mamisha a écrit :J'aime beaucoup ce qui a été dit dans ce sujet, notamment saralou que je rejoins encore une fois
J'ai eu la chance de grandir dans une famille ou nous étions toutes (4 filles) aimées et appréciées, pour des raisons différentes qui avaient trait à nos individualités. Nos parents n'ont jamais pratiqué l'égalitarisme (le même jouet pour toutes etc.) mais ont entretenu des relations individuelles avec chacune de nous. Dans les relations avec nos parents nous avons toutes eu des hauts et des bas, à des périodes différentes et aujourd'hui encore. Cependant, nous sommes très soudées et nous nous soutenons beaucoup, même face à nos parents, pour faciliter le dialogue par exemple.
Je me souviens de discussions à ce sujet qu'on a eu avec ma mère où elle expliquait bien qu'elle aimait/avait des affinités avec ses enfants différentes mais que ça ne se comparait pas en terme de "plus" ou "moins".
Je ne sais pas si c'est systématique, mais cette situation me rend très zen vis à vis de mes propres enfants. Je viens à peine d'avoir le 2eme mais je ne m'inquiète pas de l'amour que je vais pouvoir porter à chacun d'eux. Certes, le temps et la disponibilité seront peut être différents, mais l'amour et les relations humaines sont beaucoup plus que des choses quantifiables.
On en reparlera dans une vingtaine d'années quand mes enfans pourront donner leur ressenti
Je pense en effet qu'avoir un "modèle parental sain" de ce point de vue là joue pour beaucoup dans la façon d'envisager l'égalité entre ses enfants et le partage des sentiments entre eux (mes mots ne sont pas les plus adaptés mais bon c'est l'idée).
Comme pour beaucoup de choses en fait, si les parents nous ont donné un modèle dans lequel on s'est épanoui, on a été heureux, on a toujours ça a reproduire et dont on sait que ça fonctionne bien. Ce qui n'est pas aussi évident si on a souffert du délaissement/favoritisme de ses parents, ce qui nous laisse sans modèle sain à reproduire...et qui induit donc plus de questionnements.
Pour ma part je pense que si j'angoisse tant c'est que c'est lié à ça, et au fait que je ne veux surtout pas reproduire mon modèle parental en terme d'affection.
Des douces brumes d'Octobre surgissent les cîmes sombres des épicéas, immenses, imposants, maitres en leurs royaumes de forêts...
