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Je comprends vos deux points de vue mais je ne sais pas où je me situe par rapport à ceux-ci. Je suis contre "le dictat de la minceur" mais en même temps je souhaite perdre mon surpoids, pas parceque les gens autour de moi me font culpabiliser (c'est pas vraiment le cas) ou pour ressembler à une manequin mais ma raison est la suivante: j'aimerais pratiquer certains sports comme l'escalade, la course, etc (j'ai vraiment le désir de faire plein d'activités de ce genre) et justement celles-ci demandent d'être plutôt légère sinon c'est difficile et ou risqué alors c'est vraiment pour ça que j'ai envie de le faire. C'est sûr que je me sentirai mieux dans mon corps aussi mais je ne crois pas que c'est pour faire comme les autres.
Je crois qu'il faut simplement chercher à être bien dans son corps et dans sa tête, si ça implique de perdre un peu de poids pourquoi pas? Et si nos petits kilos en trop ne nuisent pas à notre bien-être à quoi bon rentrer dans un quelconque rang? Donc, voir où est notre bien-être. :)
« Entre la pluie et moi il a été passé un pacte éblouissant et c'est en souvenir de ce pacte qu'il pleut parfois en plein soleil. »
André Breton
MissHolmes, ne penses-tu pas que la pratique de ces sports entraînera d'elle-même la perte nécessaire à leur bon déroulement ?
-J'suis pas belle, j'suis vivante
-Vous êtes la plus vivante
sandydidou a écrit :MissHolmes, ne penses-tu pas que la pratique de ces sports entraînera d'elle-même la perte nécessaire à leur bon déroulement ?


Sur le long terme, peut-être, mais au début, ça risque d'être très difficile et surtout très démotivant, non? De façon extrême, ça pourrait l'empêcher d'en profiter à fond :?
sandydidou a écrit :Mais Sibell oui, c'est précisément ça, j'en refuse la possibilité si elle passe par la restriction (ou ersatz, genre sport à outrance, médicaments dangereux) .

Je pense que je comprends ce que tu veux dire mais je ne le dirais pas comme ça.
Je pense que VLR est une plate-forme pour expliquer et informer sur les risques dont tu parles, pour expliquer et informer que perdre du poids à tout prix ce n'est pas la solution à tous les problèmes, que les régimes restrictifs ne sont pas une solution unique, pas même la meilleure solution (probablement la pire, en fait!). Mais après les gens ont leur libre arbitre et on ne peut pas leur interdire de prendre leur décision comme ils le souhaitent. Par contre ce qui me semble important c'est qu'ils prennent leur décision en étant informé.
Ça rejoint pas mal ce qu'on fait sur ce forum pour la chirurgie bariatrique. On peut informer sur les risques, sur la réalité au quotidien, sur les problèmes qu'on peut vraiment régler avec ce type de démarche (et ceux qu'on ne peut pas). Mais on ne peut pas interdire aux gens de se faire opérer quand même.

Et il y a quand même des gens pour qui ces démarches fonctionnent et apportent du bien-être. C'est une minorité mais ils existent et ils ont aussi le droit de témoigner ici tant qu'ils ne font pas une généralité de leur témoignage.

Il y a une question d'approche aussi. Ça me rend toujours un peu triste de voir des personnes qui disent "je ne serais pas heureuse grosse, il faut que je perde du poids pour être bien" parce que je trouve que ces personnes passent à côté de leur vie (ça a été mon cas pendant suffisamment longtemps), et d'autre part elles s'exposent à tous les risques dont on parle sur ce site. Mais je ne me sens pas remise en cause dans mon acceptation par quelqu'un qui dit "j'ai perdu du poids et je me sens bien". Oui, la différence entre les deux est un peu subtile...
En pause VLR longue durée.

Les régimes, ça ne marche pas, c''est dangereux et ça fait grossir:
https://www.anses.fr/fr/content/r%C3%A9 ... igrissants
http://www.huffingtonpost.co.uk/sue-tho ... 56126.html
Angia a écrit :Et il y a quand même des gens pour qui ces démarches fonctionnent et apportent du bien-être. C'est une minorité

Je parle de minorité dans le cas des régimes, particulièrement. Pour la chirurgie j'espère quand même que les réussites (en terme de résolution des problèmes de santé surtout) sont majoritaires mais en fait je n'en sais rien.
En pause VLR longue durée.

Les régimes, ça ne marche pas, c''est dangereux et ça fait grossir:
https://www.anses.fr/fr/content/r%C3%A9 ... igrissants
http://www.huffingtonpost.co.uk/sue-tho ... 56126.html
j'ai me suis battue à mort contre mes kilos.
je n'ai jamais réussi à ne serait-ce que faire le début des démarches pour m'accepter.

je me suis haïe, méprisée.
je me suis fait du mal, pour finir par l'extreme sans retour possible en arrière.

comme je l'ai déjà écrit: je ne me suis laissée aucune chance.

quand je lis "la force que requiert le refus de perdre du poids" je peux en conclure que je suis une faible..?

ce n'est pas ainsi que je me vois. d'un coté comme de l'autre, il n'y a aucun mérite.
j'ose croire que j'ai ma place ici.
même sans avoir eu ta force. j'ai souffert moi aussi, comme tu n'as pas idée
sandydidou a écrit :
Sibell a écrit :
sandydidou a écrit :
Que ça ne devienne pas une obsession et un but à atteindre à tout prix, je suis d'accord. Mais qu'on refuse la possibilité...


Mais Sibell oui, c'est précisément ça, j'en refuse la possibilité si elle passe par la restriction (ou ersatz, genre sport à outrance, médicaments dangereux) . Parce que les conséquences sont trop destructrices. Parce qu'il y a ici trop de personnes qui l'ont regretté trop tard. Parce que personne ne peut être épanoui ou heureux en cherchant à modifier sa morphologie naturelle. Ce n'est pas du dogme, c'est de l'expérience. Si on mettait bout à bout toutes les expériences des femmes sur vlr, on aurait une excellente base de données sur les origines de l'obésité. Presque toutes les histoires ont un point en commun : la non acceptation par l'entourage. Ces personnes n'étaient pas malades, elles ne se détestaient même pas mais un jour, elles ont appris qu'elles n'étaient pas acceptables en raison de leur corpulence. C'est ça que de tous mes souhaits je voudrais voir changer.


Mais je suis d'accord avec toi dans le fond. Je ne pousserai jamais personne à user de ce genre de pratique pour perdre du poids. Mais comme l'a dit Angia, du moment qu'une personne est bien informée, elle fait ce qu'elle veut. Elle conserve son libre arbitre, et si elle a envie de tenter un régime, du sport à outrance ou que sais-je, c'est son droit le plus absolu.

A la base, je suis de nature relativement mince, avant ma prise de poids je pesais entre 57-60 kgs. Bon j'étais ado, il me manquait 4 ou 5 cm par rapport à maintenant. Un matin je me suis réveillée à 18 ans, avec 110 kilos et des vergetures partout. Alors c'est bien beau de prôner l'acceptation et j'admire celles qui réussissent, parce que pour avoir essayé (et échoué), j'ai trouvé que c'était nettement plus dur qu'un régime - pour moi, je le précise.

Je n'ai pas voulu maigrir pour un quelconque dictat, vu que même à 60 kgs pour 1m64 j'étais considérée comme grosse dans ma famille ( oui tu sais, la famille où si tu ne pèses pas 10 kgs de moins que ta taille, t'es dodu...)J'ai voulu maigrir pour MOI, parce que je n'y arrivai pas, c'était pas mon corps. Je ne me reconnaissais pas. Ce qui est dingue parce que je ne me reconnais toujours pas...

J'ai eu des tendinites au mollet à cause de cette surcharge, je n'arrivais pas à marcher plus de 10 m sans souffrir atrocement. A 18 ans, c'était trop lourd à porter pour moi. C'est un peu comme un aveugle qui devient aveugle après...

Mais dans le fond, je suis d'accord avec toi. IDEALEMENT tout le monde devrait s'accepter. Mais si c'était aussi facile, ça se saurait. Je pense aussi qu'on a tous un parcours et des motivations différentes, qui nous pousse à prendre une décision plutôt que l'autre. Et dans les deux cas, il faut savoir respecter, surtout si la personne est bien informée et qu'elle sait ce qu'elle fait.
Sibell a écrit :Alors c'est bien beau de prôner l'acceptation et j'admire celles qui réussissent, parce que pour avoir essayé (et échoué), j'ai trouvé que c'était nettement plus dur qu'un régime - pour moi, je le précise.

Le truc c'est que ce n'est pas spécialement le régime qui est dur. Ça peut même se passer très bien, souvent tu es super motivée, et si en plus tu perds du poids il y a une euphorie qui fait que tu peux passer par des privations terribles sans même t'en rendre compte, ou du moins sans souffrir. Ce qui est dur surtout, je trouve, c'est l'après régime. La fameuse "phase de stabilisation" où tu commences soit à pleurer devant ton assiette, soit à pleurer devant ta balance (soit les deux, même).

Bon, toi apparemment avec la balance ça va, j'espère aussi que ça va bien avec ton assiette, même si tu dis toi-même que tu n'as pas réglé tous tes soucis d'image de soi, et je pense que c'est le nœud du truc. L'acceptation pour moi elle ne vient que quand on se connait, qu'on se reconnait (ça n'est pas une condition forcément suffisante, mais ça me semble une condition nécessaire).

C'est une forme de lâcher prise en fait. C'est pour ça que, même si je comprends (je crois) où Sandydidou veut en venir, ça me gêne de mettre cette question de l'acceptation sur le terrain de la force, de la bagarre (et pour rebondir sur le message de Blueberrycat aussi). Ce n'est jamais en se bagarrant qu'on va se sentir bien. Je n'ai plus envie que mon corps soit le champ de bataille de moi-même contre moi-même. Mais je ne tiens pas spécialement non plus à le brandir comme un étendard revendicatif (genre "je suis grosse et fière de l'être").
En pause VLR longue durée.

Les régimes, ça ne marche pas, c''est dangereux et ça fait grossir:
https://www.anses.fr/fr/content/r%C3%A9 ... igrissants
http://www.huffingtonpost.co.uk/sue-tho ... 56126.html
blueberrycat a écrit :se faire la guerre à soi même, c'est ne se laisser aucune chance.
perso, j'ai toujours été ma plus farouche ennemie.
c'est moche.

Oui c'est moche, surtout qu'on est capable de s'infliger à soi-même des choses qu'on n'oserait faire à personne (et qu'on ne laisserait personne nous faire). Alors qu'un peu de bienveillance, qu'est ce que ça fait du bien... ;)
Mais bon, on s'éloigne peut-être un peu du sujet?
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Les régimes, ça ne marche pas, c''est dangereux et ça fait grossir:
https://www.anses.fr/fr/content/r%C3%A9 ... igrissants
http://www.huffingtonpost.co.uk/sue-tho ... 56126.html
Angia a écrit :
Sibell a écrit :Alors c'est bien beau de prôner l'acceptation et j'admire celles qui réussissent, parce que pour avoir essayé (et échoué), j'ai trouvé que c'était nettement plus dur qu'un régime - pour moi, je le précise.

Le truc c'est que ce n'est pas spécialement le régime qui est dur. Ça peut même se passer très bien, souvent tu es super motivée, et si en plus tu perds du poids il y a une euphorie qui fait que tu peux passer par des privations terribles sans même t'en rendre compte, ou du moins sans souffrir. Ce qui est dur surtout, je trouve, c'est l'après régime. La fameuse "phase de stabilisation" où tu commences soit à pleurer devant ton assiette, soit à pleurer devant ta balance (soit les deux, même).

Bon, toi apparemment avec la balance ça va, j'espère aussi que ça va bien avec ton assiette, même si tu dis toi-même que tu n'as pas réglé tous tes soucis d'image de soi, et je pense que c'est le nœud du truc. L'acceptation pour moi elle ne vient que quand on se connait, qu'on se reconnait (ça n'est pas une condition forcément suffisante, mais ça me semble une condition nécessaire).

C'est une forme de lâcher prise en fait. C'est pour ça que, même si je comprends (je crois) où Sandydidou veut en venir, ça me gêne de mettre cette question de l'acceptation sur le terrain de la force, de la bagarre (et pour rebondir sur le message de Blueberrycat aussi). Ce n'est jamais en se bagarrant qu'on va se sentir bien. Je n'ai plus envie que mon corps soit le champ de bataille de moi-même contre moi-même. Mais je ne tiens pas spécialement non plus à le brandir comme un étendard revendicatif (genre "je suis grosse et fière de l'être").


Je suis entièrement d'accord avec toi. Et je suis la première à crier qu'un régime - ou une quelconque perte de poids, peu importe le moyen usé - ne règle absolument pas tout. D'ailleurs ça ne règle pas le fond du problème du tout, en fait.

Et j'ai quand même des problèmes avec mon assiette. Je ne me prive plus, je mange ce que je veux, mais j'ai toujours un rapport compliqué avec la nourriture. Je ne mange pas de manière équilibrée et ça, ça vient du régime. Je suis totalement désorientée et incapable de manger trois repas, complet par jour. Je compense surtout ma faim en grignotant beaucoup de cochonnerie. Je suis capable, quand j'ai faim, de me prendre un snickers, au lieu de manger un repas correct. Pour l'instant je ne prends pas de poids, mais je sais que si je ne fais pas quelque chose pour apprendre à manger normalement, à des heures correctes, ça risque de ne pas durer ou de me créer des problèmes de santé.

Sur le fond, je suis entièrement d'accord avec vous. Je mange a peu près ce que je veux, mais je ne décolle pas de la balance. Pourtant je suis stable, je ne prends pas de poids, je n'en perds pas, mais ça induit une angoisse énorme de perdre du poids. Le problème ce n'est même pas de regrossir en soit... Le problème c'est de regrossir après toutes les frustrations vécues. Le régime ce n'est pas bon, que ça marche à long terme ou pas, dans les deux cas ça laisse des séquelles psychologiques, surtout.

Mais je ne pense pas qu'il faille pour au tant se dresser contre, parce que ce sont des motivations trop personnelles. Et j'estime que du moment que la personne est bien informée et qu'elle choisit malgré tout de se lancer dans cette voie, on n'a pas grand chose à en dire. Et on ne peut pas en vouloir à quelqu'un d'être content d'avoir minci, après au tant de souffrances. Je comprends que ça heurte certaines sensibilités, mais je ne crois pas que ça parte d'une mauvaise intention.
on peut s'en offusquer ,surtout si on parle d'un certain post..

il y a qqes années, j'étais convaincure que les """grosses""" disant s'accépter se mentaient.
mais vraiment...
heureusement, j'ai évolué!! (hein, n'est ce pas..)

et je ne le crois sincerement plus du tout. c'est une fille ici qui a achevé de me convaincre, à son insue je pense.
Je crois que l'acceptation de soi, n'a rien à voir avec la corpulence. C'est quelque qui est dans la tête. J'ai une amie qui était très mince, elle s'assumait pleinement, bon jusque là vous allez me dire; rien d'étonnant, pas difficile de s'assumer mince. Sauf qu'elle a pris 20 kgs, et alors que tout le monde la croyait atterrée de sa prise de poids, elle m'a appelé un jour toute enjouée pour me dire qu'il fallait qu'elle se refasse sa garde robe, donc go shopping.

Elle s'assume tout au tant avec ses rondeurs, et elle a très vite fait le deuil de sa minceur, elle plait tout au tant qu'avant. C'est quelqu'un qui est bien dans ses pompes, peu importe la silhouette qu'elle a.
Angia a écrit :
Sibell a écrit :Alors c'est bien beau de prôner l'acceptation et j'admire celles qui réussissent, parce que pour avoir essayé (et échoué), j'ai trouvé que c'était nettement plus dur qu'un régime - pour moi, je le précise.

Le truc c'est que ce n'est pas spécialement le régime qui est dur. Ça peut même se passer très bien, souvent tu es super motivée, et si en plus tu perds du poids il y a une euphorie qui fait que tu peux passer par des privations terribles sans même t'en rendre compte, ou du moins sans souffrir. Ce qui est dur surtout, je trouve, c'est l'après régime. La fameuse "phase de stabilisation" où tu commences soit à pleurer devant ton assiette, soit à pleurer devant ta balance (soit les deux, même).

Bon, toi apparemment avec la balance ça va, j'espère aussi que ça va bien avec ton assiette, même si tu dis toi-même que tu n'as pas réglé tous tes soucis d'image de soi, et je pense que c'est le nœud du truc. L'acceptation pour moi elle ne vient que quand on se connait, qu'on se reconnait (ça n'est pas une condition forcément suffisante, mais ça me semble une condition nécessaire).

C'est une forme de lâcher prise en fait. C'est pour ça que, même si je comprends (je crois) où Sandydidou veut en venir, ça me gêne de mettre cette question de l'acceptation sur le terrain de la force, de la bagarre (et pour rebondir sur le message de Blueberrycat aussi). Ce n'est jamais en se bagarrant qu'on va se sentir bien. Je n'ai plus envie que mon corps soit le champ de bataille de moi-même contre moi-même. Mais je ne tiens pas spécialement non plus à le brandir comme un étendard revendicatif (genre "je suis grosse et fière de l'être").


Je suis entièrement sur la même longueur d'onde qu'Angia.

Pour moi cela ne s'apparente pas du tout à un combat, mais au contraire au lâcher-prise. Cela ne s'applique pas qu'au poids, à la nourriture, c'est une attitude générale que j'ai découverte au fil du temps.

En fait pour moi c'est la clé de mon équilibre, de mon estime de moi et de mon bonheur. Je ne refuse pas de maigrir, en tout cas pas de manière consciente, simplement que j'ai envie de vivre à fond et de profiter de la chance que j'ai de vivre chaque jour qui m'est offert. Je refuse simplement les moyens qui me feraient perdre les 40 kilos qu'il me reste de mes années de souffrance.

Cela ne me dérange pas les filles qui ont perdu et que se sentent mieux dans leur peau, parce qu'en fait c'est chacun sa route, ce qui m'a convenu, la libération que j'ai ressenti à arrêter de me gâcher la vie pour mes kilos en trop ne convient peut être pas à tout le monde.

Ce qui m'a énormément aidé c'est d'avoir une relation beaucoup plus apaisée à la nourriture et de ne plus devoir me battre.

L'acceptation de soi est un long chemin parfois, j'ai très longtemps cru que je serais plus heureuse mince, ce n'est qu'assez tard que j'ai compris que j'avais fait fausse route. Le fait de rester grosse, je ne le prends pas comme un refus de ma part, mais plutôt comme prendre la vie comme elle est, sans passer à côté des moments que je veux vivre avant ma mort.
saralou a écrit :
Angia a écrit :
Sibell a écrit :Alors c'est bien beau de prôner l'acceptation et j'admire celles qui réussissent, parce que pour avoir essayé (et échoué), j'ai trouvé que c'était nettement plus dur qu'un régime - pour moi, je le précise.

Le truc c'est que ce n'est pas spécialement le régime qui est dur. Ça peut même se passer très bien, souvent tu es super motivée, et si en plus tu perds du poids il y a une euphorie qui fait que tu peux passer par des privations terribles sans même t'en rendre compte, ou du moins sans souffrir. Ce qui est dur surtout, je trouve, c'est l'après régime. La fameuse "phase de stabilisation" où tu commences soit à pleurer devant ton assiette, soit à pleurer devant ta balance (soit les deux, même).

Bon, toi apparemment avec la balance ça va, j'espère aussi que ça va bien avec ton assiette, même si tu dis toi-même que tu n'as pas réglé tous tes soucis d'image de soi, et je pense que c'est le nœud du truc. L'acceptation pour moi elle ne vient que quand on se connait, qu'on se reconnait (ça n'est pas une condition forcément suffisante, mais ça me semble une condition nécessaire).

C'est une forme de lâcher prise en fait. C'est pour ça que, même si je comprends (je crois) où Sandydidou veut en venir, ça me gêne de mettre cette question de l'acceptation sur le terrain de la force, de la bagarre (et pour rebondir sur le message de Blueberrycat aussi). Ce n'est jamais en se bagarrant qu'on va se sentir bien. Je n'ai plus envie que mon corps soit le champ de bataille de moi-même contre moi-même. Mais je ne tiens pas spécialement non plus à le brandir comme un étendard revendicatif (genre "je suis grosse et fière de l'être").


Je suis entièrement sur la même longueur d'onde qu'Angia.

Pour moi cela ne s'apparente pas du tout à un combat, mais au contraire au lâcher-prise. Cela ne s'applique pas qu'au poids, à la nourriture, c'est une attitude générale que j'ai découverte au fil du temps.

En fait pour moi c'est la clé de mon équilibre, de mon estime de moi et de mon bonheur. Je ne refuse pas de maigrir, en tout cas pas de manière consciente, simplement que j'ai envie de vivre à fond et de profiter de la chance que j'ai de vivre chaque jour qui m'est offert. Je refuse simplement les moyens qui me feraient perdre les 40 kilos qu'il me reste de mes années de souffrance.

Cela ne me dérange pas les filles qui ont perdu et que se sentent mieux dans leur peau, parce qu'en fait c'est chacun sa route, ce qui m'a convenu, la libération que j'ai ressenti à arrêter de me gâcher la vie pour mes kilos en trop ne convient peut être pas à tout le monde.

Ce qui m'a énormément aidé c'est d'avoir une relation beaucoup plus apaisée à la nourriture et de ne plus devoir me battre.

L'acceptation de soi est un long chemin parfois, j'ai très longtemps cru que je serais plus heureuse mince, ce n'est qu'assez tard que j'ai compris que j'avais fait fausse route. Le fait de rester grosse, je ne le prends pas comme un refus de ma part, mais plutôt comme prendre la vie comme elle est, sans passer à côté des moments que je veux vivre avant ma mort.


Tu es vraiment la voix de la sagesse toi. :kiss:
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