Eliza_Doolittle a écrit :
Mais je crois que de toutes manières, beau ou pas, je suis très mal à l'aise quand on me drague. ça me fait perdre mes moyens, je ne sais pas réagir à ça, je pense même que ça me stresse carrément, du coup je suis sur la défensive et ultra-froide (ouais, j'suis un repoussoir à dragueurs...)
Je te rassure c'est le cas de 70% des femmes. Enfin, d'une grande majorité, parce que je n'en sais rien pour les statistiques (Et puis d'une certaine manière, je mettrai une partie des jeunes (disons moins de 18 ans) de côté, parce que leurs codes peuvent se révéler assez différents.)
Ce, quelque soit notre confiance en notre physique et quelque soit l'apparence de "l'abordeur".
J'avais lu un article de sociologue comportementaliste (ou un titre du genre), qui expliquait que lorsqu'on se fait aborder à un moment inopportun (la rue, majoritairement mais pas que), c'est à dire à un moment où nos gardes sont nécessairement levées, les réactions vont du mur de glace (

on est poli, mais pas intéressée) à l'agressivité. Parce que la drague, pas très bien menée, comme c'est souvent le cas, équivaut en terme inconscient à un "dérangement", c'est à dire une menace.
Par "pas très bien menée", c'est à dire qu'il faudrait que la personne dégage quelque chose de suffisamment fort en terme de confiance en soi, pour nous mettre à l'aise, mais subtilement, pour ne pas nous envahir. De plus, il a genre moins de quelque seconde pour attirer notre attention en nous mettant en bon terme, que ça soit par le rire ou la surprise. Pas évident à mener (et c'est vraiment moins lié au physique, qu'à l'attitude).
Et c'est logique, on est pris au dépourvu, dans un lieu public, à un moment où l'on a, en général, un objectif à remplir (que ça aille d'aller quelque part à "on est en pleine réflexion" ou encore on est dans notre bulle). Donc le réflexe, bah, c'est la défense.
Bien sur, selon les personnes et les lieux, les réactions ne sont plus les mêmes. Par exemple, si on fait ses courses ou l'on se trouve à la salle de sport, selon qu'on y est à l'aise ou habitué aux lieux, ça passe ou ça casse. Mais ça dépend là effectivement de notre confiance en nous.
M'enfin, j'ai bien plus entendu mes copines me parler de gros lourd "mignon, mais s'il m'avait abordé autrement", que de "j'ai obtenu un rdv au carrefour market"

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Ça passe toujours mieux (pas pour tout le monde, hein, je ne donne pas un avis catégorique) lorsque la rencontre est le fruit du partage d'une activité, ou lorsque l'on parle d'un lieu récurrent, connu, c'est à dire qu'on est familiarisé au moins de "loin" avec la personne.
Lorsque je suis arrivée à Paris, pour un weekend, il y a deux semaines, j'attendais mon amie à la gare, en tournant en rond. J'ai entendu un "bonjour", comme il y avait beaucoup de monde, je ne me suis pas de prime abord sentie concernée, mais au "bonjour mademoiselle" suivi par "hep" *tapotement d'épaule* "je t'ai dit bonjour", j'ai capté. Je me suis retournée sur un très beau garçon, il faut l'admettre, selon mes critères. Et en soi, il n'avait pas l'air méchant. Mais 1) pas le moment propice (mon sac me tuait

) 2) on ne me touche pas (je crois qu'on devrait dire à tous les dragueurs, on ne touche pas une personne comme ça

) 3) il a insisté lourdement ensuite, lorsque j'ai dit "bonjour et au revoir" (avec le sourire).