Blaxs a écrit :Patty a écrit :Eh si ! Il y a des hommes qui n'aiment pas le sexe ! Ce n'est pas une majorité et ils ne s'en vantent pas, tu penses ! Mais il y a pas mal d'hommes qui se contentent de très peu, voire de rien du tout. Ce n'est pas un problème si leur partenaire est comme eux. Mais s'il y a décalage, ça coince...
Oui bon, je veux bien admettre que cela doit exister, en particulier chez les hommes au-delà de la soixantaine
Mais le cas soumis par Banshee concerne un jeune homme qui avait des rapports réguliers avec sa partenaire, puis rideaux !
Depuis plus de 3 ans que je suis sur ce forum, j'ai vu plein de femmes témoigner que la sexualité de leur homme était un peu faible à leur goût. J'avoue en avoir même été étonnée, on parle souvent de la "femme qui n'a pas envie", plus rarement de "l'homme qui n'a pas envie".
Chez ces hommes qui ont une libido faible, la sexualité est tout à fait normale en début de relation, sans doute à cause de la nouveauté. Mais ça passe très vite. De rappports quotidiens, ils passent à des rapports 2 ou 3 fois par semaine, puis une fois par semaine, puis une ou deux fois par mois. Puis après c'est épisodique. Quand je dis "très vite" c'est en général en un an en moyenne.
Ce sont des hommes qui ont un vrai souci si leur partenaire les sollicite. Ils n'ont pas envie et la repoussent. Mais ils culpabilisent de la décevoir. Ca les entraîne encore plus dans la spirale de l'échec. C'est également très dur à vivre pour leur compagne, parce que se faire jeter à chaque fois qu'on a envie de faire l'amour, ça remet en question son propre pouvoir de séduction.
La femme commence à se demander ce qu'il y a, se demande si elle est responsable de la situation (même si l'homme lui affirme que non). Lorsqu'elle lui en parle, elle est souvent accueillie par "ça va passer je te le promets, ça va revenir, là je suis fatigué mais ça va aller mieux". Sauf que ça ne va pas mieux... Et qu'au bout d'un moment, si on ne fait rien, le couple est en danger, parce que la femme ne sollicite plus son compagnon (se faire jeter systématiquement ça va bien un moment !) et envisage la rupture ou va voir ailleurs. Ou bien elle se résigne et se frustre...
Il est très difficile d'avoir une vraie conversation sur ce sujet, la plupart du temps ça tourne en rond : "oui je sais qu'il y a un problème mais ça va passer, tu n'y es pour rien je te le jure ça vient de moi, mais je vais faire quelque chose". Quand à la concrétisation du "je vais faire quelque chose..." Il faut que monsieur prenne conscience de la nécessité de consulter, un généraliste dans un 1er temps, puis selon le problème un urologue ou un sexologue. Mais c'est une décision très difficile à prendre pour un homme. Reconnaître qu'on a une déficience à ce niveau, dans une société qui a toujours mis la virilité en avant et se moque de la moindre déficience dans ce domaine (impuissant, c'est bien devenu une insulte !), ce n'est pas simple...
Grosnounours, ton ami t'a parlé de son problème. Mais au bout de combien de temps ? Et avant qu'est ce qu'il disait à propos de ses relations sexuelles ? Combien de temps a-t-il souffert de la situation avant d'oser en parler à quelqu'un ? Il n'a jamais menti aux autres peut-être mais à lui-même ?
Toute chose prend sa source dans le voeu des hommes
