ploufplouftagada a écrit :karen a écrit :ploufplouftagada a écrit :A mon humble avis, ça me parait étrange qu'ils retirent l'AAH à ton copain si toi tu travailles, parce que vivre à deux sur 700€ ou même sur 1300€, ça s'appelle de la précarité !
Réveille-toi... c'est le cas de pas mal de monde... tu crois que pour autant, ils filent de l'argent en plus ?
Désolée, j'avais du mal à concevoir que l'état mette les gens dans la pauvreté forcée... Bah oui je suis naïve...
Mais c'est tout le paradoxe de notre État, effectivement... D'un côté une politique d'assistanat, où comme quelqu'un l'a dit plus haut, il est plus facile de payer les gens à rien faire, plutôt que de mettre en œuvre la création d'emploi... et de l'autre côté, retirer les aides alors que les situations restent précaires, et que les gens au mieux sont sur la corde raide, au pire tombent dans la spirale de l'endettement...
Je te donne un exemple... en 2004, j'ai connu une année de chomage... je touchais quelque chose pendant 7 mois, et puis plus rien... sauf que quand c'est passé à "plus rien", ben je trouvais toujours pas de taf... trop diplomée pour les boulot "de merde" (bac + 4), et dans une discipline tellement particulière que ça n'intéressait personne... J'avais 29 ans... j'avais une sorte de conseillière que je devais aller voir régulièrement, je saurais plus dire quel était son titre exactement, c'était pas à l'anpe, c'était un autre truc... pour le rmi, j'avais pas droit parce que mon conjoint de l'époque gagnait la royale somme de 1100 euros par mois (on vivait en région parisienne, vu le prix des loyers... bref, une fois les charges payées, on avait plus rien)... pas droit au rmi, donc... et pas droit à une aide de la mairie parce que (je cite) vous êtes trop vielle (!!!), vous n'avez pas d'enfant, vous n'êtes d'origine étrangère, vous n'êtes pas sortante de prison... La nana m'avait conseillée de me domicilier chez mes parents pour choper le rmi, sauf que ma mère vit dans une autre région... donc oui, l'aide de l'État, c'est à double tranchant, et clairement à cette époque, on était dans la grande misère mon conjoint et moi... mais j'avais quand même droit à rien.
Du coup, ça me fait un peu marrer quand les gens gueulent après les profiteurs, parce que quand même, déjà quand on a pas le choix, vivre avec si peu, c'est difficile (mais ok, c'est possible), en faisant plein de sacrifices et en définissant clairement les priorités... mais alors si c'était par choix, faudrait vraiment avoir envie de rien... Parce que quand je dis qu'on ne manque de rien, je parle du vital, c'est qu'on a de quoi se fringuer, manger, s'occuper correctement de notre fille... mais pour le reste, ben, c'est niet...
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