Bonjour à toutes !
Voici déjà un an que j’ai créé ce topic, et quasiment un an que je fais une psychothérapie.
En le créant, je me posais la question d’aller chez un psy pour me libérer (en fait, ça faisait un moment que je me demandais si je ne devais pas aller extérioriser ce que ma sœur m’avait fait subir enfant, mais toujours avec cette crainte de tout remuer).
Aujourd’hui, je me dis que j’ai bien fait d’avoir franchi le cap.
Je dirais qu’en un an, je suis passée par différents stades :
Au début, c’était de la colère, envers ma sœur, envers moi-même de ne pas savoir gérer mes émotions, je pleurais de rage, de colère, contre elle, contre moi.
Ceci mêlé à la culpabilité de risquer de foutre en l’air « l’équilibre » familiale dans lequel chacun avait sa place, juste avant Noël, puis la rage ravalée quand mes parents m’ont demandé de faire semblant, pour que tout se passe bien.
S’en est suivi des moments assez difficile, des séances très éprouvantes : tantôt parce que je pleurais beaucoup, tantôt parce que la réalité de mon enfance me sautait au visage, et que je refusais d’y croire.
Continuer à me leurrer comme je fais depuis toujours, était bien plus confortable sur l’instant…
Puis ma sœur à fait un pas vers moi après presque 3 mois de silence radio, suite au décès de ma grand-mère.
Je suis restée sur mes gardes pendant de longs mois, à me dire que c’était une stratégie pour mieux m’attaquer.
Au final, et depuis peu, j’ai accepté son changement, et je pense qu’elle aussi, a accepté la nouvelle position que je veux occuper dans cette famille, et elle contribue à me laisser ma place.
Ce ne sont que les prémices d’un nouveau schéma entre elle et moi, il me convient, et j’espère bien renforcer ces fondations !
Je ne crains plus ses mots, ses réactions, son chantage, j’arrive à lui dire ce que je ressens sur l’instant, je ne le rumine plus pour au final, me taire.
Du côté de mes parents c’est différent, eux n’ont pas changé du tout d’attitude envers moi (et ce n’est pas ce que je souhaitais, je voulais, et veux toujours que le changement vienne de moi).
Je dois leur faire accepter celle que je veux être, en fait, celle que j’ai toujours été au fond de moi, mais qu’ils ont modelé pour que je sois comme ils voulaient que je sois.
J’ai toujours ce conflit, et ces barrières que je me met inconsciemment en séance.
Ma parole n’est pas libérée quand on creuse davantage sur ce que j’ai ressenti et vécu dans des situations, et essentiellement celles vécues avec ma mère, je deviens muette, les larmes coulent, et je souffre intérieurement.
Ma mère,… ma mère….
Cela fait un moment que je parle beaucoup d’elle en séance.
J’ai un réel blocage quand on pousse trop loin le ressenti, je n’arrive pas, je sens que je suis au centre de mon mal être, je le sens car c’est douloureux d’en parler, je sens que ce sont mes larmes d’enfants qui ressortent maintenant.
Il y a un conflit avec moi-adulte qui veut faire sortir tout ça, et moi -enfant qui refoule tout ressenti, toutes émotions qui émergent.
Avec ma psy, tout se passe bien, elle met le doigt là où il faut, ces phrases résonnent en moi et ça m’aide vraiment à rebondir.
Parfois, c’est moins « constructif » en apparence, on va dire car les silences sont longs, mais ils me gênent de moins en moins car j’en profite pour essayer de libérer ma pensée et ne pas avoir un « EEG plat » comme je lui dis quand plus rien ne me vient…
Bon pour le moment c’est un échec total car je me refuse (toujours inconsciemment), à laisser aller ma pensée par peur, peur de ce qui pourrait sortir, peur de ma colère, peur de ne pas m’en remettre, peur de je ne sais quoi encore !
Mais quoi qu’il en soit, je connais mes limites maintenant, et je sais quand la discussion va s’essouffler parce que je vais me bloquer, me censurer, et j’essaye de m’y préparer pour ne plus le prendre comme un échec, car ça ajoute une couche supplémentaire à mon état de colère envers moi, et par conséquent à mon mutisme.
Je suis dans la phase d’acceptation, et j’espère qu’après ça, j’arriverais enfin à libérer ma parole sur mes ressentis avec ma mère, étant enfant.
Je ne saurais dire si mon bilan est positif ou pas, j’essaye de ne pas faire un jugement de valeur sur ma psychothérapie, je peux juste, après un an, dire que j’essaye de retrouver un « moi » qui me correspond, et penser en tenant compte de mon avis, et non plus en fonction de ce que ma famille pourrait penser de moi, voudrait de moi, etc…
C’est bizarre à dire, mais je veux être moi !
Et je sens que je suis sur la bonne voie, mais la route est encore longue !
Comme d’hab, j’ai écrit un pavé, merci de m’avoir lu.
Voici déjà un an que j’ai créé ce topic, et quasiment un an que je fais une psychothérapie.
En le créant, je me posais la question d’aller chez un psy pour me libérer (en fait, ça faisait un moment que je me demandais si je ne devais pas aller extérioriser ce que ma sœur m’avait fait subir enfant, mais toujours avec cette crainte de tout remuer).
Aujourd’hui, je me dis que j’ai bien fait d’avoir franchi le cap.
Je dirais qu’en un an, je suis passée par différents stades :
Au début, c’était de la colère, envers ma sœur, envers moi-même de ne pas savoir gérer mes émotions, je pleurais de rage, de colère, contre elle, contre moi.
Ceci mêlé à la culpabilité de risquer de foutre en l’air « l’équilibre » familiale dans lequel chacun avait sa place, juste avant Noël, puis la rage ravalée quand mes parents m’ont demandé de faire semblant, pour que tout se passe bien.
S’en est suivi des moments assez difficile, des séances très éprouvantes : tantôt parce que je pleurais beaucoup, tantôt parce que la réalité de mon enfance me sautait au visage, et que je refusais d’y croire.
Continuer à me leurrer comme je fais depuis toujours, était bien plus confortable sur l’instant…
Puis ma sœur à fait un pas vers moi après presque 3 mois de silence radio, suite au décès de ma grand-mère.
Je suis restée sur mes gardes pendant de longs mois, à me dire que c’était une stratégie pour mieux m’attaquer.
Au final, et depuis peu, j’ai accepté son changement, et je pense qu’elle aussi, a accepté la nouvelle position que je veux occuper dans cette famille, et elle contribue à me laisser ma place.
Ce ne sont que les prémices d’un nouveau schéma entre elle et moi, il me convient, et j’espère bien renforcer ces fondations !
Je ne crains plus ses mots, ses réactions, son chantage, j’arrive à lui dire ce que je ressens sur l’instant, je ne le rumine plus pour au final, me taire.
Du côté de mes parents c’est différent, eux n’ont pas changé du tout d’attitude envers moi (et ce n’est pas ce que je souhaitais, je voulais, et veux toujours que le changement vienne de moi).
Je dois leur faire accepter celle que je veux être, en fait, celle que j’ai toujours été au fond de moi, mais qu’ils ont modelé pour que je sois comme ils voulaient que je sois.
J’ai toujours ce conflit, et ces barrières que je me met inconsciemment en séance.
Ma parole n’est pas libérée quand on creuse davantage sur ce que j’ai ressenti et vécu dans des situations, et essentiellement celles vécues avec ma mère, je deviens muette, les larmes coulent, et je souffre intérieurement.
Ma mère,… ma mère….
Cela fait un moment que je parle beaucoup d’elle en séance.
J’ai un réel blocage quand on pousse trop loin le ressenti, je n’arrive pas, je sens que je suis au centre de mon mal être, je le sens car c’est douloureux d’en parler, je sens que ce sont mes larmes d’enfants qui ressortent maintenant.
Il y a un conflit avec moi-adulte qui veut faire sortir tout ça, et moi -enfant qui refoule tout ressenti, toutes émotions qui émergent.
Avec ma psy, tout se passe bien, elle met le doigt là où il faut, ces phrases résonnent en moi et ça m’aide vraiment à rebondir.
Parfois, c’est moins « constructif » en apparence, on va dire car les silences sont longs, mais ils me gênent de moins en moins car j’en profite pour essayer de libérer ma pensée et ne pas avoir un « EEG plat » comme je lui dis quand plus rien ne me vient…
Bon pour le moment c’est un échec total car je me refuse (toujours inconsciemment), à laisser aller ma pensée par peur, peur de ce qui pourrait sortir, peur de ma colère, peur de ne pas m’en remettre, peur de je ne sais quoi encore !
Mais quoi qu’il en soit, je connais mes limites maintenant, et je sais quand la discussion va s’essouffler parce que je vais me bloquer, me censurer, et j’essaye de m’y préparer pour ne plus le prendre comme un échec, car ça ajoute une couche supplémentaire à mon état de colère envers moi, et par conséquent à mon mutisme.
Je suis dans la phase d’acceptation, et j’espère qu’après ça, j’arriverais enfin à libérer ma parole sur mes ressentis avec ma mère, étant enfant.
Je ne saurais dire si mon bilan est positif ou pas, j’essaye de ne pas faire un jugement de valeur sur ma psychothérapie, je peux juste, après un an, dire que j’essaye de retrouver un « moi » qui me correspond, et penser en tenant compte de mon avis, et non plus en fonction de ce que ma famille pourrait penser de moi, voudrait de moi, etc…
C’est bizarre à dire, mais je veux être moi !
Et je sens que je suis sur la bonne voie, mais la route est encore longue !
Comme d’hab, j’ai écrit un pavé, merci de m’avoir lu.
