Ohio a écrit :Bref, j'ai rendez-vous lundi dans son bureau pour en parler.
Et j'en suis malade, de retourner là bas et de croiser toutes mes collègues qui sont au courant de ma lettre et des choses que j'ai dites dedans...
Je comprends bien ce que tu ressens. Je serais pareil dans ton cas. Mais il faut te dire que tu es dans ton bon droit. Tu es victime de harcèlement, ça c'est certain. C'est extrêmement grave et tu n'as pas à te sentir coupable. Est-ce que ton travail était au-dessous de ce qu'on attendait de toi ou est-ce que tu as fait des erreurs? Peut-être que oui ou peut-être que non, ça je ne peux pas vraiment le savoir. Est-ce que ça justifie l'attitude de ta collègue et de ta chef?
En aucun cas!
N'oublie pas que le travail d'un manager est de permettre à ses employées de donner le meilleur d'eux-mêmes. Crois-tu que ta chef fasse le nécessaire pour que tu donnes le meilleur de toi-même? A mon sens, c'est elle la plus grande fautive dans l'histoire. Imaginons que tu sois une vraie miss Catastrophe, que tu accumules effectivement les boulettes, la mauvaise volonté, etc, etc. Son boulot, c'est de te remettre dans le droit chemin. De te dispenser la formation nécessaire, de te guider pour que tu puisses t'améliorer. Dans le pire des cas, c'est-à -dire quand l'employé fait vraiment ce qu'il veut (mais là je parle de retards répétés, absences injustifiées, etc), le code du travail permet au supérieur hiérarchique de prendre les sanctions appropriées (avertissements, éventuellement mise à pied, ...). En aucun cas, d'utiliser des méthodes de dénigrement systématique, d'humiliation, de sarcasmes. Ni de laisser passer ce genre de comportement de la part d'un collègue.
C'est le plus difficile quand on est victime de harcèlement. Comprendre qu'on n'a pas mérité ce qui nous arrive, et que ce sont les personnes qui se conduisent ainsi qui n'ont pas un comportement professionnel et qui font mal leur boulot en fin de compte.