Chachaminou a écrit :Soit dit en passant, mon anni c'est samedi prochain, la question ne se pose pas bizarrement, que ça serait plutôt à ma soeur de revenir vers moi...
Par contre que Noël soit gacher, il faut que ça soit moi qui agisse, et vite! :agrue:
Comme quoi l'équilibre il est valable, mais pas pour tout le monde, que "ma fête" soit un fiasco, c'pas grave, par contre que la fête familiale le soit, là ô scandale!!
[/color]
Entre ton anniversaire et Noël qui approche, tu m'étonnes que ce soit une période tendue pour toi, pleine d'incertitudes !
Rien ne t'oblige à prendre des décisions radicale, là tout de suite maintenant, alors que tu te sens sous pression, à fleur de peau, en colère et emplie d'un grand sentiment d'injustice devant la réaction de tes proches. Tu peux aussi te dire, "je respire un grand coup, je me laisse le temps de la réflexion, je laisse passer la période des fêtes", tout en gardant le bénéfice de ta colère et de tout ce que tu as pu glaner comme informations, pistes de réflexion...
C'est sain la colère parfois

C'est bon que tu te révoltes contre ce qui te fait souffrir ! Tu es en vie ! tu as envie d'en découdre !
A toi de voir.
Et oui, les familles se remettent des disputes :p
J'ai refusé tout contact à mon père pendant un an, pour diverses raisons, j'avais besoin de le mettre à distance... et aussi de le punir un peu (je n'en suis pas fière, c'est comme ça, c'est tout). Puis il a commencé à me manquer... Il est infiniment imparfait (moi aussi), mais nous nous aimons. Il est capable de certaines preuves d'amour, pas d'autres. Il ne sait pas être présent et sécurisant, c'est un agréable courant d'air et aussi un homme extraordinaire, passionnant, mais il n'est pas ... le papa dont j'avais besoin ;p.
Maintenant que je sais ce que je peux attendre de lui, ou pas, et qu'après des années j'ai appris à l'aimer comme il est et ne pas souffrir de son inconséquence, nous nous entendons à merveille. On se voit environ trois fois par an. On s'appelle régulièrement. Il n'y a plus de souffrance, plus de cris, et je suis bien contente de moi :p !! Je n'ai jamais pu lui dire tout ce que j'avais à lui dire, enfin j'ai essayé, mais il ne comprend rien, mais je l'ai dit à mon psychiatre de l'époque, qui m'a servi d'exutoire (j'avais choisi un psy homme, grand, très costaud, barbu, tout comme mon père, pfff, c'en est risible !).
Mon compagnon lui a coupé les ponts avec sa grand-mère paternelle environ dix ans avant son décès. Elle était... toxique, réellement. Maltraitante envers son fils, sa belle-fille et ses petits enfants. Nous sommes allées la voir juste avant sa mort, il l'a embrassée. C'est pour lui qu'il l'a fait, pas pour elle, et c'était bien comme ça. Certaines choses n'ont pas à être pardonnées. Comprises, mais pas forcément pardonnées. Et le papa de mon amoureux ne lui a jamais reproché (au contraire) de s'être éloigné, de s'être protégé, lui ne s'en sentait pas le droit, étant fils unique, il se sentait le devoir de s'occuper de sa mère mais éloignait tous les autres membres de sa famille pour ne pas qu'ils souffrent de la proximité de sa folie. Quel soulagement pour lui quand elle est décédée...
Dieu que les relations familiales sont complexes, et belles aussi...
:kiss: :kiss: