Je suis complétement d'accord avec Saralou qui est encore une fois la voix de la sagesse sur ce forum
Je pense qu'il n'y a pas de bonnes ou mauvaise manière de réagir et donc pas de bonne ou mauvaise action (avec donc un jugement de celui-ci)
Juste ce qu'on est capable d'accepter d'encaisser et de tolérer.
Par contre, schnauzer, tu as fait un parallèle tout à l'heure sur lequel je voudrais revenir car en fait je ne comprends pas ce que tu as voulu dire.
non, suis pas d accord
c est un peu le même principe que la maladie , la plupart des gens disent , je voudrais savoir et en réalité , certaines personnes quand tu commences à annoncer , fuient la réalité , genre , vous allez vous faire soigner à IGR (centre qui traite le cancer en région parisienne ) et la personne qui répond , oui pour un kyste c est mieux
Donc si je résume, vu que tu utilises cet exemple pour illustrer la situation actuelle, le médecin ne devrait pas dire à son patient pour son cancer car celui préfèrerai l'ignorer, fuir la réalité ? Sous prétexte que le patient n'arrive pas à l'encaisser, il devrait mieux l'ignorer ?
J'ai une amie proche, sa mère a un début de cancer, elle ne parle que vietnamien donc c'est elle qui s'occupe de tout l'administratif et donc également le côté médical et elle a choisi de ne pas lui dire car elle pense que si sa mère l'apprend, elle se laissera dépérir et son cancer se déclarera.
Elle a choisi en fonction de ce qu'elle est capable d'accepter, c'est à dire qu'elle serait sans doute plus mal, plus coupable d'annoncer cette mauvaise nouvelle à sa mère si ensuite elle dépérit que de lui cacher. En pensant bien sur qu'elle le fait pour son bien, car ainsi elle va bien (ou en tout cas si elle va mal, elle n'en sait rien et n'en souffre pas)
Je ne juge pas son choix, je le comprends, elle a ses raisons et souhaite préserver sa mère. Je ne pense pas qu'il y ait de bon ou mauvais choix.
Juste qu'elle est capable de garder ce "secret", moi je sais qu'à sa place je ne pourrai pas et je sais que le risque serait de porter ensuite la "responsabilité" de la dégradation de l'état de ma mère et je l'accepterai, je serai capable de gérer ça. Pas elle.
La différence est sans doute là , on a pas les mêmes limites
Je crois donc que Saralou a bien résumé
