ploufplouftagada a écrit :LuxLisbon a écrit :SoDark a écrit :Enfin bref, à mon sens c'est quand même plus une question de culture que de sexisme.
pour l'épilation sans doute, mais globalement les interjections sociales à l'égard des femmes pour qu'elles fassent plier leur corps aux normes sont bien plus violentes qu'a l'égard des hommes. Le sexisme est là .
Pour les hommes le sexisme se manifeste dans l'obligation d'être fort, protecteur, endurant, etc.
Ce qui est tout aussi dramatique pour les hommes qui ne sont pas forts, ni protecteurs, ni endurants, etc. On en parle peu, mais un homme petit, à la voix fluette, qui se sent davantage "féminin" que "masculin" est également soumis à une pression terrible au quotidien...
C'est pour ça que le féminisme est aussi censé libérer les hommes... mais ça bien peu l'ont compris !
Ah voui voui voui, le féminisme libère aussi l'homme ! ... de ces rôles très étriqués dans lesquels on veut absolument le faire entrer (et rester) : pourvoyeur financier, viril, ne pleure pas, hétéro, ne parle pas de ses émotions, pas trop proche de ses enfants... etc etc.
On parle de poils ?? ouais !!
Vive le poil. Le poil, c'est doux, c'est naturel, et je trouve ça joli :p
Et je comprends très bien aussi l'esthétique (et le plaisir esthétique) de pas-de-poil, ce qui est problématique, c'est bien la normalisation - et l'intériorisation de la norme - de l'épilation féminine sans autre alternative.
Quant au sexisme ordinaire... une fois la région parisienne quittée, on se rend compte plus précisément qu'il ne relève pas uniquement d'une "mentalité de cité" certes très présente dans le RER/métro, et qui parasite les journées (et on voit bien que certains hommes genre Eric Zemmour aimerait bien qu'on ne s'interresse qu'à cette partie du problème). L'arrivée à la cambrousse profonde est aussi violente en fait. Au quotidien, le plus choquant c'est l'absence de qualification professionnelle des femmes, leur éloignement quasi-total de la sphère professionnelle (autre que l'usine/les métiers considérés comme réservés comme par exemple nounou). Les jeunes filles sarrêtent l'école très vite, à 16 ans, avec ou sans le brevet... puis bossent un peu à l'usine, puis se fatiguent, ont des enfants à partir de 18 ans, et se reconverstissent (essaient en tout cas) dans la garde d'enfants...
Le corps des femmes est destiné à la maternité, voilà . Et beaucoup d'enfants. Cinq, huit, douze... et l'isolement social, peu de contacts hors de la famille.
Les jeunes filles ont des rêves étriqués, qui restent dans un périmètre de quelques kilomètres.