Honnêtement, avec le recul, quand j'y repense, je ne comprends pas non plus comment j'ai fait pour rester... Si je voyais une femme dans la situation que j'ai vécue, je lui dirais de partir et vite !
En fait ce qui se passe c'est qu'un alcoolique ne passe pas du statut de sobre à totalement alcoolo en qq jours, en tout cas pour mon mari ça a été très progressif. Alors je crois que je m'habituais progressivement...
Il n'y a vraiment que la dernière année où ça devenait impossible, surtout les derniers mois.
J'ai peut-être tenu parce que malgré l'alcool, il n'était jamais violent verbalement ni physiquement avec moi. Et parce que je l'aime tout simplement et que j'avais toujours l'impression qu'à nous deux, on y arriverait.
Je crois que cette insulte, ça devait être une limite que je m'étais fixée dans "l'intolérable". Zom est vraiment un non violent. Je pouvais tolérer son alcoolisme, parce que qq part je le comprenais, mais pas la violence, je ne l'aurais pas comprise. Et pourtant j'ai subi des "violences morales" de sa part et c'est aussi grave, mais j'arrivais à gérer ça, je n'ai toujours pas compris comment d'ailleurs...
Mais sincèrement, je ne conseillerais à personne de faire ce que j'ai fait. C'était un vrai coup de poker et j'aurais très bien pu perdre, j'en suis consciente. Et j'y aurais perdu un bon bout de ma vie... D'ailleurs j'en ai sûrement perdu un bout...

Je n'aime pas trop regarder en arrière finalement...
Ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts parait-il... C'est sans doute vrai. Mais échapper à ce qui pourrait nous tuer est sûrement la meilleure solution. Encore faut-il pouvoir... ou vouloir !