canardmecanique a écrit :Je ne suis de manière générale pas un fervent supporter de la norme et la normalité, et je peux tout à fait accepter la différence. Mais ça ne veut pas dire que je la comprends
D'ailleurs moi même je ne suis pas un accroc du chocolat...
Comprendre la différence quand on est pas dans le vécu, c'est tout à fait normal aussi !

Prends un non-voyant. Tu imagines à peu près ce qu'il doit ressentir et comment il vit et perçoit les choses. Mais si tu n'es pas non-voyant toi-même, tu es sûrement loin de la réalité du vécu. Et tu n'y peux rien !
Pour te faire une idée, imagine que je te propose avec enthousiasme du chocolat. Tu accepteras peut-être pour me faire plaisir. Transpose ce que tu ressens au sexe et tu comprendras (un peu) l'effet que ça peut faire.
J'ai un autre exemple vécu qui parait hors sujet et pourtant... La mère d'un de mes amis (un peu snob la dame !

), apprenant que jamais nous ne partions en vacances à la montagne l'hiver m'a dit "Quouaaaaaa ? Jamais vous n'allez à la montagne l'hiver ? Mais comment faites-vous, je ne pourrais pas !" (sous-entendu : zom et moi ne sommes pas normaux).
Comment on fait ? Pas dur ! Ni l'un ni l'autre ne supportons l'altitude, on passe notre temps à essayer de respirer. Je déteste patauger dans la neige. Je n'aime pas les balades où ça grimpe et ou ça descend tout le temps. Je m'enquiquine comme un rat mort à la neige !
Son plaisir à elle, dont elle ne pourrait se passer, ne fait pas partie de nos plaisirs à nous. Elle ne le comprend pas, c'est tout, parce que les vacances à la neige ça fait partie des plaisirs incontournables de sa vie. Ca lui manquerait de ne pas y aller. Alors que nous non seulement ça ne nous manque pas mais en plus ça ne nous dit rien du tout...
Mais elle n'est pas plus normale d'adorer patauger dans la neige que je suis anormale de ne pas aimer ça !
Arrives-tu mieux à cerner le truc ? Ce qui ne veut pas dire que ça te semble vivable pour toi bien sûr !
