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Ma boîte noire est chargée de plusieures petites choses(par raport à ce que j'ai lu) mais me poursuit toujours et ne s'est jamais réellement refermée,j'ai voulu mettre un gros pansement sur cette plaie ouverte mais c'est encore trop à vif pour cicatriser comme ça..comme on dit on ne vit pas selon le passé,on apprend à vivre avec au quotidien...

En autre il y a:

- le divorce douloureux de mes parents que j'ai vécu de l'intérieur
- mon père que je voyais pleurer à chaque fois que je repartais,j'étais trop petite pour pouvoir faire quelque chose.
- un beau père rencontrait trop rapidement et un frère qui nait à peine 1an après cette rencontre et qui devient la priorité de toute la famille..
- tous les week ends passés sur les stades de foot car mon frère était l'espoir de la famille donc mymy suivait et quand elle avait une activité ce n'était pas pris au sérieux car de ttes façons elle n'était pas douée..
- un beau père ayant un humour noir cassant et qui vous rabaisse,faux cul aussi et qui vous démonte auprès de votre mère quand vous avez le dos tourné.
- une petite soeur décédée de la listéria
- un petit frère décédé par faute médicale
-mon grand père trop vite disparu
-une mère a cheval sur la silhouette et sans le vouloir vous fait comprendre que vous seriez plus jolie avec du poids en moins car être gros c'est car on mange de trop ou par maladie c'est tout!!!!!
- le suicide en 2005 d'un très bon ami.
enfin je ne vois que ça là...
... Elle n'est pas si pleine, comparée à d'autres... mais parfois, elle "déborde", le passé resurgit, me hante, me paralyse...

- 8 ans - La fois où, enfant, j'ai appris par une petite camarade d'école que mon père était au chômage. Je l'ignorais, il continuait de se lever à 4h du matin pour que mon frère et moi ne sachions rien. Ce jour là, j'ai mis le doigt sur une chose que je sentais suinter tout autour de moi (le viandox tous les soirs, aucun loisir, les fringues du grand frère, manger sur des chaises de jardin, dormir sur un matelas par terre...), mais que je n'avais jamais su nommé : la pauvreté. Nous étions une famille de pauvres.

- 11-15 ans - Le collège, temps de humiliations quotidiennes, tour à tour parce que j'étais "un tête", "moche", "pauvre"... Le pantalon baissé devant tout le monde, les insultes, les coups, les vols d'affaires... Pendant un temps, lorsque je rentrais déjeuner chez moi, je saignais du nez tous les midis, à cause des pics de tension que ça engendrait...

- 16 ans - La découverte du cocufiage de mon père par ma mère avec... mon prof de sport. Le fait que j'étais la seule à savoir. Le fait qu'elle l'a compris, et m'a fait du chantage, culpabilisée pour que je ne balance rien. Le fait qu'elle l'ait invité à passer Noël chez nous avec son épouse, en me lançant des "mais qu'est-ce que tu as à faire la gueule?" toute la soirée, me défiant du regard, convaincue à raison que je ne dirais rien.

- 17 ans - Le jour où mon père a tout découvert. Sa tentative de suicide quelques jours après. Quand je me suis réveillée en pleine nuit, comme sentant qu'il se passait quelque chose, et que je l'ai trouvé bave aux lèvres dans le salon. La cuplabilité qui a suivi. Les nuits assise dans le couloir à écouter, pour être sûre qu'il ne recommence pas.

- 17 ans 1/2 - Le jour où ma mère m'a foutue à la porte de chez moi. Les deux nuits passées dans un parc. Puis 3 semaines chez une amie de classe, sans pouvoir dire un mot, muette.

- Trop longtemps - Mon anorexie, durant plusieurs mois, suivie de longues années de boulimie. Boire des litres d'eau chaude puis se mettre les doigts dans la gorge pour que ça reparte. Quand ça ne vient pas, penser aux pires choses possibles (des araignées dévorant un cadavre de bébé, ça marche super bien... :roll: ), et si ça ne vient toujours pas saturer le foie en avalant un demi-litre de rhum. Les veines qui pètent sous les yeux. La gorge arracher. Les marques de dents qui entaillent les mains. Devoir sortir des toilettes en disant d'un air léger "pfiouu j'ai dû chopper une gastro moi". Le mensonge, la honte.

- 18-20 ans - Les deux premières années de Sciences Po à me retrouver à nouveau dans le rôle de la pauvre de service. Partir très tôt le matin, même quand il fait très froid et que rien n'est ouvert, pour ne pas tomber sur la directrice du foyer qui réclame ses loyers. Choisir entre manger et payer le métro. Puis ne plus y arriver, et voler. Dans les rayons, d'abord. Puis un sac à main. Deux. Faire semblant de ne pas comprendre quand le gentil voisin me propose à manger car "vraiment c'est trop bête, j'en ai pris trop pour moi".

- 18 ans - Rentrer le weekend dans une maison où mon petit frère et ma mère vivent avec un drogué - mon père étant parti. Violent et alcoolique, par dessus le marché. Coucher ma mère bourrée dans son lit. M'occuper de mon petit frère. La nuit de Saint Valentin où j'ai dû porter le shooté de ma mère (90kgs le bestiaud) jusqu'à un motel, à moitié en nuisette, et que le chargé d'accueil m'a prise pour une pute et a voulu appeler les flics.

- 20 ans - La découverte que j'étais enceinte de plus de 2 mois d'un plan cul. La décision de ne pas garder l'enfant. Mon avortement, sous anesthésie générale. Le réveil en salle de réveil, avec un monstrueux mal de ventre, et des larmes énormes roulant sur mes joues. Les cauchemars monstrueux qui ont suivi, 2 années durant. Et qui parfois, reviennent...

- 20/21 ans - Ma période hyperphage, mon entrée dans l'obésité. Malgré le poids entièrement reperdu, l'impression que je serais toujours une "grosse".

- 22 ans - Mon petit ami qui me plaque alors que je viens de tout lâcher pour lui : mes études, mon appart', ma famille, mon pays. L'impression que plus jamais je ne pourrai sourire.


J'occulte plus ou moins volontairement d'autres choses... Parce que quand on ouvre trop la boîte, elle vous "happe". Et ce soir, je n'ai pas la force d'y plonger davantage...
Solo los peces muertos siguen la corriente
Bonsoir,

Dans ma boite à mauvais souvenirs, je mettrai (chronologiquement),

- à 9ans1/2, la mort de mon grand père que j'ai trouvé moi même,
-un peu plus tard, la déchéance de ma grand mère (qui s'est quasiment laissée mourir), nous l'avions à la maison et à cette époque là, ma mère en a drôlement bavé: entre moi, mon père supportait difficilement la situation, ma grand mère qui faisait tout pour attirer l'attention sur elle (pas très gentille avec ma mère, qui pourtant à tout fait),
-un peu plus tard, la mort de mon chien, écrasé par une voiture,
-bien plus tard, la séparation houleuse de mes parents; mon père est parti avec une amie à ma mère; je le sentait bien, je détestait cette femme; et en plus ma mère était cocue sous son propre toit, et ma mère qui continuait à faire à bouffer à mon père, je ne le supportait pas et donc n'était jamais chez moi...
-à 25 ans, ma rupture avec mon ex, vraiment très difficile, aller vivre à l'hotel, et puis déménager plus loin, pour vivre dans la misère sociale pendant un an,
-m'apercevoir qu'en fait il s'en battait bien le steak de moi après notre rupture (ça, ça fait très mal)
-la grosse galère financière, il y a un an1/2

J'ail lu vos histoires à tous avec attention et certaines m'ont vraiment prises à la gorge, alors pour tout le monde, je souhaite une énoooorme boite à bons souvenirs!
Marion82 a écrit :J'ai lu vos histoires à tous avec attention et certaines m'ont vraiment prises à la gorge, alors pour tout le monde, je souhaite une énoooorme boite à bons souvenirs!


Tout à fait d'accord avec toi Marion82 !
C'est tout à fait ce genre de post qui me fait dire au fond de moi même "mais de quoi tu te plainds toi ?"
Franchement j'admire le courage que vous avez, de vous vous êtes "construits" malgré ce que vous avez vécu et le poids de certaines boites à souvenirs... même si certains ont l'impression d'avoir toujours un si lourd fardeau moi je trouve que vous vous en sortez bien ! chapeau bas m'sieurs dames...
Carpe Diem
Bataille a écrit :
Marion82 a écrit :J'ai lu vos histoires à tous avec attention et certaines m'ont vraiment prises à la gorge, alors pour tout le monde, je souhaite une énoooorme boite à bons souvenirs!


Tout à fait d'accord avec toi Marion82 !


Et moi aussi...
Parce que quand je lis certaines histoires, vraiment émouvantes, je me dis que je n'ai pas grand mérite à la tenir fermée, ma boite à mauvais souvenirs, parce qu'elle me semble drôlement légère en comparaison... J'ai le cœur serré devant certains posts et je vous souhaite aussi rien que des bons souvenirs à l'avenir...
En pause VLR longue durée.

Les régimes, ça ne marche pas, c''est dangereux et ça fait grossir:
https://www.anses.fr/fr/content/r%C3%A9 ... igrissants
http://www.huffingtonpost.co.uk/sue-tho ... 56126.html
Je ne sais pas si j'ai une "boîte". Tout ce que j'ai vécu, ça fait partie de moi, de ce que je suis et devenue et je dirais presque que j'en suis fière. Je n'en parle pas souvent parce que ça fait partie de moi, mais je suis bien plus que ça, et pleins de gens n'arrivent pas à le comprendre. Mais bon, tentons l'exercice.

Dans ma boîte:

-Toutes les fois que mon père revenait habiter avec nous. Il était alcoolique, drogué, imprévisible, violent, et Dieu m'obligeait à l'aimer, selon ma mère. J'ai toujours essayé très fort et me sentait très coupable de ne pas y arriver.

-Ma maman, très instable, et toutes les fois où elle m'a mise à la rue sans véritables raisons. La sensation d'être moins aimée que mon frère. Je me souviens du sentiment d'être abandonnée et aimée de personne, chez ma tante, en train de geler dans mon lit parce que je n'osait pas demander d'autres couvertures pour ne pas déranger.

-La sensation d'être soit invisible ou rejetée à l'école primaire. Et, plus tard, tous ces garçons qui ne voyaient que ma cousine...

-L'arrivée de mon beau père dans ma vie. Il est la personne la plus cruelle et contrôlante que j'ai pu connaitre jusqu'ici, avec nous et ma mère, et lui n'a pas besoin de consommer pour l'être.

-Une agression sexuelle par un inconnu qui s'est introduit chez moi et qu'on a jamais retrouvé.

-Les maladies. Une tumeur au cerveau qui m'a fait bien peur; un accident de travail ou je me suis piquée sur une seringue contaminée de HIV et d'hépatite; la lutte pour tomber enceinte.

-Une rupture difficile. Je manquais d'air sans lui, et surtout de le savoir avec une autre.

-La schizophrénie de mon frère et surtout, la sensation d'être toute seule pour gérer tout ça, pour prendre des décisions déchirantes parfois.

-La mort de mon grand-papa adoré, tellement soudaine et rapide. Ça fait 2 mois et j'ai l'impression d'être orpheline. C'est mon père de coeur que j'ai perdu.

Malgré tout, je trouve que la vie est bien généreuse avec moi aujourd'hui et je crois que j'arrive à apprécier encore plus tout ce que la vie me donne de beau. Ça peut être une richesse, cette boîte là, et on ne le dit jamais. Je me connais bien et je peux souvent comprendre les autres. J'ai du vécu et autant, sinon plus, de beaux que de mauvais souvenirs. Le présent et l'avenir brillent!
Topic assez déprimant :?
Dans ma boîte à mauvais souvenirs je ne sais pas vraiment ce que je mettrais... Essayons quand même :

- Le cancer de ma soeur quand on était petites qui a tout changé.

- Les nombreuses tentatives de suicide de ma mère ces dernière années.
Toutes ces nuits où je ne dormais plus car j'avais peur qu'elle recommence.
Toutes ces journées où je rentrais en ayant peur qu'elle ne soit plus là.
Toutes ces fois où elle s'enfermait dans sa chambre des journées entières.

- Tous ses séjours à l'hôpital où j'attendais devant la réanimation en l'entendant hurler.

- Ses séjours en centre de désintoxication et en hôpital psychiatrique qu'elle a toujours fait qu'à moitié.

- Le jour où elle est morte.

- Les coups et les humiliations de mon père.

- Ces années de solitude au collège où j'étais rejetée et humiliée.

- Mon premier amour qui m'a complétement détruit et qui me détruit encore aujourd'hui petit à petit.

- Et maintenant où j'ai perdu tous mes amis à cause de ce premier amour.
Ces journées que je passe seule à la fac, et ces autres journées que je passe seule chez moi.
Et surtout cette solitude pesante que je ressens.
♥ De l'aube claire jusqu'à la fin du jour, je t'aime encore tu sais je t'aime ♥
eh bien les filles quand je vois par quoi certaines d'entres vous sont passée...vous avez eu bien du courage...

Pour ma part j'ai eu aussi mon lot mais bon pas aussi grands que ce que j'ai pu lire dans certains posts

une enfance pas très gaie plus le brimade des "copains de classe et des profs car pas le look petit poupée

mon ex qui m'a bien enbobinée et qui a abusée de mon innéxpérience et de ma non confiance en moi pour me faire faire certaines choses ... a cause du fait que mon père n'aimais pas mon ex je me suis retrouvée dehors de chez mes parents et 6 mois après je suis revenue en devant m'excuser et encore aujourd'hui ils ne pensent qu'a ce que mon ex a dit sur eux enfin bon

la mort de ma grand maman je m'en veux encore de m'être laissée montée contre elle pas un jour ne passe sans que j'ai envie de pleurer en y pensant
Pour la BAV n'hésitez pas à me faire un MP si je ne réponds pas tout de suite
pour les mesures je fais ce que je peux mais je ne suis pas douée pour les prendres merci de votre compréhension
www.vivelesrondes.com/chachaetchouchou
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