grosnounours29 a écrit :J'avais déjà posté un avis mais j'y reviens..
Je crois qu'il ne faut pas employer le mot "amitié" à tort et à travers.
Les vrais ami(e)s, pour ma part on ne couche pas avec. On peut avoir des sentiments forts, de la tendresse, de l'envie de les voir heureux, mais pas envie de coucher ensemble. On peut serrer un ami dans ses bras, le cajoler sans avoir envie de coucher avec.
Ou alors c'est totalement denaturer le concept de l'amitié qui est un sentiment altruiste par excellence.
Je ne juge personne. Chacun a le droit de vivre sa vie comme il l'entend. Mais une question : qu'est que cela apporte plus qu'une relation amicale normale? Plus de complicité? Plus de confiance? Plus de tendresse? ....
Je ne crois pas. Car avec un ami, on se livre à 100% et peut-être plus justement. Moi franchement j'aurais du mal à m'ouvrir totalement (sentiments, doutes, joies, peines) après avoir coucher avec une fucking friend. Car il y aura fatalement quelque chose de changé, de cassé, l'empathie qu'amène l'amitié sans doute.
Je pense pour ma part qu'il ne s'agit pas d'amitié vraie (de toute façon, de vrais amis ca se compte sur les doigts d'une main). Mais qu'il s'agit de se sentir vivant avec une personne que l'on connait, un bon copain ou une bonne copine envers qui on a une attirance sexuelle. Car il ne faut pas oublier quand même cet element : pour coucher il faut aussi une attirance physique si pas d'amour.
Pour moi un fkucing friend c'est le nouveau nom de l'amant ou l'amante, c'est tout. Mais l'amitié la vraie c'est autre chose.
Comme je l'ai dit, je ne juge personne. Chacun fait ce qu'il veut. Quand on est libre, on a le droit de prendre du plaisir et heureusement d'ailleurs. Mais par contre je reste perplexe sur les personnes qui ont un fucking friends alors qu'elles sont en couple et amoureux... LÃ pour moi c'est jouer avec le feu et risquer de tout perdre...
Les gens adorent jouer avec les limites mais se voilent les yeux et ne sont pas d'accord après d'assumer les consequences... qui nous dit que l'on se leurre pas dans une envie qui nous tente? Car même si tout est clair au départ, qui nous dit que cela n'evoluera pas, que cela ne fera pas souffrir l'autre...? Et moi faire souffrir un ami, je ne le me permetterai pas.
Je vais te répondre, puisque je vis une relation, qui, s'il faudrait vraiment y mettre un mot dessus s'apparente au fucking friend. Et ma vie, je le sais et l'ai décidé, est consacrée à l'amitié.
Alors des amis, j'en ai. Et d'avantage que je n'ai de doigts à une main. J'en ai aussi d'autres qui sont en devenir, je laisse germer les graines, on verra bien ce que ça donne. Ils ont déjà mon amour.
Quant au concept d'amitié, ne crois pas qu'il soit galvaudé chez moi. L'amitié pour moi c'est "à la Dumas" ou pas du tout ( des connaissances, des copains ...)
Les amis sont là pour tout. Pour les jours de rire et les temps de malheur, pour s'amuser d'un rien ou entendre les plus lourds secrets. Ils ne demandent rien, n'attendent rien, et pourtant reçoivent tout. Qu'importe le temps et la distance, quand on est amis, un lien d'or unis nos coeurs. Mais amis, je les porte en moi. Et je suis plus forte parce que, quelque part, je sais qu'ils me portent en eux, c'est tout aussi simple que ça
(et non, je ne me fais pas une fausse idée d'eux, j'en parlais à l'un d'entre eux il y a peu, il partage ce sentiment alors qu'on n'en avait jamais discuté. Il y a, entre nous (le entre nous regroupe 5 personnes, liés comme les doigts d'une main, justement) quelque chose qui ne s'explique pas.)
Et donc, parmi ces amis, il y a mon Evidence. Mon Fucking Friend, s'il faut vraiment employer ce mot. Mon colocataire.
Je l'aime, est ce si compliqué à comprendre ? Nous avons été amis quasiment dès les premiers mots échangés. Et nous sommes sortis ensemble, ce qui explique peut être certaines choses. Nous avons rompus. Puis nous nous sommes mis en collocation.
Je dis de lui qu'il pourrait être mon frère s'il n'y avait ce désir nous unissant.
Je ressens une immense tendresse pour lui et pour son corps. Il connait tout de moi, nos sourires ne sont que complicité échangées. Je peux compter sur lui, comme lui sur moi, quelle que soit l'heure, quelle que soit la situation. (et non, ce ne sont pas des mots vains. Mes amis, tous, ont résisté à une grosse tempête. Avec de tels ports d'attaches, d'autres mots pour les qualifier ne seraient qu'insultes)
Parfois, en parlant de mon amour pour lui, je suis au bord des larmes. De bonheur (oui, parce qu'en plus je suis hyper sensible). Nous avons décidé de travailler ensemble, de faire de notre vie quelque chose de commun.
Quant au fait que nous soyons amants, pourquoi pas ? Nous avons été "ensemble", ce n'est pas comme si nous ne connaissions pas le corps de l'autre. Nous savons nous donner du plaisir, nous aimons donner à l'autre du plaisir, et nous aimons la complicité qui nous unit à ce moment là .
Et pourtant nous ne sommes plus "amoureux". Il n'y a plus ces papillons dans l'estomac, il n'y a pas ce sentiment si particulier, qui n'est (Ã mon avis) qu'une branche de l'amour.
Le prendre dans mes bras me convient, je n'ai pas besoin de ses lèvres. Partager ses pensées me suffit, je n'ai pas besoin d'avoir ma place dans la moindre de celles ci.
Je le veux heureux, et pas heureux avec moi.
Mais finalement, peut être ne rentrons nous dans aucune des cases gentiment créées par la société.
Si Dieu n'avait fait la femme, Il n'aurait pas fait la fleur.
[Victor Hugo]