Il me semble que ça marche dans les deux sens... Les gens qui veulent des enfants trouvent toujours quelqu'un sur leur chemin pour dire "
haaaan... mais franchement, avec le monde où on vit, etc, ça craint, c'est vraiment égoiste de vouloir faire un gosse à notre époque"... et ceux qui n'en veulent pas, ben... on les traite d'égoistes, parce qu'ils ont moins d'obligations dans la vie que ceux qui ont des enfants... donc ça montre bien qu'en faire ou ne pas en faire, tout ça, c'est un choix personnel (et donc égoiste)...
Personnellement, je suis passée par différents stades, jusqu'à 28 ans environ, je hurlais haut et fort mon refus d'avoir des gamins, d'ailleurs je détestais ça... ma mère était instit en maternelle, et rien que l'idée d'aller la chercher là -bas me révulsait... j'aimais pas les gamins des autres, qui m'insupportaient... je me suis détournée de toutes mes anciennes copines qui ont eu des gamins peu après le bac... en plus, rien que l'idée de la grossesse et de l'accouchement... berk, quoi... et puis pas question de m'encombrer, etc... je faisais le désepoir de ma mère qui rêvait d'être grand-mère...
Ensuite, à partir de 28 ans, j'avais toujours pas envie de faire un enfant (hors de question), mais je commençais à me dire que j'aurais pas de déplaisir à en élever un... Je me disas "
l'adoption, c'est bien... pas de grossesse, pas d'accouchement... et puis y a assez de gamins seuls dans le monde, pour qu'on soit pas obligé d'en faire soi-même..." avec cette idée un peu tordue qu'en plus, ce gamin ne pourrait pas me reprocher d'être en vie, puisque je ne lui aurais pas donné la vie moi-même...
Ensuite, vers 30 ans, j'ai commencé à me dire que si, en fait, pourquoi pas faire un gamin... dans le sens où auparavant, si j'étais tombée enceinte, j'aurais avorté direct... et que là , je sentais que si ça arrivait, j'allais me poser la question très sérieusement...
Et puis à 32 ans, crack... enceinte... et j'ai pas avorté (même si j'étais partie pour ça, au départ), pour diverses raisons... parce que je sentais que j'étais capable de l'avoir, ce bébé, et aussi que si je ne le gardais pas, j'allais sans doute le regretter toute ma vie, et clairement, ça a été un choix égoiste...
Et tous les jours, je réalise la chance que j'ai, d'avoir ma fille... je suis moins intolérante avec les gamins des autres, je pense que j'ai eu le déclic, mais après avoir eu ma gamine... si j'étais pas tombée enceinte à l'arrache, je ne sais pas si j'aurais été un jour assez décidée pour me lancer dans l'aventure... or maintenant que je sais ce que c'est, l'idée d'en avoir un second ne me fait pas peur (enfin, pas maintenant) et me plairait même plutôt...
Je crois que chaque cheminement est différent, il y a des envies, des déclics, ou pas... peut-être bien que c'est égoiste, de ne pas vouloir d'enfant... et d'en vouloir aussi...
On s'en fout, de ce que pensent les gens, les collègues, la famille... c'est pas eux qui assument les enfants qu'on fera (ou pas)... c'est trop perso pour être discuté...
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