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LuxLisbon a écrit :
SoDark a écrit :
Enfin bref, à mon sens c'est quand même plus une question de culture que de sexisme.


pour l'épilation sans doute, mais globalement les interjections sociales à l'égard des femmes pour qu'elles fassent plier leur corps aux normes sont bien plus violentes qu'a l'égard des hommes. Le sexisme est là.

Pour les hommes le sexisme se manifeste dans l'obligation d'être fort, protecteur, endurant, etc.

Ce qui est tout aussi dramatique pour les hommes qui ne sont pas forts, ni protecteurs, ni endurants, etc. On en parle peu, mais un homme petit, à la voix fluette, qui se sent davantage "féminin" que "masculin" est également soumis à une pression terrible au quotidien...


C'est pour ça que le féminisme est aussi censé libérer les hommes... mais ça bien peu l'ont compris !
Je rentre pas dans le moule, il est trop petit !
Je relance la conversation rapport à ce que je viens de lire: comme, pour un de mes romans à venir, la nullipare que je suis fait des recherches sur la grossesse et l'accouchement, j'ai lu J'attends un Enfant de Pernoud, et là, stupeur, tremblement: à la page sur les positions pour accoucher, elle mentionne acccroupie ou à quatre pattes, ce dont on a parlé et qui est de plus en plus recommandé, mais 1 elle prend le gros conditionnel qui tache pour dire que ça cause moins de déchirures et 2 elle dit qu'il faut demander au mari/mec son avis avant d'adopter la position... Alors autant je prône le choix mutuel du prénom, des choix médicaux ou tout autre concernant le futur du petit fait à deux, autant là... Genre tu dois pas adopter la position qui te semble naturelle ou te fait moins souffrir parce que ça choque monsieur... :twisted:
Mais grave, quoi :shock:. S'y a bien un truc sur lequel je le consulte pas (je l'informe), c'est bien ça.
Don't sweat the small stuff.
Transatlantical high five! :D
Ravie de voir que mon coup de gueule est justifié, parce que là c'était vraiement le coup " Pensez bien à pas traumatiser votre mari/mec des fois qu'après votre relation soit détériorée..." Globalement ce truc est quand même très vieux jeu, c'est un peu inquiétant que ça soit encore l'ouvrage de référence, soit disant...
Et je parle pas du chapitre sur le poids et la grossesse, qui dit qu'il faut aussi penser à retrouver son corps d'après grossesse, son ventre plat et musclé, donc pas trop grossir :shock: :twisted: Ouais, parce qu'après avoir préservé la libido du mossieur en n'adoptant pas une position choquante, faut pas le dégoûter par du surpoid, naméo :twisted:
Mais argh, quoi. Juste argh.
Don't sweat the small stuff.
ploufplouftagada a écrit :
LuxLisbon a écrit :
SoDark a écrit :
Enfin bref, à mon sens c'est quand même plus une question de culture que de sexisme.


pour l'épilation sans doute, mais globalement les interjections sociales à l'égard des femmes pour qu'elles fassent plier leur corps aux normes sont bien plus violentes qu'a l'égard des hommes. Le sexisme est là.

Pour les hommes le sexisme se manifeste dans l'obligation d'être fort, protecteur, endurant, etc.

Ce qui est tout aussi dramatique pour les hommes qui ne sont pas forts, ni protecteurs, ni endurants, etc. On en parle peu, mais un homme petit, à la voix fluette, qui se sent davantage "féminin" que "masculin" est également soumis à une pression terrible au quotidien...


C'est pour ça que le féminisme est aussi censé libérer les hommes... mais ça bien peu l'ont compris !



Ah voui voui voui, le féminisme libère aussi l'homme ! ... de ces rôles très étriqués dans lesquels on veut absolument le faire entrer (et rester) : pourvoyeur financier, viril, ne pleure pas, hétéro, ne parle pas de ses émotions, pas trop proche de ses enfants... etc etc.

On parle de poils ?? ouais !!
Vive le poil. Le poil, c'est doux, c'est naturel, et je trouve ça joli :p
Et je comprends très bien aussi l'esthétique (et le plaisir esthétique) de pas-de-poil, ce qui est problématique, c'est bien la normalisation - et l'intériorisation de la norme - de l'épilation féminine sans autre alternative.

Quant au sexisme ordinaire... une fois la région parisienne quittée, on se rend compte plus précisément qu'il ne relève pas uniquement d'une "mentalité de cité" certes très présente dans le RER/métro, et qui parasite les journées (et on voit bien que certains hommes genre Eric Zemmour aimerait bien qu'on ne s'interresse qu'à cette partie du problème). L'arrivée à la cambrousse profonde est aussi violente en fait. Au quotidien, le plus choquant c'est l'absence de qualification professionnelle des femmes, leur éloignement quasi-total de la sphère professionnelle (autre que l'usine/les métiers considérés comme réservés comme par exemple nounou). Les jeunes filles sarrêtent l'école très vite, à 16 ans, avec ou sans le brevet... puis bossent un peu à l'usine, puis se fatiguent, ont des enfants à partir de 18 ans, et se reconverstissent (essaient en tout cas) dans la garde d'enfants...
Le corps des femmes est destiné à la maternité, voilà. Et beaucoup d'enfants. Cinq, huit, douze... et l'isolement social, peu de contacts hors de la famille.
Les jeunes filles ont des rêves étriqués, qui restent dans un périmètre de quelques kilomètres.
http://viol-les-voix-du-silence.francetv.fr
http://hyperboleandahalf.blogspot.fr/20 ... adult.html

Au milieu de l'hiver, j'ai découvert en moi un invincible été - Albert Camus
Je ne peux qu'approuver, hélas... Pour preuve le blog de Princesse Soso, prof en zep rurale qui correspond tout à fait à ça, où les difficultés scolaires des filles sont balayées d'un "Pas grave, elle se mariera" ...
Cf aussi le livre qui reprend les premiers posts et qui est très bon, au passage
Petit épisode de sexisme ordinaire: dans le collège où je travaille, il y a une expo sur les relations garçons/filles. Il y a notamment une BD (pêchée dans un mensuel pour enfants apparemment), dans laquelle des filles et des garçons veulent jouer ensemble, mais n'arrivent pas à se mettre d'accord. Les garçons veulent jouer au foot, aux gendarmes et aux voleurs, aux chevaliers... Les filles veulent jouer à la poupée, à la maîtresse, à la princesse, se maquiller, etc. Désolant.
Maiadi a écrit :Petit épisode de sexisme ordinaire: dans le collège où je travaille, il y a une expo sur les relations garçons/filles. Il y a notamment une BD (pêchée dans un mensuel pour enfants apparemment), dans laquelle des filles et des garçons veulent jouer ensemble, mais n'arrivent pas à se mettre d'accord. Les garçons veulent jouer au foot, aux gendarmes et aux voleurs, aux chevaliers... Les filles veulent jouer à la poupée, à la maîtresse, à la princesse, se maquiller, etc. Désolant.

:roll:
Don't sweat the small stuff.
Lenore a écrit :L'arrivée à la cambrousse profonde est aussi violente en fait. Au quotidien, le plus choquant c'est l'absence de qualification professionnelle des femmes, leur éloignement quasi-total de la sphère professionnelle (autre que l'usine/les métiers considérés comme réservés comme par exemple nounou). Les jeunes filles sarrêtent l'école très vite, à 16 ans, avec ou sans le brevet... puis bossent un peu à l'usine, puis se fatiguent, ont des enfants à partir de 18 ans, et se reconverstissent (essaient en tout cas) dans la garde d'enfants...


C'est à peu près ce que j'observe... le schéma étant de ce que j'ai constaté.
- niveau correct au collège, parfois lycée,
- rencontre un garçon légérement plus agé,
- monsieur passe un diplome type CAP, BEP, BTS / madame fait un opeu d'étude... une ou deux années de FAC,
- monsieur trouve du boulot / madame arrête ces études sans réelle qualifications,
- madame s'ennuie à la maison / monsieur participe peu au ménage, ils font des enfants,
- le couple se sépare pour x raison (financière, fidélité... etc...)
- madame se retrouve sans qualification, sans boulot, sans mari avec quelques enfants.
À l'exception des deux dernières lignes, je trouve qu'on voit énormément ce schéma sur VLR.
Don't sweat the small stuff.
on trouve aussi des femmes qui ne s'ennuient pas à la maison et qui pourtant ne sentent pas du tout emprisonnées dans un schéma quelconque.

Cela fait 20 ans dans une dizane de jours que j'ai arrêté de travailler et j'avoue que je me suis complètement épanouie dans mon rôle, quand mes enfants ont grandi j'ai trouvé des activités qui m'ont fait plaisir.

En fait j'ai eu le sentiment d'être mille fois plus libre à la maison.

Je ne convainc pourtant pas tout le monde quand j'en parle, chez certains de mes proches également.

Il y a des personnes qui pensent que je suis tellement conditionnée que je ne m'en rend meme pas compte :D .

Pourtant, je n'ai pas donné ce modèle à mes enfants spécialement. Mon fils ainé qui pourtant va faire de longues études et aura un métier je pense qui l'intéressera, envisage tout à fait de rester à la maison s'occuper de ses enfants, sa chérie ne se sentant pas attirée par cela.

Ce dont je suis très fière quand j'entends mon fils parler comme cela, c'est de me dire que j'ai réussi à lui donner un regard positif sur ce rôle, qu'il soit rempli par une femme ou par un homme.
Pour rebondir sur les enfants, il y a ce livre vraiment chouette : A quoi tu joues ? Je l'ai utilisé en classe avec des CE1. Bizarrement (?) quand on aborde le sujet de manière explicite (avec ce livre), les enfants sont très ouverts. Les garçons jouent avec les barbies, certains aiment se maquiller, certaines filles sont meilleures au foot que certains garçons etc. Bref, je trouve qu'ils arrivent à avoir un "recul" sur les rôles/jeux prédéterminés.

Malgré tout, quand vient à manquer stylo ou colle, ou que la tenue de sport n'est pas au rendez-vous... la responsable, c'est maman :roll:
Et mon cul, c'est du poulet ?
Merci pour cette précision qui permet de nuancer les choses, Saralou. Je suis aussi absolument convaincue qu'on peut s'épanouir dans le rôle de mère au foyer :D
Don't sweat the small stuff.
Je ne sais pas si je l'avais déjà raconté ici (hé, 23 pages, hein!), mais dans le milieu où je travaille, les jolies étudiantes trouvent plus rapidement que celles qui le sont moins (selon les critères soit disant de "normalité")

Quand on fait parvenir une sélection de CV à un recruteur, on sait d'avance quelle personne va être choisie ; à compétences égales, voire moins égales, c'est toujours la plus "attirante" qui est sélectionnée, qui décroche un entretien, qui se fait embaucher. Et ce, même pour un stage.

J'ai même eu personnellement au téléphone et un certain nombre de fois des recruteurs qui me demandait des "jolies filles, parce que ca fait vendre plus, comprenez !"

Je ne saurai expliquer le pourquoi du comment, mais le sexisme dans le milieu professionnel, c'est quand même parfois franchement étonnant.
I got the spirit. But lose the feeling.
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