Une de mes tantes a bossé longtemps dans un hopital psychiatrique en Ardèche.
A l'heure actuelle, faute de subventions, cet hopital va fermer.
Dans cet hopital, ils s'occupaient de personnes mentalement déficientes bien sur. Mais ils s'occupaient aussi souvent de personnes qui avaient parfois des légers retards mentaux, ou des troubles psychologiques, ou qui avaient vécu un traumatisme et s'était mis à l'écart de la société, de personnes dépréssives aussi, etc.
Pas des gens débiles, stupides ou anormaux, mais des gens juste paumés et sans soutient dans la vie de tous les jours, ou sans aide pour régler leurs soucis passagers ou non.
Ces gens avaient leur maison propre souvent, et venaient le matin à l'hopital, puis repartaient le soir pour certains. D'autres restaient dans l'hopital plus longtemps. Ils effectuaient des travaux pour gagner quelques sous, participaient à des ateliers, ou tout simplement venaient chercher un peu de soutient, un peu de réconfort.
Certains avaient de la famille, d'autres non, certains ne venaient que pour quelques jours, quelques semaines, le temps de se remettre, puis continuaient aprés tous seuls.
Aujourd'hui, ma tante est à la retraite, et beaucoup d'autres centres comme celui dans lequel elle travaillait ferment. Et ce qui la désole, c'est qu'il y a autant de gens qui ont besoin de ce genre d'institutions que par le passé, mais de moins en moins de centres pour les accueillir, offrir de son temps, des ateliers ouverts, etc.
Comme elle dit: certaines personnes étaient juste paumées parfois, avaient un passage à vide dans leur vie. D'autres ont des problèmes mentaux léger: pas assez déficients pour être internés, mais pas assez malins pour s'intégrer à la société: tous ces gens font quoi aujourd'hui? bien ils se débrouillent comme ils peuvent, et on en retrouve beaucoup dans la rue quand personne n'est là pour les aider... On les arréte, ou on les bougent de place quelques jours, puis on les remet à la rue.
ça, c'est l'opinion de ma tante. Et parce que les filles de mes voisins sont déficientes mentalement mais juste d'une dizaine de pourcents (elles paraissent normales, mais elles sont plutot "lentes", leurs parents nous ont prévenus, et elles sont trés naives: sans leurs parents, des cons auraient vite fait d'abuser de leur naiveté), je comprend tout à fait ce que ma tante veut dire.
Evidemment, tous les gens qui mendient ne sont pas dans ce cas de figure. Mais on oublie souvent que certains oui.
Les agressions dans la rue je connais: Un homme à la sortie d'un parking demandant des sous, je venais de m'acheter un sandwich encore emballé, je lui ai donné direct, il me l'a balancé à la figure en me sortant qu'il voulait des sous, "pas de ma bouffe de m***e".
Un autre gars qui m'a suivie en me sortant des insanités parce que je ne voulais rien lui donner. Les filles et jeunes aux feux rouges qui vous degueulassent le parebrise avec une eau savonneuse, puis qui ne vous le nettoie que si vous donnez une pièce, etc.
A Avignon, pendant justement le festival, j'habitais en centre ville: des sdf forçaient la porte de l'immeuble pour dormir dans le local des boites aux lettres et bloquaient les portes.
Mais il y a aussi beaucoup d'associations qui aident les sdf dans la rue. A distribuer des vêtements, de la nourriture, à aller discuter avec eux dans la rue, etc.
Si les gens veulent que la mendicité soit interdite: pourquoi pas, à condition qu'une solution soit mise en place pour aider ces personnes un minimum, par le biais d'une association locale, de mise à disposition de locaux, etc.
Quand à l'article cité en debut de post: ils voulaient interdire la mendicité en groupe, pourquoi lui à titre individuel ça le génait?
A l'heure actuelle, faute de subventions, cet hopital va fermer.
Dans cet hopital, ils s'occupaient de personnes mentalement déficientes bien sur. Mais ils s'occupaient aussi souvent de personnes qui avaient parfois des légers retards mentaux, ou des troubles psychologiques, ou qui avaient vécu un traumatisme et s'était mis à l'écart de la société, de personnes dépréssives aussi, etc.
Pas des gens débiles, stupides ou anormaux, mais des gens juste paumés et sans soutient dans la vie de tous les jours, ou sans aide pour régler leurs soucis passagers ou non.
Ces gens avaient leur maison propre souvent, et venaient le matin à l'hopital, puis repartaient le soir pour certains. D'autres restaient dans l'hopital plus longtemps. Ils effectuaient des travaux pour gagner quelques sous, participaient à des ateliers, ou tout simplement venaient chercher un peu de soutient, un peu de réconfort.
Certains avaient de la famille, d'autres non, certains ne venaient que pour quelques jours, quelques semaines, le temps de se remettre, puis continuaient aprés tous seuls.
Aujourd'hui, ma tante est à la retraite, et beaucoup d'autres centres comme celui dans lequel elle travaillait ferment. Et ce qui la désole, c'est qu'il y a autant de gens qui ont besoin de ce genre d'institutions que par le passé, mais de moins en moins de centres pour les accueillir, offrir de son temps, des ateliers ouverts, etc.
Comme elle dit: certaines personnes étaient juste paumées parfois, avaient un passage à vide dans leur vie. D'autres ont des problèmes mentaux léger: pas assez déficients pour être internés, mais pas assez malins pour s'intégrer à la société: tous ces gens font quoi aujourd'hui? bien ils se débrouillent comme ils peuvent, et on en retrouve beaucoup dans la rue quand personne n'est là pour les aider... On les arréte, ou on les bougent de place quelques jours, puis on les remet à la rue.
ça, c'est l'opinion de ma tante. Et parce que les filles de mes voisins sont déficientes mentalement mais juste d'une dizaine de pourcents (elles paraissent normales, mais elles sont plutot "lentes", leurs parents nous ont prévenus, et elles sont trés naives: sans leurs parents, des cons auraient vite fait d'abuser de leur naiveté), je comprend tout à fait ce que ma tante veut dire.
Evidemment, tous les gens qui mendient ne sont pas dans ce cas de figure. Mais on oublie souvent que certains oui.
Les agressions dans la rue je connais: Un homme à la sortie d'un parking demandant des sous, je venais de m'acheter un sandwich encore emballé, je lui ai donné direct, il me l'a balancé à la figure en me sortant qu'il voulait des sous, "pas de ma bouffe de m***e".
Un autre gars qui m'a suivie en me sortant des insanités parce que je ne voulais rien lui donner. Les filles et jeunes aux feux rouges qui vous degueulassent le parebrise avec une eau savonneuse, puis qui ne vous le nettoie que si vous donnez une pièce, etc.
A Avignon, pendant justement le festival, j'habitais en centre ville: des sdf forçaient la porte de l'immeuble pour dormir dans le local des boites aux lettres et bloquaient les portes.
Mais il y a aussi beaucoup d'associations qui aident les sdf dans la rue. A distribuer des vêtements, de la nourriture, à aller discuter avec eux dans la rue, etc.
Si les gens veulent que la mendicité soit interdite: pourquoi pas, à condition qu'une solution soit mise en place pour aider ces personnes un minimum, par le biais d'une association locale, de mise à disposition de locaux, etc.
Quand à l'article cité en debut de post: ils voulaient interdire la mendicité en groupe, pourquoi lui à titre individuel ça le génait?
