Coucou Poirier
J'ai lu tout le post...
En résumé, je pense que tu as de bonnes intentions, de la volonté et de l'endurance mais peut-être une attitude "contre-productive".
Après, le problème est vaste, il est ancien (donc bien enraciné) et la communication ne semble pas s'établir réellement entre vous.
Je suis sortie de plusieurs addictions (drogues, alcool, cigarette...) et à chaque fois, c'est un déclic perso. C'est un chemin, un apprentissage, une volonté d'apprendre à me connaitre pour, par moi-même. Je m'explique: à vouloir aider, comprendre, rattraper ce qui n'est plus et, au fond, sauvegarder une forme de main-mise sur la situation, tu tournes en rond dans ton propre film, y'a pas de réalité commune là . Souvent, tu nous livres tes analyses de façon presque clinique, bon d'un côté j'imagine que c'est grâce à ce trait de caractère que tu es encore de la partie ! C'est une position "en dehors du temps" que tu tiens là , bourrée de contradictions mais tu n'as pas le choix selon la ligne que tu as fixée (tu ne lâche pas l'affaire !). Pour arriver finalement à quelque chose de concret dans la réflexion - là je blablate !- j'ai réussi à sortir de toutes mes addictions en étant aux côtés d'un compagnon qui ne s'est jamais impliqué dans cet aspect-là de ma vie. Je lui demandais: ça ne te dérange pas, ceci , celà ... sur des années et des années de vie commune hein... et non, c'était mes choix -antérieurs à lui-, ma santé, mes faiblesses et mes laideurs. Un type droit dans ses bottes quoi, t'es une grande fille, tu décides... Au fil du temps, j'ai évolué, eu envie vraiment de changer, je l'enviais avec sa force tranquille, son calme sans fausse indulgence mais sans "show" aucun... Il me calmait, me laissait toute la place du monde pour m'étaler, déborder, me fatiguer aussi... Avec le recul, je me rends compte qu'à ne JAMAIS intervenir (ce type est un don du ciel, je le sais), j'ai eu tout le loisir de me confronter à moi-même, toutes les erreurs, les blessures à vif du passé, mes faiblesses, toutes ces excuses, tous ces raccourcis que je m'employais méthodiquement à prendre... Petit à petit, l'avenir a eu un autre visage et j'ai retrouvé l'envie. Parce que ne nous leurrons pas une seconde, là , c'est bien d'une envie de VIVRE dont je parle. On en est là , à un certain stade, à se suicider à petit feu, à chahuter les limites sans jamais vraiment avoir les c.... de mener quoi que ce soit au bout ! Il y a peut-être quelque chose dans ce que tu représentes, ce que tu proposes qui est absolument exaspérant pour elle et depuis un moment... A te lire, j'ai compris que tu prends les choses avec du recul, je ne sais pas trop si tu parviens à me déchiffrer entre les lignes - suis un peu bizarre, souvent...-. Quelle image lui renvoies-tu d'elle-même ? "bouge-toi...", oui bien sûr, c'est que qu'on dira à un ami, une compagne en bonne santé qui connaît un souci passager. Vous n'êtes plus dans la même dimension là , et toi tu t'épuises, le nez dans le guidon, Idefix, rendez-moi ma perle, ma complice, les fous-rire (tu es adepte de l'amour vache, non ?). Pas de solution à te proposer, petit témoignage pour te dire que oui, on peut s'en sortir, rien n'est jamais joué d'avance. Mais que toi, y'a plein de choses que tu ne peux pas voir, pas ressentir et les limites / barrières sont parfois bien au-delà de nous-même. Bref... courage, espoir... entre autres...