L'inquiétude du vécu. L'empathie.
Compréhensible, mais rien n'est plus triste que d'éprouver de la pitié à l'égard d'un enfant. Il est à un âge où l'on peut être heureux sans compter, sans s'examiner craintivement dans chaque miroir, sans craindre le regard de autres. Laissez leur ça. Ils auront bien le temps de pleurer leur physique ingrat (ou non).
Je ne dis pas qu'il ne faut pas surveiller les habitudes alimentaires, au contraire! Leur apprendre à manger de tout, à se dépenser, à ne pas abuser. Comme pour chaque enfant.
Mais pas de remarques! Les gamins ressentent de plein fouet l'angoisse de leurs parents, seuls guides, seules références. Des reproches à propos de leur gourmandise risqueraient principalement de leur donner un rapport malsain à la nourriture.
Une de mes tantes a fait cette erreur. Elle la fait d'ailleurs encore aujourd'hui. Des petites remarques "ma fille est ronde" "ne mange pas trop, tu risques de grossir"..Rien de méchant. Mais si violent dans l'esprit d'un enfant.
Les siens ne sont pas gros. Loin de la. Mais ont depuis leurs 6ans la certitude de l'être. Ma petite cousine ment sur son poids. Se pèse 2 ou 3 fois par jour. Stresse au moindre repas. Mon petit cousin envisage un régime à chaque nourriture ingurgitée. Disserte sur son poids. Est terrorisé à l'idée de devenir obèse.
Noël dernier, il avait précipitamment quitté la table durant le plat de résistance. Plus tard, il m'expliqua avoir voulu quitter la table avant d'avoir totalement assouvi sa faim afin de ne pas prendre le risque de céder à la tentation. Tout ceci avec fierté : un régime, c'est bien! Je fais plaisir à maman. Je ne grossis pas. Ce soir, j'irais me peser et peut-être même que, Ô miracle! J'aurais maigri.
9 ans, bordel!
C'est fragile, un gosse.
Des limites peuvent être nécessaires durant la période de l'adolescence, où l'on se perd, se laisse parfois sombrer. Mais un enfant a besoin d'habitudes, pas de limites.
Et le regard des autres...Qui sommes nous pour espérer y réchapper?
Compréhensible, mais rien n'est plus triste que d'éprouver de la pitié à l'égard d'un enfant. Il est à un âge où l'on peut être heureux sans compter, sans s'examiner craintivement dans chaque miroir, sans craindre le regard de autres. Laissez leur ça. Ils auront bien le temps de pleurer leur physique ingrat (ou non).
Je ne dis pas qu'il ne faut pas surveiller les habitudes alimentaires, au contraire! Leur apprendre à manger de tout, à se dépenser, à ne pas abuser. Comme pour chaque enfant.
Mais pas de remarques! Les gamins ressentent de plein fouet l'angoisse de leurs parents, seuls guides, seules références. Des reproches à propos de leur gourmandise risqueraient principalement de leur donner un rapport malsain à la nourriture.
Une de mes tantes a fait cette erreur. Elle la fait d'ailleurs encore aujourd'hui. Des petites remarques "ma fille est ronde" "ne mange pas trop, tu risques de grossir"..Rien de méchant. Mais si violent dans l'esprit d'un enfant.
Les siens ne sont pas gros. Loin de la. Mais ont depuis leurs 6ans la certitude de l'être. Ma petite cousine ment sur son poids. Se pèse 2 ou 3 fois par jour. Stresse au moindre repas. Mon petit cousin envisage un régime à chaque nourriture ingurgitée. Disserte sur son poids. Est terrorisé à l'idée de devenir obèse.
Noël dernier, il avait précipitamment quitté la table durant le plat de résistance. Plus tard, il m'expliqua avoir voulu quitter la table avant d'avoir totalement assouvi sa faim afin de ne pas prendre le risque de céder à la tentation. Tout ceci avec fierté : un régime, c'est bien! Je fais plaisir à maman. Je ne grossis pas. Ce soir, j'irais me peser et peut-être même que, Ô miracle! J'aurais maigri.
9 ans, bordel!
C'est fragile, un gosse.
Des limites peuvent être nécessaires durant la période de l'adolescence, où l'on se perd, se laisse parfois sombrer. Mais un enfant a besoin d'habitudes, pas de limites.
Et le regard des autres...Qui sommes nous pour espérer y réchapper?
