selkys a écrit :Salut liz2894!
Et oui , tu as tout compris.
Ma formation ne fait que réactiver des blessures trés anciennes ("je suis nulle , je suis bête, qu'est ce que je fais içi, ils se sont trompés qd ils m'ont prise ds l'école."..

)
Et qd je suis déprimée (limite flirtant dangeureusement avec
la vraie dépression que j'ai connu pd 4 ans...) , je ne me motive plus pour rien et c'est le serpent qui se mord la queue... et moi non plus j'ai pas envie de me lever du coup...
C'est pareil pour toi? Dis m'en plus (si tu le veux bien , bien sûr

)
bises
Tout d abord, excuse moi du retard, comme je suis nouvelle, cette semaine je me suis familiarisee avec le site, j ai decouvert le forum et j ai oublie cette rubrique...
Quand tu te dis : "ils se sont trompes quand ils m ont prise dans l'ecole", dis toi que tu as tort, car avant de te selectionner, ils ont lu ton dossier, ainsi que des dizaines d autres, et ils ont compare. Ils t ont choisie toi, et par un(e) autre car ils savent que tu as du potentiel, que tu vas y arriver. Avant toi, ils ont en selectionnes d autres, pour les sessions precedentes, et ca s est toujours bien passe, ils ne se sont jamais trompe, c est leur metier, et il y a eu une selection.
Je constate qu on a de nombreux points communs : l'age, la formation, la deprime actuelle et "l'autre", celle qui a dure 4 ans. Sauf que pour moi elle dure 7 ans. 7 ans de degout de la vie, d envie de mourir, sans pour autant avoir le courage d'en finir... 7 ans de souffrances, morales et physiques, car j ai pris 20 kilos. Ca n'allait pas dans presque tous les domaines : social, familial, amoureux... Heureusement, il y avait ma meilleure amie, mais malheureusement, elle est decedee depuis 1998.
Enfin bref, en novembre 2002, je suis partie 10 semaines en stage, en Espagne. A mon retour, j'etais guerie. Mais sur place, un jour, j'ai cru que j'allais mourir : j'avais les jambes qui tremblaient, je me sentais tres faible, et j'avais envie de pleurer. Je suis allee a l'hopital, mais je n'avais rien. Je pense que c'etait le processus de guerison : le mal sortait. Je suis donc revenue en grande forme, tout le monde pensait que j'etais partie au soleil car j'avais une super mine. En l'espace de 2 mois, j'ai perdu 12 kilos, puis 7 kilos quelques temps apres. Je me sentais bien, tout allait bien, et ce, dans tous les domaines. A tel point que j'ai decide de changer de vie et de partir en Angleterre pour perfectionner mon anglais. J'ai rencontre sur place mon mari et on s'est decides a vivre ensemble.
Comme il travaillait, je suis restee la-bas. Mais tres vite, ma famille et mes amis m'ont manque terriblement et j'ai ressombre dans la deprime. Cette "salete" s'est insinue chaque jour, elle faisait son chemin, sans que je la vois venir. Le fait que j'ai deteste Londres n'a pas arrange les choses : je m'enfoncais chaque jour d'avantage. Et je ne voulais pas rentrer en France de peur de ne pas trouver de travail, c'etait un cercle vicieux.
Depuis, on est rentres d'Angleterre cet ete et je me suis inscrite a une formation. Mais il y a des jours ou je reste cloitree chez moi, je reste au lit. Le moindre effort consume toute mon energie. J'ai le moral a plat, et je me dis que de toute facon, je n'y arriverai pas, je n'aurai pas mon diplome, et je fais tout pour ! Moi aussi je ne me motive plus pour rien. Meme les efforts de motivation de mon mari n'y font rien. C'est egoiste, car je lui fais de la peine, mais c'est plus fort que moi.
La, je suis en stage a l'etranger, pour ma formation, et il a du me convaincre pendant des semaines pour me forcer a partir, car je n'avais envie que d'une chose : mon lit. Ici, je suis encore fatiguee, ca m'est arrive 2 fois d'appeler l'entreprise pour leur dire que j'etais malade. 2 fois en 3 semaines !
Je sais que ca ne peut plus durer, alors des fois je me force a faire des trucs. Par exemple, mon mari est venu me voir, je lui ai fait visiter les environs. Mais quand il est parti, le meme etat de lethargie est revenu.
On m'a dit qu'en se forcant a faire des choses, en sortant, en voyant du monde, ca s'estompe peu a peu. Mais je ne vois rien venir... Je sais que ca ne peut qu'aller mieux, car la je touche le fond. Mais quand ?
Si tu as besoin de te confier, a mon tour je suis la, a ton ecoute. Je pense qu'on peut se soutenir mutuellement, car on traverse les memes epreuves. Alors a bientot !