comment dire... ma première fois, je l'ai vécu, chez moi alors que le reste de ma famille était partie voir mes grands-parents pour le weekend. Je devais rester car j'avais beaucoup de travaux pour les études. J'avais 14 ans. Pendant la nuit du samedi, un homme est entré par infraction dans notre demeure et il s'est rué sur moi pour me faire subir le pire des cauchemards. en plus de m'avoir violé, il m'a injurié, humilié, sali, et menacé à la pointe d'un couteau. Je vous épargnerai les détails car je ne crois pas que ça serve à rien de vous les raconter.
j'ai gardé longtemps le secret puisque j'avais peur. Peur de tout. j'essayais de voir comment ça avait pu m'arriver, pourquoi moi, ... j'ai suivi une thérapie (sans que ma famille le sache) et je m'en suis sortie après beaucoup de travail sur l'estime de moi. J'ai eu des amoureux seulement après m'être sentie mieux, de toute façon, je n'aurai pas été en mesure de faire quoi que ce soit, je ne me laissait pas approcher. et meme en me sentant mieux, il y avait des problèmes lors des contacts intimes, puisque je n'osais en parler avec mes partenaires.
Quand j'ai rencontré celui qui partage ma vie depuis 6 ans maintenant, j'ai pris conscience que je devais en parler avec lui, pour qu'il comprenne mes réactions parfois bizarre pour lui (pleurer tout d'un coup pendant une relation sexuelle, crier d'arrêter sechement, ... Juste le fait de lui en avoir fait part, il a compri, il fait attention à certaines chose que je ne supporte pas .
Avec le temps et sa patience, j'ai réappris à apprécier la sexualité et à m'ouvrir à lui. C'est tant mieux, pour nous deux.
Aujourd'hui je suis épanouie *enfin je le crois*. les cauchemards se sont envolés ou presque.
Alors, si vous vivez ou avez vécu quelques choses hésitez pas à en parler à votre partenaire, à un professionnel, un sexologue, ... déjà de le dire, ça soulage, de se faire aider ça permet d'évoluer. On oublie peut-être jamais mais au moins, on ne se sent plus coupable. PARCE QUE DE TOUTE FAÇON ON NE L'EST PAS.
bon courage à toutes.
"je me console de voir que les femmes comme moi soient en musée et que les femmes minces se retrouvent sur les calendriers dans les toilettes des garages..." Sonia Vachon, comédienne