Je comprends pas trop le choix qu'il faut faire apparemment ici : ceux qui d'attachent au physique, ceux qui s'attachent à la personnalité. Il est évident pour moi que c'est les deux (enfin en ce qui me concerne en tous cas).
Je trouve la plupart des participantes de ce post extrêmement dures envers la posteuse, alors qu'elle exprime honnêtement et respectueusement un fait simple : le changement physique peut parfois mettre un couple en péril. Bah oui, c'est sûr.
Après on peut passer au-dessus (heureusement) mais de là à balayer ça d'un revers de main, en disant : "pffff mais franchement c'est superficiel, moi un type que j'aime mais grand brûlé, défiguré, amputé d'un bras et demi, aucun problème!", je trouve ça clairement dingue!
C'est très dur quand l'autre cesse de nous plaire, et pour ma part, je dirais que je peux pas me prononcer comme ça "à vide", il faudrait voir la nature du changement, son ampleur, tester ma capacité d'adaptation...
Je précise que je suis en couple depuis 7 ans, et que j'aime sincèrement mon conjoint, également pour sa personnalité
Mais tout le monde sait que les période de libido en berne sont douloureuse et parfois peuvent abîmer vraiment la relation en causant de l'incompréhension, de petites vexations, de l'éloignement. C'est pas une fatalité, bien heureusement, et plein de couples surmontent cela à merveille, mais si c'est durable, et que le désir ne revient pas, tout le monde est-il vraiment capable de s'adapter ? aussi facilement que certaines le proclament fièrement ?
Quant à la question d'être "une sainte", franchement si on renverse le truc : l'idée que mon conjoint reste avec moi parce qu'il a pitié de l'état dans lequel je suis maintenant, alors qu'il me trouve affreuse, ça me toucherait peut-être mais ça me détruirait aussi au fond.