Cocagne a écrit :Câline a écrit :Cocagne a écrit : Communiquer ce n'est ni parler à l'autre ni parler avec l'autre, c'est une relation à double sens
et selon les enfants, les parents et selon les moments c'est possible... ou non
les grands discours des psys sur la violence de la fessée n'ont finalement que culpabilisé beaucoup de parents qui n'en avait absolument pas besoin
C'est très juste ce que tu dis, certains parents n'arrivent pas à communiquer avec leurs enfants.
Et il ne sert à rien de les culpabiliser. Ils n'ont très certainement eux-même jamais appris à le faire.
Pour autant, n'ai-je donc pas le droit de dire qu'il est possible de faire autrement ?
Pourquoi se sentir à ce point menacé quand je décris comment un enfant vit les punitions ? Je n'ai pas inventé ce que j'écris.
Les cabinets de psy sont remplis de gens en souffrance, alors pourquoi reproduire encore et encore un modèle d'éducation qui a détruit une majorité de personnes ?????
je t'ai repondu à ce passage
comment peux tu dire que le modele d'education a detruit une majorité de personne?
comment peux tu dire que tout est à la faute à la fessée?
j'ai essayé de te repondre mais toi tu ne veux pas me repondre?
si tu communiques aussi bien avec ton fils qu'avec moi permet moi d'avoir un doute sur la validité de ce que tu avances
et tu n'as toujours rien dit sur le fait qu'il y a des enfants qui refusent absolument toute communication avec leurs parents ou avec les medecins ou les psys chez qui on les envoie
Pour ce qui est de mon fils, je ne mélange jamais le virtuel et le réel. J’ai des obligations et des devoirs envers mon fils que je n’ai pas envers vous.
Pour ce qui est de l’exemple que tu me donnes, moi ce que je vois dans un premiers temps c’est une famille en souffrance : la communication ne passe pas, donc la communication est malade. Ce n’est pas grave en soi. Ce qui l’est c’est d’en faire porter la responsabilité à l’enfant, de lui laisser croire (ou de lui faire croire) que c’est de sa faute. C’est courant. Une VLR le dit clairement dans un de ses posts : sa mère n’arrivait pas à établir de communication avec son frère, c’était donc la faute de son frère. Elle y croit mordicus. C’est lui le méchant. Une autre VLR est d’ailleurs venue confortée ses dires : « mais oui, il faut adapter les punitions » sous-entendu il y a des enfants qui méritent les coups qu’ils reçoivent…. J’ai moi la vague impression d’être dans la cinquième dimension !!! Je ne vois pas comment on peut aider des parents à communiquer avec leurs enfants en leur proposant une surenchère de punitions. Il me paraît plus judicieux d’essayer de voir, comprendre pourquoi les parents n’arrivent pas à être en lien avec leur enfant et comment peuvent-ils faire pour y parvenir : c’est eux qui ont la réponse, pas moi ! Pour ce qui est des psys, comme dans tout corps de métier, il y en a des bons, d’autres beaucoup moins.
Pour reprendre l’exemple de Karen qui m’a touchée : elle se sent encore aujourd’hui coupable de la colère de sa mère alors qu’elle n’est en rien responsable. C’est sa mère qui s’est laissé submergée par ses émotions parce que, probablement, elle n’a jamais appris à les reconnaitre, à les gérer, à poser ses frontières : donc elle s’est laissé envahir. Résultat ? D’après ce que j’ai lu Karen a eu très mal physiquement et sa mère a souffert de son geste au point d’en pleurer (c’est terrible de frapper son enfant, cette mère s’est fait du mal à elle-même). Alors il est où le coté éducatif ?
Une autre VLR raconte que son père les a frappés elle et ses frères parce qu’ils faisaient du ramdam dans la voiture. Ils n’ont jamais recommencé tellement leur père leur a fait peur (et pour cause, un adulte contre un enfant…) Il est où le coté éducatif ?
Une autre VLR parle de sa souffrance quand elle punit son enfant. Personne ne lui a demandé pourquoi. Personne ne lui a demandé ce qu’elle ressentait. Après tout, se faire du mal avec son enfant, utiliser l’éducation pour ça, c’est normal !! Là , j’hallucine complètement ! Il est où le coté éducatif ?????
Une autre VLR, éducatrice, nous parle de sa méthode avec fierté. Elle punit et explique – en disant à l’enfant que c’est mal ce qu’il a fait – puis elle lève la punition quand elle le décide en vérifiant bien entendu si l’enfant a bien compris ce qu’elle a voulu lui faire comprendre (c'est-à -dire son point de vue). Au besoin elle se répète. Mais qu’en est-il de ce que l’enfant ressentait au moment de la bêtise, ce qu’il a ressenti quand il a été punit ????? Silence…. Ça ne semble pas l’intéresser. Il est où le coté éducatif ?
C’est cette hypocrisie que je dénonce ! Les cabinets de psy sont remplis de personnes – pas forcément détruites, dieu merci – mais en souffrances : parce qu’elles ne se connaissent pas, parce qu’elles n’ont pas idée de leurs besoins vitaux, parce qu’elles se laissent envahir par les autres, parce qu’elles n’ont pas accès à leurs émotions et ne peuvent comprendre celles de leurs enfants, parce que leurs parents leurs ont imposés des règles, des lois qu’on leur avait aussi imposé, qu’ils croyaient bonnes, mais qui ne leur ont jamais permis de se comprendre eux, de développer LEUR personnalité propre etc….Beaucoup de parents démunis face à leurs enfants, face à la vie. Beaucoup de parents qui pensent qu’éducation rime forcément avec souffrances infligées (à soi, à ses enfants) et qui en souffrent. Absurde !