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_Aphasie_ a écrit :Je pense aussi être une personne "orale". Je suis également dépendante à la clope. Pas pour la nicotine (je peux me passer de fumer pendant des jours sans que ça ne me manque "physiquement"), mais au geste. J'ai toujours pensé qu'il y avait quelque chose à creuser du côté de l'oralité (des sentiments à étouffer en portant quelque chose à la bouche ?) Gérer la frustration... oui, grande affaire. N'est-ce pas une chose qu'on est censé apprendre enfant ? Est-ce qu'on peut vraiment apprendre à gérer la frustration à l'âge adulte ?

Cette idée m'intéresse beaucoup, j'aimerais en savoir plus. J'ai commandé "Je mange donc je suis, surpoids et troubles du comportement" du Dr Apfeldorfer, j'espère y trouver des réponses à mes questions...


Je suis persuadée que l'on peut apprendre à mieux gérer la frustration adulte, d'ailleurs c'est aussi ce que tu fais en RA, tu écoute mieux tes sensations pour apporter une réponse à un besoin, pas une pulsion. Donc tu mets du délai dans la réponse à la pulsion, mine de rien :p
Tous les exercices servent à décharger la nourriture de tout le symbolique dont on la pare, et lui restituer sa place, enfin c'est comme ça que je comprends le truc. C'est une reprogrammation du cerveau pour re-faire de la nourriture la réponse à un besoin et un plaisir, pas un support pour une compulsion.

Il est bien ce bouquin, je vais le relire tiens, merci Aphasie :p


Blueberrry, viens raconter, viens brailler, je braillerai avec toi (sur un autre post si besoin).
Sandydidou, j'en ai une autre pour toi "arrête de me briser les ovaires", ça fait toujours son petit effet hééhé
http://viol-les-voix-du-silence.francetv.fr
http://hyperboleandahalf.blogspot.fr/20 ... adult.html

Au milieu de l'hiver, j'ai découvert en moi un invincible été - Albert Camus
Perso, je remarque que cette urgence, je la retrouve un peu partout. Dés que j'attends une grosse échéance, je l'attends tellement que je n'arrive plus à faire autre chose que d'y penser. Du coup, j'ai hâte qu'elle arrive, ne serait-ce que pour pouvoir faire autre chose que d'y penser.

Typiquement, c'est ce qui m'est arrivé quand j'ai voulu tomber enceinte de ma deuxième fille, et aussi pour l'accouchement, quand j'en suis arrivée au 8ème mois. Je ne pensais qu'à ça, je n'arrivais plus à me projeter dans autre chose que dans cette attente.

Ca peut m'arriver aussi pour des échéances de boulot: je me dis "quand tel truc sera arrivé, je ferais ça et ça" et j'ai tellement hâte que je n'arrive plus à faire de projets pour le futur proche. Un peu comme si le futur proche ne m'intéressait plus.
Lenore a écrit :Sandydidou, j'en ai une autre pour toi "arrête de me briser les ovaires", ça fait toujours son petit effet hééhé


HS ON Merci, mais pour une fois je la connaissais celle-là !HS OFF
-J'suis pas belle, j'suis vivante
-Vous êtes la plus vivante
Merci pour vos réponses les filles ! Ca me donne plein de pistes de réflexion. J'ai reçu le livre d'Apfeldorfer, je vais lire ça et vous dire comment ça évolue ;)

mamykro a écrit :Perso, je remarque que cette urgence, je la retrouve un peu partout. Dés que j'attends une grosse échéance, je l'attends tellement que je n'arrive plus à faire autre chose que d'y penser. Du coup, j'ai hâte qu'elle arrive, ne serait-ce que pour pouvoir faire autre chose que d'y penser.

Typiquement, c'est ce qui m'est arrivé quand j'ai voulu tomber enceinte de ma deuxième fille, et aussi pour l'accouchement, quand j'en suis arrivée au 8ème mois. Je ne pensais qu'à ça, je n'arrivais plus à me projeter dans autre chose que dans cette attente.

Ca peut m'arriver aussi pour des échéances de boulot: je me dis "quand tel truc sera arrivé, je ferais ça et ça" et j'ai tellement hâte que je n'arrive plus à faire de projets pour le futur proche. Un peu comme si le futur proche ne m'intéressait plus.


Je fonctionne EXACTEMENT pareil. Je raisonne par échéances, pour à peu près tout. En fait, j'ai réalisé il y a longtemps déjà que seul le but m'intéresse, le chemin à parcourir pour y parvenir m'angoisse. Alors que le chemin a aussi son intérêt !

Blueb' >>> tout comme lenore : viens brailler, tu sais qu'on t'aime aussi pour ça, entre autres :kiss:

Sandydidou >>> moi je ne connaissais pas "ça me brise les ovaires", en revanche je suis une adepte du "on s'est fait chier la b*** à cette soirée !" (oui, je m'autocensure avec des jolies petites étoiles, je suis maman maintenant, je commence à me forcer à surveiller mon langage) :lol:
Nouveautés dans ma BAV ! N'hésitez pas à aller jeter un œil...
Merci Aphasie de ce topique!!
Je suis nouvelle, mais j'en apprend toujours un peu plus, je culpabilise un peu moins, à chacune de vos lectures (quasiement)!
Je suis toujours si pressée d'arriver à la fin de ce que je me met en tête, je ne m'intéresse pas au chemin forcément entrepris... Et quand je me mange vraiment beaucoup, c'est pour anesthésier les émotions qui peuvent me dévorer...
J'ai fait un grand parcours sur ma nutrition et ma santé en deux ans, parce qu'avec mes études j'ai compris que ce n'était pas la perte de poids qui comptait tant, mais l'hygiène de vie. Néanmoins, par moment il me revient ce réflexe de vouloir perdre tout d'un coup, rapidement.

Mais du coup cette petite réflexion sur le "chemin" avant d'arriver au but, me fait grand bien. Merci à toutes!!!
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