Dans ces moments là j'ai attendu un miracle et/ou un sauveur, ce qu'il semble attendre également. Et tu es dans le rôle du sauveur. Ca aurait pu être un médecin ou un psychologue qui aurait été coiffé du rôle.Titeplume a écrit :Il vient de me dire à l'instant "attendre un miracle", moi je sais que j'ai jamais connu ni conçu la vie sans devoir souffrir et affronter pour être récompensée.. J'ai l'impression de me donner corps et âme, et de me retrouver face à un mur. Qui m'aime peut-être, mais qui malgré tout, pense qu'à sa gueule. Il me remercie pas de toutes mes tentatives pour l'aider, en même temps on aide pas ceux qu'on aime pour recevoir des fleurs, mais voilà .. Je me sens mal de le sentir en pleine détresse, je sais plus quoi faire, je sais pas si le lâcher lui serait pas "fatal", non que je me trouve une importance considérable mais il me dit être la seule personne à pouvoir l'aider là dessus... Okapi, qu'attend on dans ses moments là ? De quoi avais-tu besoin ? Parce que je n'ai pas l'impression que lui soit prêt à donner de lui, pour aller mieux.
Et ce dont j'avais besoin ? De faire le chemin par moi-même, et donc sans miracle ni sauveur. Pour ça j'ai du commencer par me dire que j'étais une personne normale, que je pouvais vivre comme les autres, que j'avais les mêmes capacités que ceux qui m'entouraient et pour qui tout semblait si simple.
Ce n'est qu'en pensant que je n'avais pas d'incompétence à la vie inscrite en moi que j'ai pu progresser, me "normaliser" et renouer avec les autres au passage. Auparavant je m'en sentais irrémédiablement séparée, et la preuve en était que je n'arrivais à rien quand les autres se frayaient un chemin.
Sauf que c'était une vue de l'esprit et que je n'arrivais à rien uniquement parce que j'étais spectatrice.
Bref, tout ça pour dire que ce dont il pense avoir besoin n'est pas ce dont il a besoin, sinon son problème serait réglé depuis longtemps. Que tu sois là est sans doute une chose importante mais le porter ne l'aidera pas à apprendre à marcher ; c'est improductif en plus d'être lourd pour toi.
C'est toi qui as raison : tu peux être à ses côtés mais c'est à lui de faire le chemin, et entièrement par lui-même.
Quand on est aimé(e), on compte ; c'est quand on aime qu'on ne compte pas.
