schnauzer a écrit :perso, je pense qu'on ne devrait rien demander , on prélève sans demander à la famille , je pense que ce doit être hyper douloureux d'apprendre que l'être aimé est mort et en plus, on vous demande l'autorisation de prélever les organes
je crois que c est dans les projets si pas de refus écrit , on prélèvera d'office
Le prélèvement peut être mutilant pour le corps et choquer la famille (même si tout est fait pour préserver au maximum le corps). Et puis il faut bien l'annoncer à la famille, parce que le prélèvement doit être effectué très rapidement pour que les organes soient en bon état. Pas simple quand on est auprès d'une personne aimée qui vient de mourir de voir arriver une équipe qui vous "prend" le corps pour prélever coeur, poumons, foie, yeux... Ou qui l'a déjà emmené quand vous arrivez... De plus souvent il s'agit de personnes décédées dans un accident ou brutalement. C'est rare qu'on prélève des organes sur des personnes malades. Donc ça fait double choc.
Personnellement j'aurais l'impression que la personne meurt une seconde fois, même si j'accepterais la décision si la personne décédée avait donné son consentement parce que je suis d'accord sur le fait que l'on devrait en priorité respecter la volonté du défunt. Il faudrait peut être un peu plus d'information, de soutien psychologique aux familles pour que ça se passe mieux.
Dans le cas de Vincent Lambert, je ne suis ni pour ni contre comme cela a été dit. Je suis juste égoïstement contente de ne pas être la personne concernée par la décision. Mais s'il avait exprimé la volonté de mourir s'il était confronté à cette situation, si les examens médicaux prouvent que plus rien n'est possible et que son état ne s'améliorera jamais et si, encore pire, il souffre, je pense que le mieux est de respecter sa volonté.
Après, prendre la décision de laisser mourir son enfant (c'est toujours leur fils, même s'il n'est plus le même et même s'il est déjà parti) doit être épouvantable, à plus forte raison si on a des convictions religieuses. Je peux comprendre que des parents ne s'en sentent pas la force, ni le droit, même si je ne les approuve pas. Mais ce n'est pas à moi de choisir pour eux et c'est une décision tellement personnelle et tellement pleine de signification et de conséquences...