Je l'ai fait, plusieurs années durant, enfant. Entre amis, sans parents, lorsque tu as 8-10, c'est du kiff dans le coeur.
Les bons souvenirs sont innombrables.
Le père qui n'accepte de nous filer la came que si l'on balance du papier toilette mouillé sur la fenetre de sa fille.
Celui qui nous a vu arriver de loin, et que l'on voit passer devant nous en courant acheter le matos, parce que "Oh merde! C'est Halloween! Comment j'ai completement oublié!". Etrangement fréquent, celui-ci.
Les vieux fous, que tu vois avec tes yeux d'enfants, et qui ne sont probablement que des gens choqués de cet irrespect au jour des morts. Rares, mais ils existent. Deux, de memoire, sur trois années. (C'est d'ailleurs pour ceux-ci que j'aurais tendance à encourager de delaisser la partie "farce" de la coutume. Même le papier toilette mouillé aux fenêtres. Notez d'ailleurs que celui-ci, tous équipés que nous fumes, n'aura jamais servi que chez le père indigne precedemment cité.)
Mais avec le recul, le plus touchant, de loin, c'était ces gens qui nous attendaient impatiemment, partout. Les jeunes couples, qui nous montraient à leurs enfants pour les faire rire. Et les enfants, qui ne riaient pas du tout, parce que c'est toujours un peu effrayant quand même, tous ces grands, mais completement fascinés. Ceux qui n'avaient rien préparés, et qui nous auraient filé tout le contenu de leurs placards si nos sacs avaient été un peu plus profonds. Ces vieux, tous en haut d'immeubles, qui preparaient chaque année les paquets, et qui ne voyaient jamais le moindre gamin arriver. Et puis toi, t'es gosse, tu t'amuses bien, tu as encore un bon moment devant toi, alors tu montes jusqu'en haut, et tu t'engouffres dans une bouffée de joie completement disproportionnée.
C'était cool.
Les bons souvenirs sont innombrables.
Le père qui n'accepte de nous filer la came que si l'on balance du papier toilette mouillé sur la fenetre de sa fille.
Celui qui nous a vu arriver de loin, et que l'on voit passer devant nous en courant acheter le matos, parce que "Oh merde! C'est Halloween! Comment j'ai completement oublié!". Etrangement fréquent, celui-ci.
Les vieux fous, que tu vois avec tes yeux d'enfants, et qui ne sont probablement que des gens choqués de cet irrespect au jour des morts. Rares, mais ils existent. Deux, de memoire, sur trois années. (C'est d'ailleurs pour ceux-ci que j'aurais tendance à encourager de delaisser la partie "farce" de la coutume. Même le papier toilette mouillé aux fenêtres. Notez d'ailleurs que celui-ci, tous équipés que nous fumes, n'aura jamais servi que chez le père indigne precedemment cité.)
Mais avec le recul, le plus touchant, de loin, c'était ces gens qui nous attendaient impatiemment, partout. Les jeunes couples, qui nous montraient à leurs enfants pour les faire rire. Et les enfants, qui ne riaient pas du tout, parce que c'est toujours un peu effrayant quand même, tous ces grands, mais completement fascinés. Ceux qui n'avaient rien préparés, et qui nous auraient filé tout le contenu de leurs placards si nos sacs avaient été un peu plus profonds. Ces vieux, tous en haut d'immeubles, qui preparaient chaque année les paquets, et qui ne voyaient jamais le moindre gamin arriver. Et puis toi, t'es gosse, tu t'amuses bien, tu as encore un bon moment devant toi, alors tu montes jusqu'en haut, et tu t'engouffres dans une bouffée de joie completement disproportionnée.
C'était cool.
