J'ai essayé à plusieurs reprises de me faire aider par des psys. J'ai vu le premier vers l'âge de 18 ans, et j'en ai vu plusieurs pour quelques séances (de 1 à 10 tellement j'étais convaincue

) et force est de constater qu'ils ne m'ont pas apporté grand chose.
Un jour, j'ai fait la connaissance d'une dame formidable, il s'agit de Suzanne Képes. Elle n'est pas psy du tout, elle a été médecin généraliste, gynécologue, médecin du travail, cofondatrice du planning familial, a beaucoup bossé sur la psychosomatique sexuelle (ou pas sexuelle aussi d'ailleurs même si la plupart de ses bouquins intègrent la composante sexuelle, parcours de gynéco oblige

). Elle est cofondatrice du Planning, du mouvement des débuts qui n'intégrait pas les ultraféministes absolutistes et extrêmistes.
Je l'ai rencontré 2 fois, elle est morte dans les quelques semaines qui ont suivi après 98 ans d'une vie qui force le respect.
Cette femme m'a énormément donné. Beaucoup de force, mais aussi a contribué à me permettre d'entamer un travail sur moi que j'ai poursuivi un temps seule. JE me suis, grâce à ça entre autres, sortie des TCA (de 25 ans de TCA, je précise).
J'ai eu besoin d'être à nouveau aidée 4 ans + tard. J'ai rencontré qqun de la RA, et franchement ça n'a pas fonctionné.
Et un jour, par une copine psy, j'ai rencontré Pascal, psy sans doctrine. Il m'aide énormément, nous avançons à grands pas.
Ce que je peux en conclure, c'est que cette histoire d'école, de thérapie truc ou machin ou chose n'apporte pas grand chose, en revanche un thérapeute qui saura se mettre en accord avec vous, vous sera des plus précieux. On ne trouve pas un psy comme on achète un kilo de bananes "siouplait 1 kilo de thérapie comportementaliste monsieur le vendeur !". Un psy, c'est avant tout une rencontre humaine.
Je ne vois pas comment, autrement, arriver à faire un travail qui va manipuler tout ce qu'il y a de plus humain chez nous...