Pas sûre qu'il s'agit de quelqu'un qui sait maitriser sa colère (contrairement, là , à saralou). Dans mon interprétation de ce que je lis, du moins.Sibell a écrit :Il est comme toi, il n'a pas peur du conflit, il trouve ça juste inutile. Et comme tu as dit, pour moi, c'est un moyen de communication (tout en sachant que même en colère, je hausse le ton que si la personne en face commence à monter dans les décibels).
Vu qu'il trouve que ça ne vaut pas la peine de se friter, même calmement, il préfère garder en lui sa rancune et attendre que ça passe, plutôt que de la verbaliser. Ce qu'il ne comprend pas, c'est que c'est plus désagréable pour moi de le voir tirer la tête que d'entendre des reproches. Je préfère qu'il me fasse des reproches.
Mon père n'exprime pas du tout ses sentiments. Lorsqu'il est en colère, ou simplement de mauvaise humeur, par contre, il l'exprime, voui. Mais pas verbalement, non, ce serait trop facile. Il devient renfermé, désagréable. Et a cette formidable capacité à rendre l'ambiance aussi tendue que lui. Par des réponses sèches et rares, oui, par exemple. Ou de rester dans le coin sans parler, le regard concentré sur je-ne-sais-quoi. Ou partir, mais sans se faire oublier. Ou des gestes quotidiens un (tout petit : ça se suffit amplement en soi) peu plus brutaux.
C'est, à mes yeux (d'abord extrêmement désagréable, putain) une autre manière d'être colérique. Et, je ne peux m'empêcher d'en avoir l'impression, une façon de faire payer à la personnage incriminée, sans assumer. Eviter le conflit, mais faire en sorte que l'autre ne puisse oublier que tu es de mauvaise humeur.
Après, il est possible que je projette ce que je connais de vécu sur ton compagnon.
