Crois-en mon expérience, si un truc marchait, ça ne résoudrait rien

Tu déplacerais simplement ça sur autre chose, ou sur un autre objectif.
Je pense que les control freak sont des gens passionnés, qui vivent leurs sentiments intensément. Plus les sentiments sont forts, plus la volonté de contrôle est forte. Professionnels de l'ascenseur émotionnel, on essaie de se maintenir artificiellement dans un entre-deux, en croyant que cet entre-deux évitera de souffrir trop intensément. Sauf que non, cet entre-deux te pourrit la vie. D'où l'exemple de Monsieur Démoral plus haut. "Oh, il fait beau !" "Ca va pas durer...". Oui, ça ne va pas durer. Mais d'y penser t'empêche de vivre le moment présent, où il fait beau. Et savoir que ça ne va pas durer ne va pas empêcher la chose d'arriver. Double peine.
Kuro, tu es comme ça, des années de contrôle n'y changeront rien. Et quelque part tant mieux, car vivre intensément les choses peut-être assez kiffant quand on s'y laisse aller. Tu as souffert de ta rupture oui. Et c'est normal, c'est la vie. J'imagine que tu n'étais pas la seule responsable de cette rupture. Que sans doute que toutes les précautions du monde n'auraient pas pu l'éviter, d'autant plus que ça faisait trois ans que vous étiez ensemble. Ne laisse pas cette rupture te hanter. Si tu en vis une autre, ce sera tout aussi douloureux, et sans doute que toutes les précautions du monde ne pourront pas l'éviter.
La chose qu'il faut modifier, c'est la vision que tu as de toi, et de tes responsabilités dans les événements. Perdre le contrôle n'est pas un
échec. A l'inverse, ne pas parvenir à endiguer le contrôle n'est pas un échec. Ne pas recevoir une réponse positive de quelqu'un n'est pas un échec. Dans le sens où tu ne peux pas tout t'attribuer, ce n'est pas si simple. C'est quoi la réussite au juste ? Selon moi, "réussir" sa vie, ce n'est pas juste éviter de souffrir à tout prix, c'est trouver un
modus vivendi avec soi-même, qui permette de profiter de la vie avec les hauts et les bas.
Pour le week-end de Pâques, il s'agit juste de lui demander : "Hey, je me suis dit que ce serait sympa de se voir le week-end de Pâques. Si ça te dit, fais-moi signe !"
1) il répond négativement. Tu seras déçue, comme tout le monde dans ce cas. C'est là que tu dois t'arrêter (dans tes réflexions je veux dire). Puis passer à autre chose et prévoir un autre programme.
La raison de sa réponse, tu ne la connaîtras peut-être pas. Elle ne sera peut-être pas liée à toi, peut-être que si. Mais à moins qu'il ne te dise "Ah ben écoute non, tu es chiante" (

), tu n'as aucune raison de supposer que tu le fais chier. Puisque tu ne le contrôles pas (héééé oui !), tu ne peux pas savoir, tu ne peux pas anticiper sur ce qu'il pense (hééé oui ! bis)
2) il dit oui. Et là je dis : roule ma poule !
Kuro, à ce stade, tu ne crains rien. Juste de la déception. Je sais que c'est difficile à croire, mais ce n'est pas si grave et horrible que ça en fait. Parole de control freak

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