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LaPo a écrit :
Remus a écrit :
wildtendercat a écrit :En Amérique du Nord, tu peux te retrouver au poste de police pour un regard trop insistant
Hahaha, non. Le mythe des zétazunis où tout le monde est puritain et où la justice sanctionne à tout va = non. Les femmes y ont les mêmes problèmes que nous pour faire reconnaitre le problème qu'est le harcèlement de rue.
D'ailleurs, je me suis retenue de la mettre hier, mais juste après avoir lu l'article de Reinette, j'ai visionné avec Chatonchaton la vidéo suivante :
https://www.youtube.com/watch?v=On_zzwc ... xOqtai41kQ

Il n'a pas compris pourquoi je me suis énervée sur la partie "ces pauvres gars qui sont accusés pour rien". Vous me direz ce que vous en pensez, mais j'ai trouvé le discours disproportionné. Une vidéo par des mecs pour des mecs, voilà ce que je me suis dit...
Deviendrais-je une harpie ?

(il est assez évident que, WTC, je ne te demande pas ton avis. Non pas parce que tu es un homme, mais bien parce que ton avis à toi ne m'intéresse pas. A bon entendeur...)
Dafuk. "Ne vous glissez pas dans ces wagons [réservés aux femmes], ils deviennent logiquement les plus bruyants"
"Certaines femmes vénales n'hésitent pas à faire des fausses accusations d'attouchements pour empocher quelques billets"

Mais who.
Quant on sait à quel point les femmes japonaises peinent à réagir face au harcèlement et aux attouchements (ne sont malheureusement pas les seules), who. Souvenir de Julien Blanc qui en avait ("avait", pour peu qu'il ait arrêté, ce qu'est franchement pas certain) fait son fond de commerce et faisait des conférences et des vidéos youtubes pour apprendre aux hommes à agresser les femmes japonaises.
Remus a écrit : Dafuk. "Ne vous glissez pas dans ces wagons [réservés aux femmes], ils deviennent logiquement les plus bruyants"
"Certaines femmes vénales n'hésitent pas à faire des fausses accusations d'attouchements pour empocher quelques billets"

Mais who.
Quant on sait à quel point les femmes japonaises peinent à réagir face au harcèlement et aux attouchements (ne sont malheureusement pas les seules), who. Souvenir de Julien Blanc qui en avait ("avait", pour peu qu'il ait arrêté, ce qu'est franchement pas certain) fait son fond de commerce et faisait des conférences et des vidéos youtubes pour apprendre aux hommes à agresser les femmes japonaises.
Me sens moins seule 8)
La réponse -terrible- de Chatonchaton étant (rapport aux fausses accusations) "rappelle-toi Outreau !" (il vient du pas de calais, ça l'a touché)

Légère fatigue
Remus a écrit :Dans le terme "harcèlement de rue", il y a le mot "harcèlement", qui implique une répétition, un caractère systématique. Des évènements rares et ponctuels ne sont pas du harcèlement. Trois fois en 5 ans ? C'est moins que moi la semaine dernière. Dont un vigile qui m'a suivie dans tout le magasin, et un mec qui m'a insultée parce que je n'avais pas dit merci à son commentaire sur mon physique.
franchement Remus, si tu es sure que le vigile t'a suivi pour un motif autre qu'un soupçon de fauche, je le signalerai direct a sa direction.
Je suis le chat qui s'en va tout seul et tous les lieux se valent pour moi (R. Kipling).
LaPo a écrit :La réponse -terrible- de Chatonchaton étant (rapport aux fausses accusations) "rappelle-toi Outreau !" (il vient du pas de calais, ça l'a touché)
Rah, ça me tue cette réplique. Peut-on rappeler, crier, hurler que les enfants d'Outreau ont bien été violés? Ce n'est pas la parole des victimes qui ont mis les faux accusés en prison mais celle des agresseurs.
Poupee_Russe a écrit :
LaPo a écrit :La réponse -terrible- de Chatonchaton étant (rapport aux fausses accusations) "rappelle-toi Outreau !" (il vient du pas de calais, ça l'a touché)
Rah, ça me tue cette réplique. Peut-on rappeler, crier, hurler que les enfants d'Outreau ont bien été violés? Ce n'est pas la parole des victimes qui ont mis les faux accusés en prison mais celle des agresseurs.
Ça m'énerve tellement que j'en perds mon latin. Vrai accusés mais faux coupables.
Poupee_Russe a écrit : Rah, ça me tue cette réplique. Peut-on rappeler, crier, hurler que les enfants d'Outreau ont bien été violés? Ce n'est pas la parole des victimes qui ont mis les faux accusés en prison mais celle des agresseurs.
Leur parole n'a peut-être pas été déterminante par rapport à celle des adultes mais ils ont bien accusé des gens à tort http://www.lefigaro.fr/actualite-france ... a-tort.php
Ceci dit,ça prouve quoi???Il y a bien davantage de victimes qui n'osent rien dire que de dénonciations calomnieuses.
Poupee_Russe a écrit :
Poupee_Russe a écrit :
LaPo a écrit :La réponse -terrible- de Chatonchaton étant (rapport aux fausses accusations) "rappelle-toi Outreau !" (il vient du pas de calais, ça l'a touché)
Rah, ça me tue cette réplique. Peut-on rappeler, crier, hurler que les enfants d'Outreau ont bien été violés? Ce n'est pas la parole des victimes qui ont mis les faux accusés en prison mais celle des agresseurs.
Ça m'énerve tellement que j'en perds mon latin. Vrai accusés mais faux coupables.
Je sais, je sais ;)
Mais les raccourcis vont très vite ! On parle de l' "erreur judiciaire" d'outreau, mais on oublie trop souvent qu'il y a bien eu de vrais coupables. Et que l'erreur judiciaire, elle ne vient pas des enfants, mais bien de l'instruction faite à la va-comme-je-te-pousse, d'une justice qui s'est oubliée française et s'est crue, un temps, américaine, oubliant la simple présomption d'innocence qui aurait permis de prendre le temps de l'investigation sans la pression de la populace/des médias, etc etc... mais c'est un tout autre sujet qui n'a pas sa place ici
LaPo a écrit :mais c'est un tout autre sujet qui n'a pas sa place ici
D'accord que ça mériterait son propre sujet, mais pour moi ça a sa place ici puisque c'est bien une réponse on ne peut plus conventionnelle dès qu'on parle du viol.

Maud, les enfants ont accusé aussi certes, mais à la suite de leurs parents. Je ne suis pas une spécialiste de l'affaire mais je ne pense qu'aucune des fausses accusations émanaient à la base d'un des enfants. De reste, je suis convaincue que cette affaire n'auraient jamais eu lieu si les enfants avaient été réellement les seuls accusateurs. Déjà on croit difficilement les enfants, et on ne croit pas beaucoup plus les victimes. Quiconque en doute peut se rapporter à l'affaire Cosby ou comment la paroles d'une quarantaine de femmes n'est pas une preuve suffisante apparemment selon certains.
Si,justement,ce sont les enfants qui ont commencé par dénoncer http://www.leparisien.fr/faits-divers/a ... 712341.php
Quatre frères qui, placés en familles d'accueil, avaient désigné une foule d'agresseurs présumés, que leur mère Myriam Badaoui avait accusés à son tour, avant de les disculper en plein procès
Ceci dit,je ne pense pas non plus que leur parole à elle seule aurait suffi pour créer ce fiasco judiciaire.
wildtendercat a écrit :
Remus a écrit :Dans le terme "harcèlement de rue", il y a le mot "harcèlement", qui implique une répétition, un caractère systématique. Des évènements rares et ponctuels ne sont pas du harcèlement. Trois fois en 5 ans ? C'est moins que moi la semaine dernière. Dont un vigile qui m'a suivie dans tout le magasin, et un mec qui m'a insultée parce que je n'avais pas dit merci à son commentaire sur mon physique.
franchement Remus, si tu es sure que le vigile t'a suivi pour un motif autre qu'un soupçon de fauche, je le signalerai direct a sa direction.
Point amusant : quand je suis sortie, j'avais juste l'envie de me casser. Ce dont on parle, c'est du quotidien. "On devrait", oui, bien sûr. Sauf que tous les jours, ça bouffe l'énergie. A la fin, on veut juste rentrer chez soi, et oublier. C'est l'un des aspect du harcèlement. C'est tellement répétitif qu'on a pas les ressources pour se battre au quotidien. Qu'on est usées, habituées, qu'on baisse les bras pour ne pas passer la journée à penser à ça. Parfois on réagit. La quasi totalité du temps, non.
Mais je suis d'accord avec toi pour une fois. Dans l'idéal, "on signalerait". Mais nos repères sont faussés. Le vigile m'a suivi dans tout le magasin, s'arrangeant pour être toujours sur mon passage, cherchant à attraper mon regard pour me parler, oui. Mais il ne m'a pas insultée, il n'a pas susurré un "charmante" crade sur mon passage. Il ne m'a pas attrapé le bras pour m'obliger à lui parler. Selon mes critères, selon mon expérience, il fait partie des softs. De fait, il ne me serait pas passé à l'esprit d'aller le dénoncer. Pire encore, j'aurais probablement culpabilisé à l'idée de mettre en danger son job. Ce qui est absurde, il est en tort, pas moi. Mais on parle ici d'un conditionnement massif à ne pas réagir. Des "tu devrais être flattée" au "tu exagères" en passant par "les hommes sont comme ça".
Un jour, je deviendrai suffisamment vindicative pour ne rien laisser passer. Et ce jour-là, oh là là, mes aieux... J'ai hâte. Mais ce jour là n'est pas encore arrivé. Ces chieurs m'ont bouffé mon énergie, il m'en reste juste suffisamment pour me préserver et continuer à sortir dehors, malgré eux.
Remus a écrit :
wildtendercat a écrit :
Remus a écrit :Dans le terme "harcèlement de rue", il y a le mot "harcèlement", qui implique une répétition, un caractère systématique. Des évènements rares et ponctuels ne sont pas du harcèlement. Trois fois en 5 ans ? C'est moins que moi la semaine dernière. Dont un vigile qui m'a suivie dans tout le magasin, et un mec qui m'a insultée parce que je n'avais pas dit merci à son commentaire sur mon physique.
franchement Remus, si tu es sure que le vigile t'a suivi pour un motif autre qu'un soupçon de fauche, je le signalerai direct a sa direction.
Point amusant : quand je suis sortie, j'avais juste l'envie de me casser. Ce dont on parle, c'est du quotidien. "On devrait", oui, bien sûr. Sauf que tous les jours, ça bouffe l'énergie. A la fin, on veut juste rentrer chez soi, et oublier. C'est l'un des aspect du harcèlement. C'est tellement répétitif qu'on a pas les ressources pour se battre au quotidien. Qu'on est usées, habituées, qu'on baisse les bras pour ne pas passer la journée à penser à ça. Parfois on réagit. La quasi totalité du temps, non.
Mais je suis d'accord avec toi pour une fois. Dans l'idéal, "on signalerait". Mais nos repères sont faussés. Le vigile m'a suivi dans tout le magasin, s'arrangeant pour être toujours sur mon passage, cherchant à attraper mon regard pour me parler, oui. Mais il ne m'a pas insultée, il n'a pas susurré un "charmante" crade sur mon passage. Il ne m'a pas attrapé le bras pour m'obliger à lui parler. Selon mes critères, selon mon expérience, il fait partie des softs. De fait, il ne me serait pas passé à l'esprit d'aller le dénoncer. Pire encore, j'aurais probablement culpabilisé à l'idée de mettre en danger son job. Ce qui est absurde, il est en tort, pas moi. Mais on parle ici d'un conditionnement massif à ne pas réagir. Des "tu devrais être flattée" au "tu exagères" en passant par "les hommes sont comme ça".
Un jour, je deviendrai suffisamment vindicative pour ne rien laisser passer. Et ce jour-là, oh là là, mes aieux... J'ai hâte. Mais ce jour là n'est pas encore arrivé. Ces chieurs m'ont bouffé mon énergie, il m'en reste juste suffisamment pour me préserver et continuer à sortir dehors, malgré eux.
WTC, je crois que tu ne te rends pas compte.

Dans une journée, il m'est déjà arrivée de sortir de chez moi, subir les regards des ouvriers qui bosse sur la façade de l'immeuble d'à côté, tourner le coin de la rue pour aller prendre le métro, et me prendre un "mmmhh belle poitrine", du plus bel effet, par un mec qui passe dans la rue. Dans la journée, traversée la place sainte opp, et voire deux jeune fille se faire suivre et interpeller à coup de "hey mademoizelle madeoizelle". Puis le soir, après avoir dîner avec une copine, se faire arrêter toutes les deux par deux jh baraqués, qui se placent devant nous sur le trottoir, nous bloquant le passage, tentant une drague à deux balles. Ce qui est gênant, c'est qu'ils insistent alors qu'on n'est pas intéressées, et que, de façon plus ou moins consciente, ils nous bloquent sur ce bout de trottoir. Enfin, après avoir laissé ma copine dans son bus, je remonte la rue de rivoli pour chopper un taxi, et me fait suivre sur 200 mètres par un mec qui veut mon tel.

Toutes les journées ne sont pas aussi foisonnantes, mais il est rare de passer une semaine sans subir l'un de ces comportements.
ça c'est une journée ordinaire on va dire, j'ai la même chose en province (de moins en moins, je pensais que c'était l'avancée de l'âge… que nenni, en perdant du volume ça a recommencé, et de plus belle, cet été)

Les mains baladeuses dans le métro parisien, c'est pas une légende, j'ai dû y monter 4 fois dans ma vie et sur 4 fois j'ai eu droit à mon voisin de derrière qui frottait son érection contre mon fessier :sick: et une autre fois une main baladeuse sous la robe dans la foule compressée dans le wagon… heureusement que j'ai pu me dégager rapidement parce que le but de ma manoeuvre était clairement de passer sous la culotte :twisted: :twisted: :twisted: ben je peux te dire WTC qu'on est loin de la dame qui vient te demander l'heure pour une drague lourde… tu imagines si quelqu'un(e) essayait de te mettre un doigt dans le fondement, tu te sentirais un peu plus offusqué que par une drague maladroite.
Si vraiment c'est un dieu qui a créé ce cloaque d'horreur et de désespoir avec la mort au bout, alors c'est un tel salaud qu'il vaut mieux qu'il n'y en ait pas.
F. Cavanna
Sur les dragueurs pas agressifs, ce qui me fatigue, c'est que cela véhicule l'idée que la femme doit toujours être disposée à se faire séduire, ouverte aux rencontres, aimable, sympathique.

Ben non.

Quand je suis dans le métro, je ne suis pas là pour me faire des potes. Je me déplace d'un point A à un point B. Le mec qui vient me parler, même en étant poli, il me saoule. Je suis polie, je l'éconduis poliment. Mais la société semble attendre de moi que je sois flattée, reconnaissante de l'intérêt que l'on me porte, et indulgente envers les efforts de ce cher monsieur: comprenez, c'est pas facile de s'exposer ainsi au rejet.

Ben c'est à dire que je ne lui ai rien demandé, que ça me saoule de dépenser mon énergie à lui répondre poliment, et que je préfère rester dans ma bulle avec moi et moi même. C'est typiquement le coup du vigile: d'où est il légitime qu'il t'impose son envie/ besoin de lier connaissance?

Alors si en plus il le prend mal et devient impoli/ violent/ agressif, faut pas s'attendre à ce que je sois patiente.
L'autre jour, je dinais avec des amis, et à un moment, l'un d'eux redemande du vin. La bouteille se trouvait juste à côté de moi, je la prends pour resservir la personne et là, notre hôte s'écrit: "ah non! je vais plutôt servir. Non, non non, une femme qui sert le vin, ce n'est pas possible, et pourtant, je ne suis pas sexiste ni rien, je pense que les femmes peuvent faire tout ce qu'elles veulent, mais pas servir le vin, c'est moche une femme qui sert du vin". :shock: :shock: (bon, j'avoue qu'il était un peu éméché, il ne s'est sans doute pas exprimé aussi clairement que ça, mais c'était l'idée)

Du coup, nous voila partis à discuter là dessus: je lui ai fait remarquer que les femmes n'avaient aucune obligation à fournir une vue esthétiques aux hommes, que lui, il avait parfaitement le droit de trouver cela laid, mais qu'il devait être conscient qu'aucune femme n'avait le devoir de lui fournir des choses agréables à regarder à ses yeux.

Dans l'ensemble, tout le monde était un peu trop bourré pour une discussion sérieuse (sauf moi, je n'avais pas bu), donc ensuite, je suis plutôt partie sur la plaisanterie: j'ai servi le vin en minaudant, et je lui ai demandé si c'était assez esthétique à ses yeux... :lol:
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