Sibell a écrit :On a toujours le choix dans la vie.
Ca c'est une des plus grandes illusions de la vie. Tu verras l'expérience (je ne dis pas la maturité, ça tu en as suffisamment) te montrera qu'en fait les choix sont tellement restreints dans la vie que parfois il n'y en a qu'un et qu'en plus ce n'est pas forcément le meilleur.
sibell a écrit :Qu'elle ait trompé, c'est une chose. C'est un choix qui lui appartient, elle avait probablement ses raisons, et je n'ai à dire là dessus. Mais qu'elle se déresponsabilise en rejetant la faute sur son conjoint, prétextant qu'il la poussée parce qu'il ne la touchait plus... Y a un moment où il faut grandir et regarder les choses en face. Je ne juge pas le fait qu'elle ait été infidèle... Mais plutôt le fait qu'elle ne l'assume pas.
Je ne vois pas du tout ce qui te fait dire qu'elle ne l'assume pas.

Et puis assumer quoi ? De vivre comme on l'entend ? De trouver sa propre solution à un problème qui vous dépasse ?
J'ai été dans la même situation que Morta. Un jour mon mari a arrêté de me toucher Sans raison apparente. J'ai patienté 3 ans, en dialoguant, en expliquant combien j'en souffrais. Rien. Et au bout de ces 3 ans il est allé en voir une autre. J'ai pardonné et j'ai encore attendu pendant 4 ans, sans qu'il me touche. Toujours sans rien, toujours sans explication, toujours sans réponse en face. Alors oui au bout de ces 7 ans, j'ai pensé que ça venait de moi. Forcément. Puisque de l'autre côté il n'y avait rien. Je ne faisais que culpabiliser et souffrir de la situation. Et j'aimais mon mari pourtant. Je ne voulais pas le quitter. J'étais tellement sûre qu'on pouvait faire quelque chose ! Mais il fallait que je sache, c'tait trop dur à vivre. Je finissais par penser que je n'étais même plus une femme. La seule solution que j'ai trouvée c'est d'aller voir ailleurs.
Je n'en étais ni fière ni honteuse. Est ce que j'y étais obligée ? Le mot n'est peut êre pas le bon, mais je ne voyais pas d'autre solution.
Ca ne venait pas de moi. Avec l'autre, tout marchait très bien. J'étais bien une femme, je pouvais susciter du désir cheze un homme. Alors pourquoi pas chez celui que j'aimais ?
Ca été le début d'un autre travail de 5 ans (oui je sais je suis longue à la détente !

) qui m'a amenée aujourd'hui, en procédure de divorce.
J'avais le choix oui. Le choix de ne pas chercher à comprendre, le choix de quitter l'homme que j'aimais pour un problème qu'on aurait pu résoudre, j'aurais pu ne plus rien tenter pour arranger les choses, j'aurais pu choisir la solution la plus simple. J'aurais pu aussi choisir une vie de nonne, mais je n'ai pas la vocation.
Et en fait oui, j'aurais du, puisqu'aujourd'hui je m'en vais. Mais j'ai essayé de sauver ce à quoi je tenais. J'ai voulu me battre, parce que je ne lâche pas les choses, ni les gens, à la première difficulté, même quand c'est dur. Et tant pis si le chemin que j'ai choisi semble répréhensible à certaines. Moi il m'a permis d'avancer et de me reconstruire.
Voilà ce que la vie m'a donné comme choix, effectivement j'avais bien le choix, et j'ai fait le mauvais (qui était de rester) persuadée que c'était le bon parce que c'est ça qu'on m'avait appris, parce que mes principes me disaient qu'il y avait une bonne façon de vivre (et aussi parce que je sais maintenant que j'étais dans un processus de manipulation totale que je ne pouvais pas voir). En fait j'ai commencé à vivre mieux le jour où j'ai bousculé l'un de ces principes.
J'aurais vraiment préféré vivre avec le même état d'esprit que toi Sibell. Moi aussi j'y croyais à l'amour, à la fidélité, à la confiance. Mais je ne suis pas si démolie que ça, puisqu'en fait j'y crois encore. Mais pas pour toutes les circonstances.
