mounat a écrit :- je suis carrément dans ma bulle et je ne pense qu'à lui, je réfléchis aux dernières 25 années et je sais que quand je l'ai quitté, je l'aimais encore. Je n'avais pas fait le deuil de notre relation. A cette époque, il m'a fallu du temps pour remonter la pente et puis j'ai rencontré mon mari. Depuis 25 ans, je suis la bonne épouse modèle, j'ai fondé un foyer, j'ai de merveilleux enfants, j'ai un bon job... mais je n'ai pas pensé à moi. A l'aube de la cinquantaine, est ce que j'ai le droit de me poser des questions sur ma vie ou je fais l'autruche ?
Bien sûr que tu peux te poser des questions existentielles ! Et encore heureux qu'on ait droit de se demander ce qu'on veut faire de sa vie
Ceci étant, je crois que le piège est qu'on se fait facilement entraîner dans des histoires de ce genre, et que finalement on ne s'interroge pas véritablement sur la vie qu'on mène actuellement.
Tu le dis bien : tu es dans une bulle, obnubilée par son image, et ça ne va pas aller en s'arrangeant. Est-ce véritablement l'occasion d'un recul sur ton existence ?
Pour moi c'est aller plutôt dans les remous, les remords, la dépendance affective.
Que peut vraiment t'apporter cet homme ? Te verrais-tu stopper ta vie de famille pour essayer de construire quelque chose avec lui ?
Je cherche à aider, c'est difficile sans faire un peu d'ingérence ; j'espère que tu retireras du positif de ce questionnement actuel. J'ai juste l'appréhension du fait que les fantasmes/béguins troublent plus l'esprit qu'autre chose.
Ils viennent quand on veut remettre en question son couple mais annihilent notre esprit critique, notre capacité au dialogue avec notre compagnon ou soi-même, en ce qu'on se tourne entièrement vers eux (et qu'on se fie à eux).
Quand je repense à ce que j'ai fait (soyons francs : se dénuder devant la cam), et avec qui je l'ai fait, je me dis que mon sens critique devait être réduit à néant pour agir ainsi, pour me laisser aller à ça.
Je me sentais mal alors j'ai accueilli avec plaisir ses "ma puce", "mon bébé" (moi qui trouve ça à vomir en temps normal), et ses promesses d'un bel avenir. Alors que cet homme ne valait pas le dixième de mon compagnon objectivement.
Un miroir aux alouettes ne permet pas de réfléchir sereinement, c'est tout ce que je dirai à ce sujet.
Quand on est aimé(e), on compte ; c'est quand on aime qu'on ne compte pas.