Thyselle a écrit :Et si le conjoint ne veut rien faire, hé bien il faut prendre des décisions... surement le quitter, pour soi, pour son propre bonheur, parce que des fois il faut savoir être égoïste... et parce que ça ne sert à rien d'entretenir l'illusion d'un mariage, qui n'est plus qu'une vague association de colocataires...
enfin... Ã mon sens...

Et si le problème du conjoint n'est pas qu'il ne veut rien faire, mais qu'il ne peut rien faire ?

Et si en dehors d'un problème, comme Provence le souligne (le sexe par exemple) tout va bien ?
Ce n'est pas une illusion de mariage, c'est un vrai mariage avec quelqu'un, il y a de l'amour, il y a d'autres choses très importantes mais pas de sexe. JAMAIS ! Et on n'y peut rien. On pourra en discuter des heures si on veut, ça ne changera jamais rien, parce que ça n'est pas possible.
Il faut faire quoi ? Quitter ? Juste pour ça ? En foutant en l'air tout le reste ?
Se résigner ? Même si on en souffre ? Et se contenter de petits objets sympas en plastique ?
Supporter ? Parce qu'on est mariée, qu'on aime son homme et qu'on n'est pas des bêtes ?
Certaines peuvent, d'autres non. Elles ne sont pas plus faibles, elles ont simplement envie, parfois de penser à elles.
Alors, on peut aller chercher ailleurs, quelques heures de temps en temps, ce qui manque, pour retrouver un équilibre. Sans tout ficher en l'air, sans faire souffrir l'autre.
Comme le dit Provence, l'équilibre d'un couple passe parfois par ce chemin là . Oui c'est de l'infidélité, oui c'est du mensonge. Mais à mon sens c'est un des cas où cette infidélité, paradoxalement, sert le couple au lieu de le détruire.
Mais je vois qu'avec Myrza et Provence, on doit être les seules à penser comme ça. Sans doute à cause de notre condition de quadra et d'expériences proches... A 20 ans, à 30 ans, je ne pensais pas ça.
Avec le temps j'ai compris que l'amour (oui l'amour !) prend divers chemins pour arriver à s'épanouir et que ce n'est pas parce qu'il y a un obstacle qu'il faut tout foutre en l'air, mais ce n'est pas une raison non plus pour subir jusqu'à la fin de ses jours une situation frustrante contre laquelle on ne pourra jamais rien.
Alors ça vaut parfois le coup de prendre le risque.