cornflakegirl a écrit :Sibell a écrit :Mais ce n'est pas forcément de la personne en face, que vienne les angoisses, les pleures et les colères.
Comme toi, je me prends comme exemple, je suis extrêmement impulsive, donc par définition j'agis en suivant mes pulsions et je réfléchis plus tard. C'est pas tant la personne qui y est pour quelque chose, c'est mon caractère, c'est tout. Je suis réactive, quand quelque chose me contrarie je m'emporte rapidement.
Donc c'est pas vraiment dépendant de mon mec, ou d'autres personnes qui vivent avec moi. C'est moi, je suis comme ça point. En plus j'ai horreur de me répéter, quand je demande quelque chose à quelqu'un ( on reprend l'exemple de la vaisselle) je dirais une seule fois, gentiement, de la faire. Si je dois le dire une deuxième fois, ça ne sera pas dit tendrement.
Enfin ce qui m'irrite dans ce que tu dis, c'est qu'une colère, puisse t'étonner...C'est quelque chose de normal et de plutôt saint je dirais de ressentir de la colère et de ne pas tout le temps être calme.
La colère résulte souvent des frustrations du quotidien... ça provient bien souvent des situations qu'on ne peut contrôler... ces moments où on ne peut pas se défendre... l'accumulation. Un déclancheur... Ca m'arrive d'être en zone danger colère... et là je dis à mon amour de patienter avant de me parler... (Genre je rentre d'un intretien pour un job qui s'est mal passé... )
Rentrer dans son chez soi et tout remettre sur l'autre pour un oui ou un non, ce n'est pas sain me semble t il.
Idem : accumuler dans son couple les non dits provoquent d'office à un moment donné une forte colère... saine, mais évitable.
Ce qui m'étonne... c'est qu'il ait tant de personnes qui fuient dans leur couple (le nid, le cocoon...)... qui ont de fait un exutoire... Je suis de fait étonnée... Parce que pour moi, la fuite ne me conviendrait pas... et là , de fait, j'en serais malade... J'ai besoin de cette liberté et de ce confort dans mon couple... libre de dire dès que je le sens si quelque chose ne va pas... confort d'être libre dans le respect mutuel...
Ne te sens pas irritée par ma façon de voir les choses, je ne juge pas mal les autres façon d'agir... seulement pour moi, cela ne me conviendrait pas du tout. Conçois−le aussi. Je ne peux pas concevoir le fait de cogiter...
En fait, c'est peut−être parce que je suis "nerveuse" que je ne pourrais pas me taire parce que j'aime mon homme et que si j'accumule... vu mon passé... j'ai conscience que je pourrais nous faire du mal... J'ai du me taire trop souvent jeune... j'ai du plier... fermer les yeux... Si tu veux, c'est de moi que tu devrais être étonnée... je ne supporterais pas les non−dits avec mon amoureux...
Là j'ai le langage pour m'aider à expliquer les choses... mon ressenti, etc. Il est intelligent, il m'aime, il m'écoute, il est toujours prêt à comprendre...
In fine, le couple est une chose étrange, pas vraiment l'addition de deux personnes... plutôt un être bizarre qui a ses propres fonctionnements que bien souvent la raison ne peut pas saisir...
Tu sais en général, quand tu vis avec une personne qui pique des colères, l'expression " non-dits" n'existe pas. Et c'est justement là , que je trouve ça saint...
Peut importe la manière de l'exprimer, il faut sortir les contrariété, et si certaines personnes ( don moi ) ont besoin de voir rouge pendant quelques minutes, faut laisser faire. Tout le monde n'a pas la capacité de poser les choses calmement. Alors si je conçois que toi, tu y arrives, j'ai juste du mal à comprendre le fait que tu sois étonnée, par le fait que quelqu'un puisse piquer une colère. Mais ne t'inquiète pas, je ne le prends pas mal, je voudrais juste comprendre ou est le litige.
Mes proches ont bien saisi ma manière de fonctionner. Je pique des colères bruyante, parce que je crie, je claque les portes, mais la meilleure manière de me calmer, c'est de me laisser rager et m'ignorer. Me parler calmement, dans ces moments là , ne servirait à rien, si ce n'est agrandir ma colère.
Après, j'ai conscience que ce n'est pas agréable pour les personnes qui m'entourent de subir mes sautes d'humeur et mon impulsivité, mais c'est une manière pour moi d'extérioriser, sur le moment ce qui ne va pas. Je n'arrive pas à exprimer, autrement que par la crise, ce qui ne me convient pas. Du coup, si je tente de faire l'impasse sur une broutille, je le garde en moi, et ça grossit tellement, que finalement quand ça ressort, c'est dix fois pire.