Non ça n'aurait pas été plus respectueux. Mais dans ce cas il faudrait mettre une machine à surveiller la pensée des gens aussi, parce que je doute que tout le monde ait, en permanence, des pensées pleines de respect et d'amour pour son prochain.
On a absolument le droit de penser ce qu'on veut. Et même que la fille d'à côté n'est qu'une pétasse sans cervelle, habillée en carnaval et maquillée comme une voiture volée. On peut ! Ce n'est pas lui manquer de respect que de la trouver moche et vulgaire. Par contre lui dire en face ce genre de choses, ça c'est lui manquer de respect, parce que c'est lui envoyer à la figure l'interprétation subjective qu'on a d'elle. On peut penser qu'elle a une attitude de pétasse, c'est peut-être une fille formidable. On peut la trouver déguisée en carnaval et maquillée comme un clown et alors ? Si ça lui plait à elle ?
On a le droit de penser ce qu'on veut, on a aussi le droit de garder pour soi ses pensées et ses réflexions désagréables.
Je sais que je me répète, mais une agression verbale reste une agression, et n'est pas plus tolérable qu'une agression physique.
Cela étant, si ce qu'on te dit ne te fait rien, tu as bien de la chance !
C'est le signe que tu es équilibrée, que tu sais ce que tu vaux et en tout cas bien plus que des réflexions idiotes. Et c'est toi qui as raison.
Mais ce n'est pas le cas de tout le monde... Et quand on doute de soi, une réflexion bien envoyée peut faire encore plus de mal que des coups et saper le peu de confiance qu'on a en soi. Et dans ce cas-là , la défense est un moyen de reprendre sa confiance, de s'affirmer non seulement vis à vis de l'autre, mais aussi vis à vis de soi. C'est une victoire contre la bêtise, les préjugés ou la méchanceté gratuite. Mais le plus important, c'est une victoire pour soi.
Si tu n'as pas besoin de ces victoires, qu'elles te paraissent mesquines, je peux comprendre. C'est que tu as atteint un point où ça ne te touche plus. Mais moi qui ai le sentiment de m'assumer pas trop mal, il y a encore des domaines hyper sensibles chez moi et quand on y touche, je vois rouge.
Alors avant je me taisais en disant que je m'en fichais. Mais c'était faux. Depuis que je place des limites aux autres, que je leur fais savoir qu'ils peuvent garder leurs réflexions, que je leur montre aussi - faut pas se leurrer - qu'ils feraient mieux de la fermer parce qu'au moins on pourrait penser qu'ils sont intelligents s'ils se taisent, je me sens mieux. Là je retrouve l'estime de moi.
Et subitement j'en arrive à un point encore plus fort que le tien je crois. C'est que les réflexions je ne les entends même plus la majeure partie du temps, parce que faut pas croire, il y en a certainement toujours ! A croire qu'avant j'étais aux aguets pour savoir ce qu'on disait de moi.
Si je n'avais pas pris la peine de me défendre, pour montrer que j'existais en tant que personne et pas en tant que "gros tas" même si certains ne voyaient que ça en moi, j'en serais toujours au même point, à ronger mon frein en me disant qu'on n'avait pas le droit de me faire subir ça et que je devais faire quelque chose pour que ça change, car il n'y avait que moi qui pouvais changer ça.
Et ne dis pas que tu aurais mieux fait de te taire non mais !
Au contraire, ta méthode vaut la mienne, surtout si elle te convient !
On a absolument le droit de penser ce qu'on veut. Et même que la fille d'à côté n'est qu'une pétasse sans cervelle, habillée en carnaval et maquillée comme une voiture volée. On peut ! Ce n'est pas lui manquer de respect que de la trouver moche et vulgaire. Par contre lui dire en face ce genre de choses, ça c'est lui manquer de respect, parce que c'est lui envoyer à la figure l'interprétation subjective qu'on a d'elle. On peut penser qu'elle a une attitude de pétasse, c'est peut-être une fille formidable. On peut la trouver déguisée en carnaval et maquillée comme un clown et alors ? Si ça lui plait à elle ?
On a le droit de penser ce qu'on veut, on a aussi le droit de garder pour soi ses pensées et ses réflexions désagréables.
Je sais que je me répète, mais une agression verbale reste une agression, et n'est pas plus tolérable qu'une agression physique.
Cela étant, si ce qu'on te dit ne te fait rien, tu as bien de la chance !
Mais ce n'est pas le cas de tout le monde... Et quand on doute de soi, une réflexion bien envoyée peut faire encore plus de mal que des coups et saper le peu de confiance qu'on a en soi. Et dans ce cas-là , la défense est un moyen de reprendre sa confiance, de s'affirmer non seulement vis à vis de l'autre, mais aussi vis à vis de soi. C'est une victoire contre la bêtise, les préjugés ou la méchanceté gratuite. Mais le plus important, c'est une victoire pour soi.
Si tu n'as pas besoin de ces victoires, qu'elles te paraissent mesquines, je peux comprendre. C'est que tu as atteint un point où ça ne te touche plus. Mais moi qui ai le sentiment de m'assumer pas trop mal, il y a encore des domaines hyper sensibles chez moi et quand on y touche, je vois rouge.
Alors avant je me taisais en disant que je m'en fichais. Mais c'était faux. Depuis que je place des limites aux autres, que je leur fais savoir qu'ils peuvent garder leurs réflexions, que je leur montre aussi - faut pas se leurrer - qu'ils feraient mieux de la fermer parce qu'au moins on pourrait penser qu'ils sont intelligents s'ils se taisent, je me sens mieux. Là je retrouve l'estime de moi.
Et subitement j'en arrive à un point encore plus fort que le tien je crois. C'est que les réflexions je ne les entends même plus la majeure partie du temps, parce que faut pas croire, il y en a certainement toujours ! A croire qu'avant j'étais aux aguets pour savoir ce qu'on disait de moi.
Si je n'avais pas pris la peine de me défendre, pour montrer que j'existais en tant que personne et pas en tant que "gros tas" même si certains ne voyaient que ça en moi, j'en serais toujours au même point, à ronger mon frein en me disant qu'on n'avait pas le droit de me faire subir ça et que je devais faire quelque chose pour que ça change, car il n'y avait que moi qui pouvais changer ça.
Et ne dis pas que tu aurais mieux fait de te taire non mais !
Toute chose prend sa source dans le voeu des hommes
