Je raconte...
Quand j'ai su que ça allait finir en césarienne après un déclenchement foiré, j'ai demandé si le papa pouvait venir, on m'a dit qu'on allait demander, mais la réponse a été non, bien qu'étant du "milieu". Je m'y étais un peu préparée psychologiquement, du coup je me suis résignée, blindée, en me disant que ça allait être une épreuve (double pour moi: opération et peur du milieu médical) que je devrais affronter seule.
L'équipe a été très gentille, à l'écoute, m'a expliqué tout ce que je voulais savoir, répondu à mes questions, vraiment, rien à dire de négatif sur tous ces gens, ils ont été professionnels et humains.
La gestion de la douleur a été impeccable (j'ai juste eu mal lorsqu'on m'a endormi le dos avant la rachi, qu'ils ont galéré à placer d'ailleurs).
Avec le recul (2semaines de recul, c'est peu mais bon^^)j'arrive à me dire que l'essentiel est que tout se soit bien passé. Alors que juste avant, je me disais: oui MAIS quand même, pourquoiiii???
Par contre l'épreuve la plus dure n'a pas été celle que je pensais. La césa sans le papa, facile au final. Même, j'en reviens pas d'avoir été aussi sereine face à tout l'attirail médical. Par contre, l'après, en salle de réveil...
L'horreur... Seule, diminuée, dépendante, branchée de partout, dans une immense salle sombre, froide (malgré la couverture chauffante je tremblais comme une feuille mais je pense que c'était dû au stress aussi), et sans le bébé ni le papa, sans savoir comment ça se passait pour eux, sans savoir quand on allait me remonter.
S'il y a bien quelque chose à changer, c'est ça... je comprends qu'il faille du temps pour qu'on se remette, mais bébé et papa devraient être présents, au moins dans une pièce attenante.
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