Nous étions un couple improbable sur lequel personne n'aurait parié. Et nous avons tenu 22 ans quand même. J'ai déjà parlé de notre histoire ici, je ne vais pas le refaire, pas par flemme, mais parce que le divorce sera prononcé au Tribunal fin novembre et que le temps passant, les choses s'apaisent et que je n'ai pas envie de remuer un passé assez lourd.
Sibell a raison, en tout cas pour moi : je le vis comme un échec, moi j'étais partie pour la vie. Et c'est doublement un échec puisque c'est moi qui suis à l'initiative du divorce. Même si je sais que c'est la meilleure solution, voire la seule, ça ne rend pas forcément les choses plus simples.
Disons que l'histoire de notre divorce, c'est deux personnes qui ont pris une route et qui devaient faire le chemin ensemble. L'une devait souvent passer devant pour montrer le chemin à l'autre et l'attendre dans les passages difficiles. Elle s'arrangeait aussi pour effacer au mieux ces passages difficiles. L'autre, au lieu d'apprendre à suivre la route, comptait sur la 1e personne pour continuer à prendre le chemin en charge et a fini par la traiter juste comme un employé de voirie. L'autre s'arrangeait aussi pour prendre les bretelles sur le côté et attendait que la 1e personne vienne la récupérer et rattrape le retard qu'elle avait généré et répare les accidents qu'elle avait causés. Et un jour la 1e personne a décidé de laisser l'autre seule sur son chemin, parce que c'était la seule condition pour arriver un jour à avancer normalement.
Très banal quoi. Mais douloureux quand même quand on voit qu'on a parcouru si peu de route depuis le début alors qu'on devrait être proche de l'arrivée.
Sibell a raison, en tout cas pour moi : je le vis comme un échec, moi j'étais partie pour la vie. Et c'est doublement un échec puisque c'est moi qui suis à l'initiative du divorce. Même si je sais que c'est la meilleure solution, voire la seule, ça ne rend pas forcément les choses plus simples.
Disons que l'histoire de notre divorce, c'est deux personnes qui ont pris une route et qui devaient faire le chemin ensemble. L'une devait souvent passer devant pour montrer le chemin à l'autre et l'attendre dans les passages difficiles. Elle s'arrangeait aussi pour effacer au mieux ces passages difficiles. L'autre, au lieu d'apprendre à suivre la route, comptait sur la 1e personne pour continuer à prendre le chemin en charge et a fini par la traiter juste comme un employé de voirie. L'autre s'arrangeait aussi pour prendre les bretelles sur le côté et attendait que la 1e personne vienne la récupérer et rattrape le retard qu'elle avait généré et répare les accidents qu'elle avait causés. Et un jour la 1e personne a décidé de laisser l'autre seule sur son chemin, parce que c'était la seule condition pour arriver un jour à avancer normalement.
Très banal quoi. Mais douloureux quand même quand on voit qu'on a parcouru si peu de route depuis le début alors qu'on devrait être proche de l'arrivée.
Toute chose prend sa source dans le voeu des hommes
