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LaPo a écrit :
Le_Chat_Du_Cheshire a écrit :Une manière de trouver une excuse à leur propre passivité, sachant que la logique judiciaire n'incite guère à intervenir.
Non assistance à personne en danger, tu ne crois pas que ça peut fonctionner juridiquement ? (ceci est une vraie question, juuuust où es tu ?)

N'étant pas supposé faire justice toi-même, tu vas appuyer sur l'interphone, au risque d'exciter encore plus le mec...

Certaines situations incitent au pragmatisme, et le jour où je me suis retrouvé confronté à une douzaine de jeunes, j'ai préféré adopter un profil bas plutôt que d'appeler la police.
J'ai lu un article ou un post sur un forum,je ne sais plus où une nane avait défendu une fille qui se faisait agresser et l'agresseur de la fille avait eu le culot de la poursuivre en justice parce qu'elle l'avait blessé. Il a été débouté heureusement et a fini par être condamné sévèrement mais n'empêche que ça n'incite pas à porter secours. La justice est mal faite à ce niveau là. Non seulement on risque de se faire agresser à son tour voire tuer mais en plus,si par malheur on blesse l'agresseur,il peut porter plainte contre nous alors qu'à la base,c'est lui l'agresseur!
Ca ne justifie en aucun cas de prendre le parti des harceleurs ou agresseurs,le "victim blaming" est inacceptable.
Oui, enfin en l'occurrence, c'était un homme seul contre un wagon. Pas un viol collectif dans un train désert (et là encore, je pense que beaucoup ne pensent même pas à dégainer leur téléphone pour appeler la police, à avertir le contrôleur, ou à tirer sur le freinage d'urgence, que sais-je). La crainte d'hypothétiques poursuites est trop souvent LA bonne excuse des lâches pour ne pas réagir, alors que dans 90%, on peut le faire (et sans passer par la case confrontation physique).
Nouveautés dans ma BAV ! N'hésitez pas à aller jeter un œil...
MaudK a écrit :J'ai lu un article ou un post sur un forum,je ne sais plus où une nane avait défendu une fille qui se faisait agresser et l'agresseur de la fille avait eu le culot de la poursuivre en justice parce qu'elle l'avait blessé. Il a été débouté heureusement et a fini par être condamné sévèrement mais n'empêche que ça n'incite pas à porter secours. La justice est mal faite à ce niveau là. Non seulement on risque de se faire agresser à son tour voire tuer mais en plus,si par malheur on blesse l'agresseur,il peut porter plainte contre nous alors qu'à la base,c'est lui l'agresseur!
Ca ne justifie en aucun cas de prendre le parti des harceleurs ou agresseurs,le "victim blaming" est inacceptable.
J'avais lu un post sur VLR, j'crois que le mec a fini avec une fracture des testicules. Il n'a pas été débouté mais ça aurait pu mal finir pour la "sauveuse" si elle n'avait pas retrouvé la jeune femme qu'elle avait aidé, qui était la seule témoin de l'agression. Ce qui a pu aider à montrer que c'était de la légitime défense et non une agression gratuite.
Il me semble qu'il est arrivé une histoire similaire à l'animateur Nagui...
_Aphasie_ a écrit :Oui, enfin en l'occurrence, c'était un homme seul contre un wagon. Pas un viol collectif dans un train désert (et là encore, je pense que beaucoup ne pensent même pas à dégainer leur téléphone pour appeler la police, à avertir le contrôleur, ou à tirer sur le freinage d'urgence, que sais-je). La crainte d'hypothétiques poursuites est trop souvent LA bonne excuse des lâches pour ne pas réagir, alors que dans 90%, on peut le faire (et sans passer par la case confrontation physique).
Je ne disais pas ça par rapport à ce qui est arrivé à Kuro mais par rapport à ce que disait Le_Chat_Du_Cheshire.
Je suis complètement d'accord avec toi. Ceci dit,n'ayant jamais été confrontée au problème,je ne peux pas dire quelle serait ma réaction. J'espère que j'aurais la présence d'esprit de faire le nécéssaire.
Effectivement!

"Mieux vaudrait dire : « Qu’est-ce que tu es fort. Heureusement que tu es là pour protéger les filles ! »

De même qu’une petite fille a besoin d’entendre : « Tu vas devenir une très belle dame, tu auras des bébés dans ton ventre ! "

C'est juste consternant. Ca enferme les filles dans le rôle de la demoiselle en détresse qui a besoin des hommes pour la protéger et dans le rôle de personne décorative qui deviendra forcément maman... Comment pourrait on remédier au sexisme de la société si on continue enseigner dès l'enfance les préceptes sexistes?
Beurk, même pas le courage de lire :lol:

A savoir que les magazines de psychologie grand public comme ça, ne font que de la psy de comptoir malheureusement... D'un côté c'est rassurant de le savoir quand on nous sort des pseudo-vérités pareilles ;)
.
bah, c'est tout simplement des concepts complétement démodés et ridicules! il n'y a qu'à voir:
Freud a mis en évidence l’équation symbolique "enfant égale pénis". Une petite fille renonce à avoir un pénis parce qu’elle aura un bébé dans son ventre.
On revient à la fameuse obsession phallique de Freud: le "drame" des femmes serait de ne pas avoir de pénis, et toute leur personnalité reposerait donc sur "l'absence traumatique de pénis"... Une conception complètement dépassée, qu'aucune étude sérieuse n'a jamais prouvée.
l’homosexualité est un mécanisme inconscient, qui se rapporte à la sortie du complexe d’Œdipe, à la façon dont l’enfant tisse des liens inconscients avec ses deux parents, à la place symbolique que tiennent son père et sa mère dans la famille.
On revient à l'homosexualité vue comme "maladie" et dûe à la non -résolution de l'Oedipe... Le complexe d'Oedipe lui-même n'a jamais été prouvé (dans le sens où ce serait une étape obligatoire de la construction enfantine), et il est prouvé depuis pas mal de temps que l'homosexualité n'est pas une construction éducative: ce ne sont pas les parents qui rendraient leur enfant homosexuel par telle ou telle façon de l'éduquer.

Bref, cet article est risible et dépassé. :roll:
MaudK a écrit : De même qu’une petite fille a besoin d’entendre : « Tu vas devenir une très belle dame, tu auras des bébés dans ton ventre ! " [/b]
C'est juste consternant. Ca enferme les filles dans le rôle de la demoiselle en détresse qui a besoin des hommes pour la protéger et dans le rôle de personne décorative qui deviendra forcément maman... Comment pourrait on remédier au sexisme de la société si on continue enseigner dès l'enfance les préceptes sexistes?
Et c'est assez terrible si la petite fille est laide et qu'elle est stérile! Pour cette brave dame, qu'est-ce qu'une femme laide et sans enfants? une rien du tout! Charmant... :?
Une collègue de travail vient de me faire passer une étude concernant les représentations sexistes dans les manuels scolaires. Je ne l'ai pas encore lue, mais visiblement, il existerait encore pas mal de représentations sexistes dans les manuels scolaires.

La bonne nouvelle, c'est que plusieurs collègues ont été intéressées par cette étude, et m'ont demandé à pouvoir la lire ensuite.
La note bd de la dessinatrice Diglee, où elle explique pourquoi elle ne lit actuellement que des auteures femmes, est vraiment sympa :

Femmes de lettres, je vous aime
mamykro a écrit :bah, c'est tout simplement des concepts complétement démodés et ridicules! il n'y a qu'à voir:
Freud a mis en évidence l’équation symbolique "enfant égale pénis". Une petite fille renonce à avoir un pénis parce qu’elle aura un bébé dans son ventre.
On revient à la fameuse obsession phallique de Freud: le "drame" des femmes serait de ne pas avoir de pénis, et toute leur personnalité reposerait donc sur "l'absence traumatique de pénis"... Une conception complètement dépassée, qu'aucune étude sérieuse n'a jamais prouvée.
l’homosexualité est un mécanisme inconscient, qui se rapporte à la sortie du complexe d’Œdipe, à la façon dont l’enfant tisse des liens inconscients avec ses deux parents, à la place symbolique que tiennent son père et sa mère dans la famille.
On revient à l'homosexualité vue comme "maladie" et dûe à la non -résolution de l'Oedipe... Le complexe d'Oedipe lui-même n'a jamais été prouvé (dans le sens où ce serait une étape obligatoire de la construction enfantine), et il est prouvé depuis pas mal de temps que l'homosexualité n'est pas une construction éducative: ce ne sont pas les parents qui rendraient leur enfant homosexuel par telle ou telle façon de l'éduquer.

Bref, cet article est risible et dépassé. :roll:
Complètement d'accord! C'est affligeant d'en être encore là sur l'homosexualité. L'homosexualité ne résulte pas d'un "problème" quelconque,quelque chose qui n'a pas été résolu. C'est une attirance pour les gens du même sexe,point.
Remus a écrit :La note bd de la dessinatrice Diglee, où elle explique pourquoi elle ne lit actuellement que des auteures femmes, est vraiment sympa :

Femmes de lettres, je vous aime
Topissime. Moi même littéraire, je me prends un coup dans ma tronche bien faite par... des hommes (mais qui parlent de femmes, heureusement)

Je suis en pleine lecture du livre/BD qu'elle conseille sur Olympe de Gouge, et c'est vrai que c'est tout à fait intéressant.

Je ne parlerais même pas de l'article de psycho mag, j'ai essayé de leur écrire tant j'étais choquée, impossible ! grmlgrmlgrml
En même temps, malgré les exemples qu'elle donne, il est vrai que la plupart des grands auteurs sont des hommes dans les siècles passés. Ca tient évidemment au contexte socio-culturel, et ça tend à s'estomper, d'ailleurs les plus "grandes" auteures citées sont récentes. J'ai rien contre Duras ou Colette mais Esla Triolet ne remplace pas Hugo ou Flaubert à mon sens.
Je veux dire : je trouve ça idiot de vouloir lire autant de femmes que d'hommes du 18ème siècle par exemple, car il est évident que l'époque a produit beaucoup plus de grands écrivains hommes, comme elle a produit plus de scientifiques hommes malgré Emilie du Châtelet. L'éducation des femmes, leur condition, ne leur permettait pas d'être aussi nombreuses à écrire des chefs-d'oeuvres.

Je trouve ça pas très naturel de ne lire que les femmes pour "compenser". Ni très productif. On aura beau relire Germaine de Staël, même si son écriture est de qualité, eh bien pour moi ce n'est pas immérité qu'on étudie plutôt Rabelais à sa place.
Le féminisme pour moi ne consiste pas à rechercher les femmes qui tiennent la route dans les siècles passés et à les porter aux nues en dédaignant les hommes, mais plutôt à traiter avec un intérêt objectif une oeuvre, sans tenir comtpe du sexe de son auteur. Et aussi à encourager la production actuelle par les deux genres pour une littérature égalitairement produite.

Ensuite, je trouve un peu de mauvaise foi de critiquer le fait qu'on n'étudie pas Annie Ernaux : ce n'est pas parce que c'est une femme, mais simplement parce que c'est hyper récent et pas encore entré dans les programmes. Cette année j'étudie en 1ère Jean Rouaud, et j'ai pas l'impression qu'ils connaissaient, pareil quand Modiano a eu son Nobel, aucun élève ne l'avait étudié avant.
On commence à peine à intégrer un auteur comme Jean-Luc Lagarce, mort il y a plus de 30 ans, parce qu'il s'est trouvé pour la première fois au concours de l'agrégation il y a 2 ans.

De plus, les auteures femmes sont je trouve relativement étudiées, il suffit de regarder les programmes et les manuels, notamment Fred Vargas, Yasmina Reza, Marguerite Duras (omniprésente dans les manuels), Sarah Kane, Louise Labé, Mme de La Fayette (jamais étudiée en bac L ??), Mme de Sévigné (en 4ème), Mme du Chatelet justement ainsi que Olympe de Gouge, Mme de Staël et Simone de Beauvoir (toutes les 4 dans le manuel Magnard), Christa Wolf, Marie de France, Colette...

A ce moment-là on peut aussi raler sur le peu d'auteurs noirs...
la beau té de la vie pas se la dou leur de mou rir
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