Theophee a écrit :Une façade se construit peu à peu et souvent on se retrouve prisonnier de son propre mensonge. On prend tellement l'habitude de faire semblant d'être heureux qu'on a presque honte de ne pas l'être. Pire encore, on estime parfois qu'on a pas le droit de pêter un câble et de se laisser aller à ses émotions. La peur que les autres nous abandonnent aussi sec. "Je suis la rigolote de service, si jamais je confie mes malheurs les autres se lasseront bien vite de moi. Donc je DOIS tenir."


je ne considère pas le fait de se construire une carapace comme un mensonge... simplement je n'ai aucune envie de m'étaler et encore moins d'emmerder les gens avec mes états d'âme. donc oui j'essaye d'être agréable à mes proches (les gens que je connais pas je suis un vrai glaçon)
l'optimisme est un cruel manque d'information... :))
C'est vraiment un sujet délicat et qui touche beaucoup plus de personnes qu'on ne pourrait le penser...

Personnellement je suis tout à fait concernée par cet état et ça et bien... depuis toujours.
Aussi loin que je me souvienne, je n'ai jamais, au grand jamais laissé transparaitre le fait que mon poids m'handicapait physiquement et moralement.
J'ai toujours fait celle qui n'entend pas les remarques, s'assume, limite trouve ça normal d'être comme je suis et souhaite le rester (alors que c'est faux...). Même ma mère! Qui est la personne qui me connait le mieux ne se doute pas de ma douleur intérieure extrême.
Honnêtement je ne sais pas d'ou vient cet état d'esprit que j'ai mais en tout cas pour les autres je suis une fille joviale, super sympa, ouverte, avenante, ...

Ma carapace n'est plus une carapace, c'est un bunker!
Parfois je me dit que c'est par pudeur (une pudeur naturelle que j'ai depuis toute petite, alors que je n'était pas ronde encore) et aussi par méfiance. Je n'arrive pas à accorder assez de confiance aux gens (même ma famille ou mes meilleures amies) pour ne serait-ce qu'évoquer ma souffrance.
Je cherche toujours à m'autosuffire et ne dépendre de personne, ne rien devoir à personne et peut être que se confier à quelqun ça veut dire lui donner un peu de pouvoir sur nous.

Enfin bref je me demande si mon cas est sans espoir ou si un jour j'arriverai à m'ouvrir et à dépasser cette barrière.

Je trouve que c'est une très bonne idée de sujet, d'une, parce que ça me permet d'en parler et de deux, parce que je me sens moins seule.
Et pour en revenir au titre, je suis tout à fait d'accord avec celui-ci, les douleurs les plus grandes sont en effet muettes.
comme la plupart d'entre vous je pense que les souffrances les plus fortes sont muettes. D'ailleurs moi aussi souvent je réagis comme ça je m'autoconsole ( je sais ça se dit pas mais bon...) j'préfère ça que me montrer ma vulnérabilité devant les autres pcq j'ai trop peur qu'on me la renvoie en pleine figure après et que l'on me considère comme faible. Je sais pas si je me fait bien comprendre là :roll:
louis_cyfer a écrit :
Theophee a écrit :Une façade se construit peu à peu et souvent on se retrouve prisonnier de son propre mensonge. On prend tellement l'habitude de faire semblant d'être heureux qu'on a presque honte de ne pas l'être. Pire encore, on estime parfois qu'on a pas le droit de pêter un câble et de se laisser aller à ses émotions. La peur que les autres nous abandonnent aussi sec. "Je suis la rigolote de service, si jamais je confie mes malheurs les autres se lasseront bien vite de moi. Donc je DOIS tenir."


je ne considère pas le fait de se construire une carapace comme un mensonge... simplement je n'ai aucune envie de m'étaler et encore moins d'emmerder les gens avec mes états d'âme. donc oui j'essaye d'être agréable à mes proches (les gens que je connais pas je suis un vrai glaçon)


Je ne critique pas ta façon d'être mais je pense qu'on ne parle pas de la même situation et je fais par ailleurs une énorme différence entre une "carapace" et une "façade". Je m'explique.

Ta "carapace" fait partie de ta personnalité, c'est comme ça que tu es, que tu abordes les gens, que tu fais une distinction entre tes proches et les autres, que tu décides de te confier rarement ou pas du tout... Effectivement ce n'est pas un mensonge, juste une façon d'être, une personnalité propre à chacun.

Quand je parle de "façade" c'est pour évoquer le cas où une personne tombe lentement dans la dépression et ne laisse rien paraître et même au contraire fait bonne figure. Ca demande un effort monstre dans lequel cette même personne peut se perdre. En tout cas c'est comme ça que je l'ai vécu. Et je savais que c'était un mensonge. Mais même si je parle de mensonge, je ne le considère pas comme une critique. Mais c'est très dur dans ces cas là de faire marche arrière parceque la peur qu'on nous abandonne si on montre nos faiblesses est là. En lisant le post de Co_lette, il me semblait qu'il parlait de ce cas de figure, mais je me trompe peut être...
JE trouve ce post extrêmement intéressant, la question de Co_lette vraiment très pertinente cependant...
...le problème de l'armure à douleur, c'est toute ma vie. Je m'aperçois à la lecture de ce post que je ne suis pas plus capable d'en parler là que d'exprimer mes douleurs, tant physiques que psychiques. Celles qui parcourent régulièrement mon blog le savent bien : elles me retrouvent fréquemment clouée à mon canapé ou mon lit parce qu'à force de ne pas soigner mon dos mon corps se paralyse. Je vis avec la douleur physique permanente depuis plus d'un an, une douleur qui me tort au sens propre du terme, parce que je marche réellement tordue, comme une petite vieille, de ce corps qui de toute façon vieillit prématurément.
Ca, c'est mon corps qui parle parce que je ne suis pas inhumaine au point d'arriver à retenir tout ce qui se joue dans mon âme depuis des années, le coeur de l'affaire, dont je ne piperai mot ici.

Taire ses douleurs, c'est se tuer à petit feu, je touche cette vérité de près parce que mes problèmes de santé dûs à ma contraction permanente sont de plus en plus importants. J'ai commencé un travail en psychothérapie depuis 3 mois... j'en vois les effets, tout en sachant qu'il y a encore énormément de boulot. Parce que savoir qu'il faut exprimer ses douleurs est bien beau, moi aujourd'hui, je ne suis qu'au stade où je commence tout juste à l'apprendre.
Comme quoi la part de l'éducation est sans doute déterminante, et dans les douleurs appliquées (ça s'appelle l'histoire personnelle finalement), mais aussi surtout dans le développement de cette capacité à exprimer sa douleur, puisque visiblement ce n'est pas inné.

Une des raison de mon engagement très sérieux dans mon travail de psychothérapie aujourd'hui, c'est aussi pour que mes fils n'aient pas les mêmes blocages que moi. Je sais, rien ne garantit l'atavisme, mais ce qui est sûr c'est qu'ils auront une enfance / adolescence forcément plus agréable et constructive pour eux avec une mère en bon état.

Je fais aussi le lien par rapport aux rondeurs : mes kilos sont mon armure, ils me font mal mais masquent le reste, source de douleur......

Merci Co_lette pour cette problématique tellement intéressante. Finalement j'ai dit plus de choses que je ne le pensais, probablement parce que j'apprends, mais aussi en sachant que je suis loin très loin d'avoit solutionné le problème :?
Conseil régime : le rapport de l'ANSES de nov 2010!
http://www.anses.fr/Documents/NUT2009sa0099Ra.pdf
BAV / Vide Dressing : envoyez moi un MP si un vêtement vous intéresse ! Merci ;)
ah voui, j'avais oublié de dire Merci Co-lette pour ce sujet très très intéressant !!! :)
:kiss:
Moi perso à force de garder mes souffrance pour moi et de n'en parler à personne, j'ai fait une grave dépression depuis ma terminale (sans n'en parler à personne) et ce n'est que cette année que j'ai été hospitalisée d'office et que je prend 60mg d'antidepresseurs par jour. Enfin je sort de gouffre!
Maintenant c'est vrai que je parle plus de mes pb avec mes amis, ma mère, ça s'est un peu débloqué, et heureusement! avant c'était miss carpe.

Aller bisous à tous, et merci pour ce forum!
La vie est un jeu
@ Theophee : et oui tout est question d'interprétation de la question de base ;)
l'optimisme est un cruel manque d'information... :))
Diine a écrit :ah voui, j'avais oublié de dire Merci Co-lette pour ce sujet très très intéressant !!! :)
:kiss:


de rien faut pas dire merci les filles, parfois ecrire ca fait du bien pour tout le monde ;) j'ai appris pas mal de choses en vous lisant également. donc ca serait plutot a moi de vous dire merci :kiss:

preuve que zorro ou james bond ou sergent garcia est cappable d'ecrire autres choses que des trucs suppositoirique
Theophee a écrit :Une façade se construit peu à peu et souvent on se retrouve prisonnier de son propre mensonge. On prend tellement l'habitude de faire semblant d'être heureux qu'on a presque honte de ne pas l'être. Pire encore, on estime parfois qu'on a pas le droit de pêter un câble et de se laisser aller à ses émotions. La peur que les autres nous abandonnent aussi sec. "Je suis la rigolote de service, si jamais je confie mes malheurs les autres se lasseront bien vite de moi. Donc je DOIS tenir."


C'est exactement moi ça... :?
Petitemiss a écrit :
Theophee a écrit :Une façade se construit peu à peu et souvent on se retrouve prisonnier de son propre mensonge. On prend tellement l'habitude de faire semblant d'être heureux qu'on a presque honte de ne pas l'être. Pire encore, on estime parfois qu'on a pas le droit de pêter un câble et de se laisser aller à ses émotions. La peur que les autres nous abandonnent aussi sec. "Je suis la rigolote de service, si jamais je confie mes malheurs les autres se lasseront bien vite de moi. Donc je DOIS tenir."


C'est exactement moi ça... :?


tout pareil :?
0 cigarette fumée en 2013.
Brunette42 a écrit :
Petitemiss a écrit :
Theophee a écrit :Une façade se construit peu à peu et souvent on se retrouve prisonnier de son propre mensonge. On prend tellement l'habitude de faire semblant d'être heureux qu'on a presque honte de ne pas l'être. Pire encore, on estime parfois qu'on a pas le droit de pêter un câble et de se laisser aller à ses émotions. La peur que les autres nous abandonnent aussi sec. "Je suis la rigolote de service, si jamais je confie mes malheurs les autres se lasseront bien vite de moi. Donc je DOIS tenir."


C'est exactement moi ça... :?


tout pareil :?


Oui, la peur qu'on nous abandonne et qu'on ne nous aime plus... c'est terrible ça !
Et le pire c'est que ça ne fait pas de nous des personnes plus "aimables"... :?
Diine a écrit :
Brunette42 a écrit :
Petitemiss a écrit :
Theophee a écrit :Une façade se construit peu à peu et souvent on se retrouve prisonnier de son propre mensonge. On prend tellement l'habitude de faire semblant d'être heureux qu'on a presque honte de ne pas l'être. Pire encore, on estime parfois qu'on a pas le droit de pêter un câble et de se laisser aller à ses émotions. La peur que les autres nous abandonnent aussi sec. "Je suis la rigolote de service, si jamais je confie mes malheurs les autres se lasseront bien vite de moi. Donc je DOIS tenir."


C'est exactement moi ça... :?


tout pareil :?


Oui, la peur qu'on nous abandonne et qu'on ne nous aime plus... c'est terrible ça !
Et le pire c'est que ça ne fait pas de nous des personnes plus "aimables"... :?


C'est clair... :?
Co_lette a écrit :
Diine a écrit :ah voui, j'avais oublié de dire Merci Co-lette pour ce sujet très très intéressant !!! :)
:kiss:


de rien faut pas dire merci les filles, parfois ecrire ca fait du bien pour tout le monde ;) j'ai appris pas mal de choses en vous lisant également. donc ca serait plutot a moi de vous dire merci :kiss:

preuve que zorro ou james bond ou sergent garcia est cappable d'ecrire autres choses que des trucs suppositoirique


il est ti mignon :oops: Moi aussi je te remercie pour ce sujet :kiss:
Co_lette addict et j'assume ^^

Je suis une cagole XXL........

une dinde reste une dinde si tu rentre pa ds son jeu ça s'arrête vite c ptiites bébêtes.
L'ignorance est reine. On joue pa ds la mm (basse) cour
ptdr

Portugal meu amor <3
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