lolimars a écrit :cela n'excuse rien: les médecins prescrivaient des extraits thyroidiens à la pelle, il y a eu des morts, des maladies graves et irréversibles,
Le corps médical manquait surtout d'info. Maman a eu droit à des antibiotiques avant la secondaire mondiale, et pourtant c'est encore expérimental. Mais je ne crois pas qu'elle aurait survécu à sa pneumonie sinon.
Pour les régimes, j'ai souvent donné dans l'innovent. J'ai voulu suivre une thérapie en 77 avec Apfeldorfer. Il s'agissait d'un groupe de parole. Malheureusement les horaires du groupe se sont révélés incompatibles avec les miens. A l'époque ces méthodes étaient révolutionnaires.
J'ai retrouvé les principes de la rééducation alimentaire dans un groupe style WW, mais en 1981. L'animatrice , ex-obèse y parlait de rechercher sa faim et sa satiété, mais par tatonnement (si on a encore faim une demi heure après le raps, on n'a pas assez mangé, prendre un en-cas, si on a pas faim , on a trop mangé, réduire les doses). Si l'amaigrissement était accéléré par régime (421-GPL), elle parlait pour la stabilisation de se réadapter à la cuisine normale. Il y avait la semaine du chocolat, celle des gateaux, celle du beurre et de la confiture et celle des tartes salées. Elle demandait aux personnes en stabilisation de faire attention aux aliments sur lesquels elle craquaient pour, non pas les éliminer, mais être attentive lorsqu'on les consomme pour mieux maitriser cette consommation. Où avait-elle péché cela, je n'en sais rien. Mais cela ressemblait fort à de la rééducation alimentaire en stabilisation. Je n'ai pas eu le droit à cette stabilisation (pas atteint le poids décrété). J'étais tellement abattue que j'ai mis plusieurs années avant de me dire que j'en avais peut être appris assez pour faire ce travail toute seule. Mais en 1977 ou 1981, la rééducation alimentaire, c'était aussi "expérimental" non ?
Quant à l'anneau, la aussi, il y a un satané manque de recul. Par contre, les dangers des extraits thyroïdiens dans les années 60, on en parlait pas. Pas plus que de ceux de la vaccination contre la variole. Ils étaient supposé présenter plus d'avantage que d'inconvénient, point barre. Je me rappelle mon docteur de famille, durant les années 70, nous dire qu'il n'avait jamais lui croisé un cas de compication grave à la vaccination contre la variole. A peine une fièvre de temps en temps. Pour lui, il tombait des nues et se demandait s'il n'y avait pas exagération. D'où ma remarque c'était surtout l'information qui manquait