Si mes calculs sont bons : NON tu ne peux PAS perdre encore 5 ou 6 kilos.
Ton réflexe est très mauvais : tu le vois bien, tu reviens sans arrêt à ton obsession de maigrir, alors que ton souci, c'est un souci psychologique.
Tu parles (enfin) de la séparation de tes parents, de ta solitude, à l'époque où tu as trouvé dans la nourriture un refuge. Comme la plupart d'entre nous, tu as fait de la nourriture un dérivatif à ton mal-être psychologique, et c'est sur cela qu'il faut travailler.
Quand tu as des "crises", et que tu manges de grandes quantités en peu de temps, par quoi ces crises sont-elles déclenchées ? Un moment de stress ? Une peur ? Elle est là la réponse à ton problème.
Tu fais du sport matin et soir, chez toi : je me trompe ou ce sport, c'est comme le régime, c'est une façon d'infliger à ton corps que tu détestes une souffrance ?
Au départ, je te demandais si tu faisais du sport, car souvent c'est un moment de plaisir, où on aime son corps. As-tu pensé à faire un sport plus "plaisir" comme la danse ou un jeu (tennis...) ? Du sport en salle en cours collectif pour te défouler ?
Dernière question : tu as perdu 10 kg sans problèmes, comment ? Ensuite tu en as perdu 15 de plus! et là ça commence à devenir sérieux comme perte de poids, même un an après : je trouve ça rapide et brutal. Tu as dû beaucoup te priver, non ?
Tu avais 15 ans, Ã 15 ans on n'a pas besoin de perdre beaucoup de kilos, il suffit de se maintenir, en attendant que la croissance fasse le reste.
Tu te sens mal dans ton poids actuel : ton problème est dans ta tête. Je dis pas ça pour le minimiser, au contraire, ces problèmes-là sont parfois les plus difficiles à régler. Mais ne te trompe pas d'objectif. Si tu maigris, tu bascules (pour des années, des années, et des années) dans le mal-être, les TCA, la galère pour t'en sortir, la haine de soi... Tu es à la frontière, il est encore temps de t'en sortir : accepte le fait que ce qu'il te faut, c'est un travail psy.
Evidemment, c'est peut-être pas simple d'en parler : justement si ça sort pas, c'est peut-être que c'est là que se situe l'essentiel, non ?
la beau té de la vie pas se la dou leur de mou rir