'ai pas mis de smileys sur la discrimination à l'embauche, mais je plaisantais.
Après, je suis désolée, mais il n'est pas interdit d'avoir conscience de ce que l'on fait. J'ai un couple d'amis qui alterne les périodes d'investissements pros en fonction de leurs objectifs (quand le père prépare l'ENM en plus de son taff, elle s'occupe plus des enfants, tout comme lui l'avait fait au début de sa carrière d'avocat). Perso, je sais que je dois choisir, dans les deux ans qui viennent, entre créer mon cab ou avoir un enfant. C'est conscient. Le fait que des gens éduqués ne remettent pas en cause ou n'interrogent pas le schéma que leur impose la société, oui, ça m'agace. Pour ma copine qui s'est fait omettre, typiquement, elle est terrifiée à l'idée que son mec la quitte si elle ne s'écrase pas, donc elle se tape la nounou le matin, le babycook le soir, la varicelle le week end, pendant que monsieur part en asie une semaine pour son hobby, tout en envisageant le prochain week end avec ses potes. Puis elle se plaint. Ben oui, ça me gave.
J'ai vraiment la sensation d'être prise entre deux feux dans cette société: je dois lutter contre le sexisme ambiant, dans la vie pro quotidienne, cet espèce de paternalisme insupportable vis à vis des femmes, qui plus est jeunes. Lutter contre des stéréotypes confortées par toutes celles qui confortent les schémas classiques. Et, en tant que trentenaire sans enfant, je suis condamnée à soit ne pas exister pour la société, soit me justifier de mon statut de femme "pas vraiment accomplie". Au surplus, je dois me coltiner la condescendance de certaines mères qui travaillent, qui m'expliquent que "tu verras, quand tu connaîtras ça, tu seras pareille".
Dp que je suis dans ce cab, sur une équipe de 7, il y a eu 4 congès mat. Je me suis tapée ma part de surcharge de travail due aux congès mat successifs, des départs non prévus le lundi matin, prévenue le dimanche à 22h, pour les audiences des autres pcq la nounous les plantait, les audiences lointaines à répétition, les appels pdt les vacances pour pas déranger les mères de famille. Je suis solidaire, je veux bien dépanner, mais je trouve qu'on abuse. C'est pas parce que je suis nullipare que je dois systématiquement faire le boulot de celles qui ont choisi d'avoir des enfants. Je trouve hallucinant que tout le monde trouve cela normal.
Autre exemple. Ma voisine. Féministe, présidente d'une association militante. L'un des plus forts caractères que j'ai jamais vu, quand son conjoint est plutôt effacé. Le dit-conjoint se trouve n'être pas heureux en france, et a décidé de passer la moitié de l'année à l'étranger. Pas de problème, en soi. Sauf qu'iels ont 4 enfants qui font leur scolarité en france. Du coup, énorme surcharge de travail pour la femme, qui est celle qui reste. Elle ne veut pas. Elle s'est battue pour que ça ne se passe pas ainsi. Mais elle ne peut pas le forcer à rester. Tu penses qu'à son travail, à son asso, il n'y a pas des gens pour penser que vraiment, elle se décharge trop de son travail sur les autres, et que quand même elle pourrait prendre ses responsabilités ? Tu penses qu'elle n'a pas conscience de ce qui se passe ?
On vit dans une société où les femmes sont considérées comme l'ultime filet de sécurité des enfants et où, de fait, elles le sont. T'as pas vraiment le choix, quant t'es un filet de sécurité. Tu vas pas abandonner tes mômes. Tu vas pas sacrifier leur confort matériel et affectif. Tu peux bien être consciente que t'es enfermée dans un rôle de bobonne, t'es coincée.
Et pour ta copine, je pige pas ta réaction. Je vois pas de quoi elle est coupable. D'être amoureuse et/ou dépendante affective ? Ou d'avoir peur de se retrouver mère célibataire, avec toutes les emmerdes supplémentaires que ça peut impliquer ? (j'ignore quelles sont les raisons de sa peur) C'est pas la personne qui abuse de ça, qui est en tort ? Statistiquement, c'est un mécanisme courant, quantifié, l'écart dans la repartition des tâches ménagères s'aggrave après la naissance du premier enfant, les hommes n'augmentant proportionnellement pas leur (déjà faible) taux d'investissement. Après la naissance, soit lorsque la séparation devient plus difficile, et le refus de cette repartition ultra genrée exposant à plus de contraintes, voire de sanctions.
Je cherche pas du tout à nier les emmerdes que ça peut être, d'être childfree (Enfin, j'ignore si tu l'es, mais en tout cas pas considérer le fait d'avoir des enfants comme une priorité absolue dans la vie d'une femme. On me fait chier depuis le lycée avec ça.). Et à quel point certaines mères peuvent être chiantes comme la pluie. Mais franchement, là , j'ai juste l'impression que tu te trompes de cible.
Elles y peuvent quoi, si leur nounou les plante ? Si elles sont dépendantes de la dite-nounou parce qu'étant le filet de sécurité, elles, de filet de sécurité, elles n'en ont pas ? Si le fait d'avoir des enfants, pour toute personne dotée d'un utérus, implique 9 mois de grossesse? Si dans notre société, il est considéré que c'est à la femme de prendre le congé pour s'occuper de l'enfant, au point que la loi en accorde beaucoup (beaucoup) moins aux pères qu'aux mères ? Si leur travail durant ces congés t'est reporté dessus ? C'est la structure, qu'est le problème.
Franchement, à te lire, c'est la double peine. Leur carrière est ralentie, elles se mangent l'essentiel des tâches ménagères, et en plus, c'est à elles qu'on reproche ce système sexiste qu'elles sont les premières à payer. Super.
Je trouve que ton raisonnement est un peu facile.Remus a écrit :Avoir conscience et maitriser n'est pas similaire. S'il suffisait d'avoir conscience des obligations sociales, des déterminismes, des structures oppressives pour avoir la possibilité d'y échapper, ce serait si simple.Justdontknow a écrit :Bon, alors, j'ai pas mis de smileys sur la discrimination à l'embauche, mais je plaisantais.
Après, je suis désolée, mais il n'est pas interdit d'avoir conscience de ce que l'on fait. J'ai un couple d'amis qui alterne les périodes d'investissements pros en fonction de leurs objectifs (quand le père prépare l'ENM en plus de son taff, elle s'occupe plus des enfants, tout comme lui l'avait fait au début de sa carrière d'avocat). Perso, je sais que je dois choisir, dans les deux ans qui viennent, entre créer mon cab ou avoir un enfant. C'est conscient. Le fait que des gens éduqués ne remettent pas en cause ou n'interrogent pas le schéma que leur impose la société, oui, ça m'agace. Pour ma copine qui s'est fait omettre, typiquement, elle est terrifiée à l'idée que son mec la quitte si elle ne s'écrase pas, donc elle se tape la nounou le matin, le babycook le soir, la varicelle le week end, pendant que monsieur part en asie une semaine pour son hobby, tout en envisageant le prochain week end avec ses potes. Puis elle se plaint. Ben oui, ça me gave.
J'ai vraiment la sensation d'être prise entre deux feux dans cette société: je dois lutter contre le sexisme ambiant, dans la vie pro quotidienne, cet espèce de paternalisme insupportable vis à vis des femmes, qui plus est jeunes. Lutter contre des stéréotypes confortées par toutes celles qui confortent les schémas classiques. Et, en tant que trentenaire sans enfant, je suis condamnée à soit ne pas exister pour la société, soit me justifier de mon statut de femme "pas vraiment accomplie". Au surplus, je dois me coltiner la condescendance de certaines mères qui travaillent, qui m'expliquent que "tu verras, quand tu connaîtras ça, tu seras pareille".
Dp que je suis dans ce cab, sur une équipe de 7, il y a eu 4 congès mat. Je me suis tapée ma part de surcharge de travail due aux congès mat successifs, des départs non prévus le lundi matin, prévenue le dimanche à 22h, pour les audiences des autres pcq la nounous les plantait, les audiences lointaines à répétition, les appels pdt les vacances pour pas déranger les mères de famille. Je suis solidaire, je veux bien dépanner, mais je trouve qu'on abuse. C'est pas parce que je suis nullipare que je dois systématiquement faire le boulot de celles qui ont choisi d'avoir des enfants. Je trouve hallucinant que tout le monde trouve cela normal.
Autre exemple. Ma voisine. Féministe, présidente d'une association militante. L'un des plus forts caractères que j'ai jamais vu, quand son conjoint est plutôt effacé. Le dit-conjoint se trouve n'être pas heureux en france, et a décidé de passer la moitié de l'année à l'étranger. Pas de problème, en soi. Sauf qu'iels ont 4 enfants qui font leur scolarité en france. Du coup, énorme surcharge de travail pour la femme, qui est celle qui reste. Elle ne veut pas. Elle s'est battue pour que ça ne se passe pas ainsi. Mais elle ne peut pas le forcer à rester. Tu penses qu'à son travail, à son asso, il n'y a pas des gens pour penser que vraiment, elle se décharge trop de son travail sur les autres, et que quand même elle pourrait prendre ses responsabilités ? Tu penses qu'elle n'a pas conscience de ce qui se passe ?
On vit dans une société où les femmes sont considérées comme l'ultime filet de sécurité des enfants et où, de fait, elles le sont. T'as pas vraiment le choix, quant t'es un filet de sécurité. Tu vas pas abandonner tes mômes. Tu vas pas sacrifier leur confort matériel et affectif. Tu peux bien être consciente que t'es enfermée dans un rôle de bobonne, t'es coincée.
Et pour ta copine, je pige pas ta réaction. Je vois pas de quoi elle est coupable. D'être amoureuse et/ou dépendante affective ? Ou d'avoir peur de se retrouver mère célibataire, avec toutes les emmerdes supplémentaires que ça peut impliquer ? (j'ignore quelles sont les raisons de sa peur) C'est pas la personne qui abuse de ça, qui est en tort ? Statistiquement, c'est un mécanisme courant, quantifié, l'écart dans la repartition des tâches ménagères s'aggrave après la naissance du premier enfant, les hommes n'augmentant proportionnellement pas leur (déjà faible) taux d'investissement. Après la naissance, soit lorsque la séparation devient plus difficile, et le refus de cette repartition ultra genrée exposant à plus de contraintes, voire de sanctions.
Je cherche pas du tout à nier les emmerdes que ça peut être, d'être childfree (Enfin, j'ignore si tu l'es, mais en tout cas pas considérer le fait d'avoir des enfants comme une priorité absolue dans la vie d'une femme. On me fait chier depuis le lycée avec ça.). Et à quel point certaines mères peuvent être chiantes comme la pluie. Mais franchement, là , j'ai juste l'impression que tu te trompes de cible.
Elles y peuvent quoi, si leur nounou les plante ? Si elles sont dépendantes de la dite-nounou parce qu'étant le filet de sécurité, elles, de filet de sécurité, elles n'en ont pas ? Si le fait d'avoir des enfants, pour toute personne dotée d'un utérus, implique 9 mois de grossesse? Si dans notre société, il est considéré que c'est à la femme de prendre le congé pour s'occuper de l'enfant, au point que la loi en accorde beaucoup (beaucoup) moins aux pères qu'aux mères ? Si leur travail durant ces congés t'est reporté dessus ? C'est la structure, qu'est le problème.
Franchement, à te lire, c'est la double peine. Leur carrière est ralentie, elles se mangent l'essentiel des tâches ménagères, et en plus, c'est à elles qu'on reproche ce système sexiste qu'elles sont les premières à payer. Super.
Elles ne sont pas le filet de sécurité. Pour ma cobureau, son mari a le même métier, les mêmes obligations. Mais systématiquement elle choisit d'être celle qui ne vient pas bosser pour la varicelle ou le pb de nounou. A chaque fois, ce ne sont pas des situations pour lesquelles lui avait un impératif plus important qu'elle. Non. Donc l'histoire du flet de sécurité ne fonctionne pas. Elle accepte de ne pas revendiquer, et ce sont les autres au travail qui assument son choix.
Pour ma copine, sa façon de se faire bouffer et de se poser en victime m'agace, oui. Oui, elle a le choix de s'opposer à son mec pour imposer des choses. Elle ne le fait pas, parce que c'est plus simple comme ça, pcq ça lui fait moins de culpabilité à gérer chaque jour. Si elle a conscience de ce qu'il se passe, je ne vois pas trop ce qui justifie le maintien de la situation. Non, tu n'es jamais coincée quand tu es indépendante financièrement. Et en tous cas, tu peux tenter de protester.
Ma cobureau, elle, est ravie de cette situation, t'explique que son épanouissement passe par ses enfants, qu'elle sera pas payée plus si elle bosse plus, je subis les vidéos des 1ers pas, et en plus je récupère son taff pcq son organisation avec son mari l'implique.
Je ne dis pas que c'est anormal de rendre service, de prendre une audience ici ou là , etc Je le fais bien volontiers, contrairement à de plus jeunes consoeurs, je ne râle jamais au cab face aux surcharges de travail lors des congès mat. Nous n'avons pas de droit du travail, donc pas de congès parental, le congès mat n'est à 16 semaines que depuis peu de temps. Je vois à chaque fois des filles se retrouver en arrêt patho à force de bosser trop pour ne pas que leur grossesse apparaissent comme un pb. ça m'exaspère à chaque fois. Je ne suis pas un monstre exploiteur qui trouve normale cette structure de société sexiste.
Mais je ne pense pas que la pression sociale annihile toute responsabilité individuelle. On piétine justement pcq il y a des femmes, tous les jours, dans leur vie privée, qui reproduisent ces stéréotypes. Ce n'est pas une double peine: c'est un choix conscient de leur part, dont les conséquences reposent sur les tiers qui bossent avec elle. Elles choisissent de ralentir leur carrière pour faire les tâches ménagères et jugent en plus les femmes sans enfant qui ne font pas de même et sont leur filet de sécurité au travail.
Pour moi, c'est, toutes proportions gardées, la même problématique que le ménage: il y a celles qui acceptent dès le début d'en faire plus, parce sinon selon elles leur mec ne fait rien ou fait mal. Et généralement, elles se plaignent pcq elles font tout, ou te disent qu'elles ont de la chance, leur conjoint les aide...Et il y a celles qui peuvent tenir 3 semaines dans un appart qu'elles trouvent moyen, pcq elles ne veulent pas céder et faire le ménage à la place de l'homme. Je suis de la 2e catégorie, elles sont de la 1ère: c'est leur choix, elles font ce qu'elles veulent, et leurs choix les regarde, mais je trouve anormal que leurs copines associées et mères me les fasse assumer sous prétexte que je n'ai pas d'enfant.
Perso, je veux des enfants. Dans l'idéal, j'aimerais être un homme et pouvoir les avoir dans dix ans, quand j'aurai avancé autant que je veux dans d'autres domaines. Comme c'est pas possible, je pense que je vais devoir accepter d'être un minimum soumise à la biologie. Mais alors, ça me gave, mais d'une force....
Pour moi, la différence est là en fait: elles ne font pas que subir un système sexiste. Elles y contribuent, de façon consciente.
purée, j'ai eu de la chance avec mon ex mari… on a quasi jamais pris de jours enfants malades (peut être 5 avec trois enfants, sur 16 ans, ça va) et ben je crois que j'en ai pris un seul et lui le reste. Les tâches ménagères ça a toujours été 50/50…
les enfants, malgré nos carrières, n'étaient pas à la rue (mais se mangeaient de sacrées journées, comme bcp d'autre avec périscolaire matin et soir, cantine le midi), vu qu'on a pas d'entourage familial pour nous soulagés (grands-parents pas tout près mais surtout pas concernés)
MAIS je pense qu'on était tous les deux immunisés contre les stéréotypes car familles atypiques : pas de maman chez moi, donc tout qui faisait tout (avec l'aide ++ des enfants) et chez lui un papa prof avec bcp de temps dispo qui faisait tout parce que sa mère… est juste une grosse feignasse
, elle n'aime pas le ménage (ah bon, les autres, ils aiment ?
) malgré le fait qu'elle ne travaillait pas, son mari faisait TOUT.
Mais quand je vois comment se comportent mes ados (garçons) avec moi en mode solo, ben je me dis ne nous réjouissons pas trop vite, ça a juste sauté une génération
les enfants, malgré nos carrières, n'étaient pas à la rue (mais se mangeaient de sacrées journées, comme bcp d'autre avec périscolaire matin et soir, cantine le midi), vu qu'on a pas d'entourage familial pour nous soulagés (grands-parents pas tout près mais surtout pas concernés)
MAIS je pense qu'on était tous les deux immunisés contre les stéréotypes car familles atypiques : pas de maman chez moi, donc tout qui faisait tout (avec l'aide ++ des enfants) et chez lui un papa prof avec bcp de temps dispo qui faisait tout parce que sa mère… est juste une grosse feignasse
Mais quand je vois comment se comportent mes ados (garçons) avec moi en mode solo, ben je me dis ne nous réjouissons pas trop vite, ça a juste sauté une génération
Si vraiment c'est un dieu qui a créé ce cloaque d'horreur et de désespoir avec la mort au bout, alors c'est un tel salaud qu'il vaut mieux qu'il n'y en ait pas.
F. Cavanna
F. Cavanna
oups désolée pour les monstrueuses fautes d'orthographe. Pas remise de l'happy hour d'hier soir 
Si vraiment c'est un dieu qui a créé ce cloaque d'horreur et de désespoir avec la mort au bout, alors c'est un tel salaud qu'il vaut mieux qu'il n'y en ait pas.
F. Cavanna
F. Cavanna
C'est ce qu'on appelle un système.Justdontknow a écrit :Pour moi, la différence est là en fait: elles ne font pas que subir un système sexiste. Elles y contribuent, de façon consciente.
Seulement tu surestimes beaucoup la capacité des gen.te.s conscients à s'émanciper. Si ton partenaire est un allié, t'as une chance. S'il ne l'est pas, t'es foutu.e.
Pareil pour ta réflexion sur le ménage, c'est super simpliste. Les mécanismes qui mènent à ce genre d'organisation sociale sont extremement pesants, et les rares couples qui parviennent (dieu merci, il y en a) à s'en extirper ne doivent pas être l'arbre qui cache la forêt. Le nombre de femmes que j'ai vu persuadée que, pour elles, ça ne se passerait pas comme ça, parce qu'elles sauraient s'imposer, imposer à leur conjoint de s'investir, et qui se retrouvent quand même enfermée là dedans, parce que si ton partenaire bloque tout (Souvent de manière discrète et inconsciente, d'ailleurs, en construction sur le temps), tu peux bien être consciente, y investir tous les efforts du monde, tu parviendras pas à faire changer cette organisation.
Perso, j'envie pas les meufs qui sont enfermées dans ce schéma tout en en étant conscientes et en essayant de le faire changer. La majorité que j'ai vu s'épuisent à la tâche, pour un résultat très discutable, et se retrouvent finalement plus épuisées que si elles avaient directement cédé. C'est tout le problème de lutter contre un système.
